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Festival Vaison Danse à Vaison-la-Romaine : Alvin Ailey, the west vind

Vaison Danse est fidèle désormais à une tradition bien établie en programmant de qui se fait de mieux en matière de danse internationale.
Inviter la compagnie américaine Alvin Ailey II a permis au public d’entrer de plain-pied dans la danse américaine qui tranche avec celle développée en Europe dans les dernières décades du siècle passé.


Festival Vaison Danse à Vaison-la-Romaine : Alvin Ailey, the west vind
Avec quatre œuvres au programme (Ailey Highlights, Splendid Isolation II, The Hunt, Revelations), c’est un résumé de la philosophie gestuelle nord-américaine qu’il a été donné d’applaudir.
L’influence du monument qu’est West Side Story est omniprésente dans une écriture chorégraphique qui privilégie la perfomance physique. Ailey Highlights et Splendid Isolation II sont à mi-chemin de la tradition des shows dansés made in US et des ballets de West Side Story.
The Hunt, dansé sur les percussions tonitruantes des Tambours du Bronx, est fascinant par l’engagement physique total des danseurs. Cette longue chorégraphie est d’une cohésion absolue de bout en bout. Une vraie performance physique, chorégraphique et musicale.
Revelations est le point d’orgue. Cette pièce conjugue au plus juste musique, chants et gestuelle. Ce qui est la tendance générale des chorégraphie du programme.

La musique et le chant en vedette mais absente du «générique»

Les danseurs ont reçu un témoignage fantastique d’un public enthousiaste. De nombreux rappels, un bis, ont confirmé que la compagnie Alvin Ailey II a répondu magnifiquement aux espérances du public.
On peut regretter que les musiciens et chanteurs ne soient pas cités ou remerciés d’une manière ou d’une autre lors des saluts. Pourtant, ils ont une large part dans la réussite des ballets. Peut-être même une part principale. Lors des récitals classiques et des opéras, les chanteurs sont les vedettes incontestés du spectacle. Mais à l’heure des applaudissements ils n’oublient pas de faire applaudir le chef d’orchestre et les musiciens. 
Un oubli dans le monde de la danse qu’il serait facile, et courtois, de réparer.
Pierre Aimar


Pierre Aimar
Dimanche 24 Juillet 2011
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