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Audrey Vigoureux interprète Bach - Beethoven, Quasi una Fantasia. Sortie Evidence le 21 avril 2015

Audrey Vigoureux a choisi d’enregistrer Bach et Beethoven, deux compositeurs habités par le feu de la fantaisie et fascinés par le cristal de la fugue. (Fantaisie : liberté, audace, intuition… Fugue : rigueur, élaboration, pensée…)


Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Sonate N° 13 en mi bémol Majeur, Op. 27 N° 1 “Quasi una Fantasia”
1. Andante - Allegro - Andante
2. Allegro molto e vivace
3. Adagio con espressione
4. Allegro vivace



Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Fantaisie & Fugue en la Mineur BWV 904
5. Fantaisie
6. Fugue



Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Fantaisie & Fugue en do Mineur BWV 906
7. Fantaisie
8. Fugue (inachevée)



Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Sonate N° 31 en la bémol Majeur, Op. 110
9. Moderato cantabile molto espressivo
10. Allegro molto
11. Adagio, ma non troppo - Fuga ; 
Allegro, ma non troppo


Audrey Vigoureux interprète Bach - Beethoven, Quasi una Fantasia
Sortie Evidence le 21 avril 2015
Réf. : EVCD010
Enregistré en février 2014 au Studio Ansermet, Genève
Prise de son et direction artistique : Nicolas Bartholomée & Damien Quintard (Little Tribeca)

La jeune virtuose Audrey Vigoureux et le maitre du son Nicolas Bartholomée unissent leurs talents à la création du premier disque de la pianiste.

« L’art d’Audrey Vigoureux réunit deux facettes du jeu pianistique en une synthèse unique. Le feu d’un engagement passionné et la clarté cristalline d’une pensée forte. Elle trouve dans une lecture textuelle très approfondie, pleine d’intelligence et d’humilité, les fondements d’une spontanéité prodigieusement vivante. Où d’autres oscillent entre leur conscience et leur folie, les alternant, les tempérant, leur ménageant des concessions mutuelles, Audrey Vigoureux réalise un équilibre de chaque instant : toute note jouée par elle est sous-tendue par le double impératif : maîtriser et vibrer.
Son style c’est cet équilibre sur le fil d’un rasoir, tranchant et sensuel.
Mais la musique ne fait pas d’oxymorons, et le jeu de la pianiste réalise ce qu’aucune littérature ne saurait approcher : une fusion.
Une intériorité solaire ; une violence raffinée ; une pulsation implacable et souple ; un mysticisme terrien ; une limpidité charnelle : cristal ardent.
Audrey Vigoureux a choisi d’enregistrer Bach et Beethoven, deux compositeurs habités par le feu de la fantaisie et fascinés par le cristal de la fugue. (Fantaisie : liberté, audace, intuition… Fugue : rigueur, élaboration, pensée…)
Beethoven a sous-titré deux Sonates « Quasi una Fantasia ». L’opus 27 n°1 n’est donc pas une Fantaisie, mais une Sonate « Comme une Fantaisie » : le compositeur, sans renoncer à la puissance de l’élaboration formelle, se sent désormais à l’étroit dans les canons de la Sonate… Le clivage entre l’abstraction de la pensée et la liberté créatrice n’a plus lieu d’être.
L’opus 27 n°1 annonce une fusion sans pareille dans l’histoire de la musique ; Audrey Vigoureux, dans un élan plein de lucidité et de prise de risques restitue idéalement l’étrange unité de cette œuvre moderne.
La fusion s’opère véritablement dans la Sonate opus 110, tendue entre l’extrême liberté de l’inspiration et l’ambition formelle. A la fin de l’œuvre, le tissu contrapuntique se transforme et devient le support d’un discours libéré de toute schize entre déclamation passionnée et contrainte structurelle. Le jeu d’Audrey Vigoureux, dans lequel la pensée et le sang se mêlent, donne la pleine mesure de ce miracle musical.
Au centre de l’enregistrement, Bach, comme pour rendre à César ce qui lui appartient. Profondément beethovenienne, la pianiste donne à Bach un souffle lyrique dont on le prive trop souvent, tout en profitant de l’extraordinaire clarté de sa palette sonore pour mettre en valeur les polyphonies.
Si cette musique a maintenu une barrière entre Fantaisie et Fugue, Audrey Vigoureux a compris que l’interprète se doit de la questionner et de jouer les fantaisies avec rigueur et les fugues avec fantaisie…
Le feu et le cristal s’unissent dans ce disque rare. »
Valentin Peiry

Audrey Vigoureux

Née en 1981, à Aix-en-Provence, Audrey Vigoureux commence le piano à l’âge de 8 ans, au conservatoire de sa ville natale, et en sortira avec une médaille d’or, à 15 ans. Elle se perfectionne ensuite au CNR de Nice auprès de Odile Poisson, qui la prépare aux concours d’entrée au Conservatoire Supérieur de Genève et au CNSM de Paris. Reçue à l’unanimité dans les deux institutions, Audrey poursuit parallèlement ses études à Genève et à Paris, dans les classes de Sébastien Risler et de Jacques Rouvier. Au CNSM, elle étudie aussi la musique de chambre avec Christian Ivaldi, Jean Mouillère et Itamar Golan.

Audrey Vigoureux, en concerts

Vendredi 24 Avril à 20h: Opéra Comédie de Montpellier, France.
Concert avec le violoncelliste Edgar Moreau.
Beethoven : "Sonate pour violoncelle et piano n°2 en sol mineur, op. 5"
Franck : "Sonate pour violoncelle et piano en la majeur FWV 8"
Schnittke : "Sonate pour violoncelle et piano n°1"

Vendredi 8 Mai: Festival Les Athénéennes, Genève
avec Sarah Nemtanu, Miguel Da Silva, Edgar Moreau

Samedi 16 Mai: Festival Les Athénéennes, Genève
Solo et 4 mains avec David Fray et Emmanuel Christien

Dimanche 17 Mai à 17h : Festival Vernier Classique, Suisse.
Récital à 2 pianos et 4 mains avec Fabrizio Chiovetta.
Bach/Schubert/Stravinsky

Dimanche 16 Août : Festival Musiques en lumière, Saint-Riquier
Récital avec la soprano Céline Laly


Pierre Aimar
Mardi 24 Mars 2015
Lu 225 fois


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