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15.10 au 19.11.10 : Jean-Philippe Richard, sculpteur et Virginie Lhomme Fontaine, plasticienne, la Ferme des Arts, Vaison-la-Romaine

Jean-Philippe Richard aime à rappeler qu’il a commencé à exposer sur le trottoir, là où tout à chacun peut venir discuter avec l’artiste, critiquer son oeuvre. Puis, le succès venant, ses sculptures se sont retrouvées dans les galeries à travers le monde.


La vie fragmentée des femmes.

Jean-Philippe Richard
Jean-Philippe Richard
Depuis quelques années, il décide de trouver des lieux publics en une grande exposition annuelle où montrer son travail habituel mais aussi de nouvelles pistes de sa création.

A la Ferme des Arts, cette exposition est divisée en deux parties, la première partie est constituée des sculptures de Jean-Philippe Richard, ces silhouettes de femmes fuselées, qui qualifient son oeuvre. Ici elles seront exposées dans différents matériaux : terre, bronze, marbre et pâte de verre.
Dans la seconde partie, le sculpteur s’est laissé convaincre par Virginie Lhomme Fontaine, plasticienne, de réinterpréter son travail dans des oeuvres communes : autour du thème de la fragmentation de la vie de la femme contemporaine avec des oeuvres en volume et des peintures.
« Si la fragmentation est le lot de tout individu post-moderne, clivé entre de multiples désirs, encouragé de part et d’autres à développer ses divers potentiels, livré à son seul libre arbitre et délivré de tout ordre hétéronome lui dictant ses choix, elle n’a jamais été aussi présente que chez les femmes d’aujourd’hui.
Parmi les possibles qui s’offrent à elles, impossible de trancher dans le vif.
Aussi, les colonnes et les tableaux de Jean-Philippe Richard, composés de fragments de visages féminins, évoquent-ils les milles et une facettes des femmes contemporaines, l’incapacité qu’elles ont à ramasser les morceaux d’une vie déchirée, mais aussi la tentation de les faire tenir ensemble. Cette tension entre le fragment et le tout, entre la dislocation et la réconciliation, se joue également dans les «aquarelles-montages » de Virginie Lhomme Fontaine. Des figures de femme-aventurière, de femme-mère ou encore de femme-séductrice s’y côtoient dans des portraits à la fois éclatés et homogènes.
Parmi les rôles qui se présentent aux femmes, Jean-Philippe Richard et Virginie Lhomme Fontaine épinglent plus particulièrement ceux relatifs au vocabulaire animalier ou au champ lexical de la chasse. Des amazones biches, poules ou cailles immaculent des feuilles de papier blanc de leurs couleurs quand leurs têtes ne font pas office de trophées en terre cuite.
A la fragmentation, Jean-Philippe Richard répond également par l’évanescence. En effet, pour être multiples, les femmes de la post-modernité échappent à toute saisie définitive, comme en témoignent ses sculptures en pied, qui les rendent à leur fugacité, à leur présence-absence, à la fois ici et ailleurs. » Sarah IhlerMeyer

Horaires : 10h à 12H et de 14h à 17h30 du lundi au vendredi et de 11h à 19h les samedi et dimanche
Ferme des Arts
rue Bernard Noël
84110 Vaison la Romaine
04 90 28 84 49


pierre aimar
Mercredi 6 Octobre 2010
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