Dans ce cadre, le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art a été créé pour encourager toute action exemplaire (restauration, exposition, texte, édition, enquête, film, émission...) ayant eu lieu dans l’année, émanant d’un milieu de l’art riche et varié. Il entend faire valoir la pertinence de l’art comme objet chargé des grands enjeux de notre temps.
Cette année le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art est remis à Sophie Cras et Charlotte Guichard pour leur ouvrage Vendre son art : de la Renaissance à nos jours (Seuil, 2025)
Le jury était composé de personnalités du monde de l’art, d’horizons et de générations différentes : Marianne Alphant, romancière, Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l’art, Hélène Delprat, artiste, Daphné Bétard, journaliste, Antoine Frérot, collectionneur, Neil McGregor, ancien directeur de musée, Nathalie Obadia, galeriste, Pierre Rainero, directeur de l’image et du patrimoine. Il a fait son choix final parmi une large liste proposée par les membres du comité scientifique du festival de l’histoire de l’art, présidé par Laurence Bertrand Dorléac, qui rassemble vingt-trois membres : directrices et directeurs de musées, présidents d’associations professionnelles d’histoire de l’art, enseignantes et enseignants d’histoire de l’art, artiste…
Avec le généreux soutien de la maison Cartier
La remise du prix aura lieu le samedi 6 juin à 17h30 au Château de Fontainebleau.
Cette année le Grand Prix du festival de l’histoire de l’art est remis à Sophie Cras et Charlotte Guichard pour leur ouvrage Vendre son art : de la Renaissance à nos jours (Seuil, 2025)
Le jury était composé de personnalités du monde de l’art, d’horizons et de générations différentes : Marianne Alphant, romancière, Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l’art, Hélène Delprat, artiste, Daphné Bétard, journaliste, Antoine Frérot, collectionneur, Neil McGregor, ancien directeur de musée, Nathalie Obadia, galeriste, Pierre Rainero, directeur de l’image et du patrimoine. Il a fait son choix final parmi une large liste proposée par les membres du comité scientifique du festival de l’histoire de l’art, présidé par Laurence Bertrand Dorléac, qui rassemble vingt-trois membres : directrices et directeurs de musées, présidents d’associations professionnelles d’histoire de l’art, enseignantes et enseignants d’histoire de l’art, artiste…
Avec le généreux soutien de la maison Cartier
La remise du prix aura lieu le samedi 6 juin à 17h30 au Château de Fontainebleau.
À propos de l’ouvrage
Rares sont les ouvrages de fond sur le marché de l’art, surtout sous la forme originale choisie par les deux historiennes de l’art : Sophie Cras et Charlotte Guichard, qui travaillent à partir des contrats, des correspondances, des récits et des œuvres des artistes. En effet, leur parti-pris consiste à prêter enfin attention au rôle des intéressés, jusque-là minoré ou nié. Elles les décrivent, ni en génies désintéressés ni en entrepreneurs stratèges, mais en hommes et en femmes qui négocient les prix de leurs œuvres et défendent leur art en nouant des partenariats, des attachements, en visant des publics nouveaux, en inventant des formes nouvelles d’exposition et de vente.
Ce livre très bien pensé et écrit a le mérite de nous plonger dans l’histoire longue du marché de l’art depuis la Renaissance jusqu’à notre époque, où l’on accuse volontiers les artistes d’être trop « intéressés » par la réussite économique. Cela n’est pas nouveau nous répondent les autrices, qui ne manquent pas de subtilité pour redonner aux œuvres toute leur place - sans faire des artistes des saints au-dessus des contingences. De très nombreux cas sont étudiés, d’Albrecht Dürer à Frida Kahlo et d’Artemisia Gentileschi à Kehinde Wiley, en passant par Rembrandt, Manet, Berthe Morisot, Rosa Bonheur ou Bansky.
Ce livre très bien pensé et écrit a le mérite de nous plonger dans l’histoire longue du marché de l’art depuis la Renaissance jusqu’à notre époque, où l’on accuse volontiers les artistes d’être trop « intéressés » par la réussite économique. Cela n’est pas nouveau nous répondent les autrices, qui ne manquent pas de subtilité pour redonner aux œuvres toute leur place - sans faire des artistes des saints au-dessus des contingences. De très nombreux cas sont étudiés, d’Albrecht Dürer à Frida Kahlo et d’Artemisia Gentileschi à Kehinde Wiley, en passant par Rembrandt, Manet, Berthe Morisot, Rosa Bonheur ou Bansky.