De quoi la Sologne est-elle le nom ? Ce livre se propose de définir un concept déjà utilisé dans certains milieux ruraux pour décrire un phénomène qui se généralise partout en France : la solognisation. Ce processus se caractérise par l'accaparement foncier extrême des ultra-riches qui détruisent la paysannerie en
constituant d'immenses domaines forestiers engrillagés pour s'adonner en toute sécurité à la chasse à l'abri des regards. Symbole de la sécession des classes dominantes, la Sologne est ainsi un paroxysme de la France hexagonale d'aujourd'hui : un prestigieux havre au service des puissants où règne une forme radicalisée de la propriété privée et du devenir totalitaire du capitalisme. En traquant les ultra-riches là où ils pensaient pouvoir se réfugier du désastre qu'ils préparent, pour tenter de perpétuer ce que les gilets jaunes étaient parvenus à
faire en envahissant les beaux quartiers de la capitale, cet ouvrage a pour but de faire émerger le terme de solognisation dans le débat public. C’est aussi un appel à faire converger les luttes décoloniales et les luttes sociales et écologiques. Car la solognisation n’est autre que l’envers des politiques coloniales, exercées par les ultra-riches et leurs barons sur les classes populaires blanches. Dans un contexte où tout est fait pour diviser et faire feu des différences, à nous donc de faire émerger ce cri : « solognisés et colonisés de tous les pays, unissons-nous ! »
Issus du monde rural mais d'âges et de parcours différents, François Guerroué, Katherine Fauvin et Yvon Chéry se sont rencontrés dans les luttes locales contre des projets routiers, logistiques et de loisirs de luxe en Sologne et dans le Val de Loire. Ensemble, au sein de la Coopération des Luttes Locales Centre, ils mènent des enquêtes militantes et fabriquent des liens de solidarité entre les luttes pour faire front commun contre les baronnies qui règnent sur leurs territoires.
constituant d'immenses domaines forestiers engrillagés pour s'adonner en toute sécurité à la chasse à l'abri des regards. Symbole de la sécession des classes dominantes, la Sologne est ainsi un paroxysme de la France hexagonale d'aujourd'hui : un prestigieux havre au service des puissants où règne une forme radicalisée de la propriété privée et du devenir totalitaire du capitalisme. En traquant les ultra-riches là où ils pensaient pouvoir se réfugier du désastre qu'ils préparent, pour tenter de perpétuer ce que les gilets jaunes étaient parvenus à
faire en envahissant les beaux quartiers de la capitale, cet ouvrage a pour but de faire émerger le terme de solognisation dans le débat public. C’est aussi un appel à faire converger les luttes décoloniales et les luttes sociales et écologiques. Car la solognisation n’est autre que l’envers des politiques coloniales, exercées par les ultra-riches et leurs barons sur les classes populaires blanches. Dans un contexte où tout est fait pour diviser et faire feu des différences, à nous donc de faire émerger ce cri : « solognisés et colonisés de tous les pays, unissons-nous ! »
Issus du monde rural mais d'âges et de parcours différents, François Guerroué, Katherine Fauvin et Yvon Chéry se sont rencontrés dans les luttes locales contre des projets routiers, logistiques et de loisirs de luxe en Sologne et dans le Val de Loire. Ensemble, au sein de la Coopération des Luttes Locales Centre, ils mènent des enquêtes militantes et fabriquent des liens de solidarité entre les luttes pour faire front commun contre les baronnies qui règnent sur leurs territoires.