Chapelle du Vieux Rompon © DR
Ce week-end, de grands amis, attachés de longue date à nos concerts nous offrent ce riche programme : Serguei Milstein junior au violon, Natalia Tolstaïa-Milstein à l’alto, et Serguei Milstein au piano seront des nôtres !
Le programme débutera par la célèbre et impressionnante Chaconne pour violon seul de Johann Sebastian Bach, extraite de sa 2ème Partita pour violon en ré mineur, dont certains élèves de Bach ont suggéré qu’il l’aurait écrite en mémoire de sa première épouse, Maria Barbara. D’une durée d’à peu près quinze minutes à elle-seule (ce qui est exceptionnel pour un mouvement solo à cette époque), la Chaconne contient des passages d’une variété et d’une richesse confondante. Basée sur un thème issu du rythme typique de la Chaconne (danse baroque), ainsi que d’une suite d’accords, elle développe toute une série de variations – 63 variations au total – et est considérée comme l’apothéose du répertoire pour violon seul de cette époque. Citons Johannes Brahms (qui en réalisa une transcription pour piano main gauche seule) ; « Sur une seule portée, et pour un petit instrument, Bach a écrit tout un monde des pensées les plus profondes et des sentiments les plus forts ».
Puis suivront des extraits des Moments musicaux de Franz Schbert, D 780, qui ont été composés à peu près dans la même période que le trio entendu lors de notre dernier concert d’août, c’est-à-dire la période de grande maturité et des grands chefs d’œuvre de Schubert. Les moments musicaux qui ont été publiés ensemble en 1828, offrent toute la quintessence de l’art pianistique, de l’inventivité et de la palette de couleurs du compositeur au fait de son inspiration créatrice, et sont comme de petits tableaux, des scénettes caractéristiques et évocatrices.
Ecrite en moins d’un mois, entre juin et juillet 1975 (il y a tout juste 50 ans !), et quelques semaines seulement avant la mort du compositeur, qui a jeté ses dernières forces dans l’écriture de cette œuvre, la Sonate pour alto et piano opus 147, de Dmitry Schostakovitch, est caractérisée par sa construction en forme d’arche de deux mouvements lents encadrant un mouvement vif et dansant puisant son inspiration dans le folklore. L’alto, avec son registre intermédiaire proche de la voix humaine confère à la pièce une grande expressivité. Le chant est souvent mélancolique et crépusculaire, mais peut être également parodique ou cynique. L’œuvre est traversée de citations de la propre musique de Schostakovitch lui-même, ou bien d’autres compositeurs, tels Beethoven, Berg ou Tchaïkovsky. Au long des trois mouvements, Schostakovitch nous donne à entendre des questions sans réponses dans un langage abstrait, ou bien des parfums de danse populaire russe aux rythmes mécaniques, ou encore l’expression de la désolation, ou de l’obsession.
Le dernier mouvement de cette sonate serait-il comme un dernier regard du compositeur, triste et désabusé ?
Que d’émotions profondes vont nous offrir les merveilleux interprètes, nos amis Milstein, au travers de ce programme extraordinaire !
Bienvenue à tous au week-end de concerts des 6 et 7 septembre, où toute l’équipe des bénévoles de l’Association de l’Offrande Musicale se réjouit de vous accueillir à la Chapelle, et qui sera le dernier rendez-vous avant notre week-end anniversaire des soixante ans de concerts au Vieux Rompon, le 26, 27 et 28 septembre. Mais nous en reparlerons…
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale
Le programme débutera par la célèbre et impressionnante Chaconne pour violon seul de Johann Sebastian Bach, extraite de sa 2ème Partita pour violon en ré mineur, dont certains élèves de Bach ont suggéré qu’il l’aurait écrite en mémoire de sa première épouse, Maria Barbara. D’une durée d’à peu près quinze minutes à elle-seule (ce qui est exceptionnel pour un mouvement solo à cette époque), la Chaconne contient des passages d’une variété et d’une richesse confondante. Basée sur un thème issu du rythme typique de la Chaconne (danse baroque), ainsi que d’une suite d’accords, elle développe toute une série de variations – 63 variations au total – et est considérée comme l’apothéose du répertoire pour violon seul de cette époque. Citons Johannes Brahms (qui en réalisa une transcription pour piano main gauche seule) ; « Sur une seule portée, et pour un petit instrument, Bach a écrit tout un monde des pensées les plus profondes et des sentiments les plus forts ».
Puis suivront des extraits des Moments musicaux de Franz Schbert, D 780, qui ont été composés à peu près dans la même période que le trio entendu lors de notre dernier concert d’août, c’est-à-dire la période de grande maturité et des grands chefs d’œuvre de Schubert. Les moments musicaux qui ont été publiés ensemble en 1828, offrent toute la quintessence de l’art pianistique, de l’inventivité et de la palette de couleurs du compositeur au fait de son inspiration créatrice, et sont comme de petits tableaux, des scénettes caractéristiques et évocatrices.
Ecrite en moins d’un mois, entre juin et juillet 1975 (il y a tout juste 50 ans !), et quelques semaines seulement avant la mort du compositeur, qui a jeté ses dernières forces dans l’écriture de cette œuvre, la Sonate pour alto et piano opus 147, de Dmitry Schostakovitch, est caractérisée par sa construction en forme d’arche de deux mouvements lents encadrant un mouvement vif et dansant puisant son inspiration dans le folklore. L’alto, avec son registre intermédiaire proche de la voix humaine confère à la pièce une grande expressivité. Le chant est souvent mélancolique et crépusculaire, mais peut être également parodique ou cynique. L’œuvre est traversée de citations de la propre musique de Schostakovitch lui-même, ou bien d’autres compositeurs, tels Beethoven, Berg ou Tchaïkovsky. Au long des trois mouvements, Schostakovitch nous donne à entendre des questions sans réponses dans un langage abstrait, ou bien des parfums de danse populaire russe aux rythmes mécaniques, ou encore l’expression de la désolation, ou de l’obsession.
Le dernier mouvement de cette sonate serait-il comme un dernier regard du compositeur, triste et désabusé ?
Que d’émotions profondes vont nous offrir les merveilleux interprètes, nos amis Milstein, au travers de ce programme extraordinaire !
Bienvenue à tous au week-end de concerts des 6 et 7 septembre, où toute l’équipe des bénévoles de l’Association de l’Offrande Musicale se réjouit de vous accueillir à la Chapelle, et qui sera le dernier rendez-vous avant notre week-end anniversaire des soixante ans de concerts au Vieux Rompon, le 26, 27 et 28 septembre. Mais nous en reparlerons…
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale