Nicole Gravier, Lo amerà sempre, Série Mythes et clichés: Romans photos, 1976-1978, 50x75 cm, Courtesy de l'artiste et ERMES ERMES, Roma
Née à Arles en 1949, b[Nicole Gravier utilise la photographie pour analyser et déconstruire les stéréotypes de la communication médiatique. Installée en Italie au début des années 1970, à Rome puis Milan, elle s'intéresse particulièrement à l'influence du roman-photo dans la culture populaire.]b
Dans la série Mythes & Clichés : Romans-photos, elle s'empare des codes du roman-photo italien des années 70 à travers des mises en scène qui détournent avec ironie les poses répétitives, les comportements stéréotypés et les clichés du genre. Son travail invite à déconstruire la narration patriarcale des images fondée sur la subordination des femmes et l'idéal d'accomplissement par l'amour et le mariage.
La série Mythes & Clichés: Publicités prolonge cette démarche en détournant les images de la culture de masse, notamment de la mode et de la presse féminine. L'.artiste démystifie les modèles normés de bonheur, de beauté et de réussite véhiculés par une société encore largement empreinte de conformisme.
À travers des codes stylistiques à la fois ironiques et subtils, Nicole Gravier revendique des positions socio-politiques affirmées. Son travail s'inscrit dans le courant de l'art« sémiotique ». À l'instar de Roland Barthes dans Fragments d'un discours amoureux (1976), Nicole Gravier interroge la façon dont les signes produisent le sens, fabriquent des mythes et se prêtent au détournement. En découpant, recomposant, réélaborant et perturbant les images, elle met en évidence les lieux communs des récits visuels, met le texte en crise et révèle avec humour les procédés de fabrique de la fiction du féminin. Son geste met au jour les mécanismes de la domination symbolique et invite le spectateur à s'interroger sur ce qu'il croit voir. Son travail trouve un écho particulier dans la révolution féministe italienne des années 1970 qui questionne le pouvoir du langage et de l'image, dans la lignée d'artistes et théoriciennes telles que Carla Lonzi, Mi rel la Bentivoglio et Tomaso Binga.
Présentée à la Villa Médicis en parallèle de l'exposition Agnès Varda, de-ci de-là, Paris-Rome, l'œuvre de Nicole Gravier dialogue avec celle d'Agnès Varda dans une attention commune aux récits cachés du quotidien, à la place du féminin dans la société et à ses représentations.
Dans la série Mythes & Clichés : Romans-photos, elle s'empare des codes du roman-photo italien des années 70 à travers des mises en scène qui détournent avec ironie les poses répétitives, les comportements stéréotypés et les clichés du genre. Son travail invite à déconstruire la narration patriarcale des images fondée sur la subordination des femmes et l'idéal d'accomplissement par l'amour et le mariage.
La série Mythes & Clichés: Publicités prolonge cette démarche en détournant les images de la culture de masse, notamment de la mode et de la presse féminine. L'.artiste démystifie les modèles normés de bonheur, de beauté et de réussite véhiculés par une société encore largement empreinte de conformisme.
À travers des codes stylistiques à la fois ironiques et subtils, Nicole Gravier revendique des positions socio-politiques affirmées. Son travail s'inscrit dans le courant de l'art« sémiotique ». À l'instar de Roland Barthes dans Fragments d'un discours amoureux (1976), Nicole Gravier interroge la façon dont les signes produisent le sens, fabriquent des mythes et se prêtent au détournement. En découpant, recomposant, réélaborant et perturbant les images, elle met en évidence les lieux communs des récits visuels, met le texte en crise et révèle avec humour les procédés de fabrique de la fiction du féminin. Son geste met au jour les mécanismes de la domination symbolique et invite le spectateur à s'interroger sur ce qu'il croit voir. Son travail trouve un écho particulier dans la révolution féministe italienne des années 1970 qui questionne le pouvoir du langage et de l'image, dans la lignée d'artistes et théoriciennes telles que Carla Lonzi, Mi rel la Bentivoglio et Tomaso Binga.
Présentée à la Villa Médicis en parallèle de l'exposition Agnès Varda, de-ci de-là, Paris-Rome, l'œuvre de Nicole Gravier dialogue avec celle d'Agnès Varda dans une attention commune aux récits cachés du quotidien, à la place du féminin dans la société et à ses représentations.
Info+
Académie de France à Rome – Villa Médicis
Viale della Trinità dei Monti, 1
00187 Rome
Viale della Trinità dei Monti, 1
00187 Rome