Du 21 octobre 2026 au 27 février 2027, une exposition labellisée Exposition d’Intérêt National sera consacrée à cette personnalité hors normes, au musée des Beaux-Arts de Nancy.
En s’attachant plus particulièrement à étudier sa relation à la matière et au vivant et à témoigner de la diversité de son répertoire, elle montrera des œuvres des années 1880-1904, illustrant le souhait de l’artiste de « traduire la vie et l’âme latentes sous l’enveloppe ».
En s’appuyant sur les ressources inépuisables de la nature, Gallé définit une démarche où il ne s’agit pas tant d’imiter que de révéler et d’interpréter. Ce travail aboutit à des créations où se mêlent beauté, mystère, étonnement et parfois même, une certaine laideur. Sa volonté d’inventer et d’innover sera mise en regard de ses recherches assidues de nouvelles techniques et d’effets de matière et de décors inédits. L’exposition abordera enfin la manière dont l’artiste, convaincu du haut pouvoir d’expression et de suggestion de ses œuvres, se servit de son art pour exprimer et défendre ses idées, en particulier ses engagements politiques.
Verrerie, ébénisterie, céramique mais aussi cuir, dessins, notes, photographies et imprimés, permettront d’aborder tous les aspects de son œuvre. Des pièces issues de collections publiques (Musée d’Orsay, musées royaux de Belgique, …) et privées seront associées à des objets entrés récemment dans les collections nancéiennes, dont le vase Les Endormeuses.
Une riche programmation culturelle accompagnera l’exposition, ainsi qu’un parcours de créations contemporaines, pour explorer avec un regard actuel le monde du vivant si cher à Émile Gallé.
Commissariat :
Valérie Thomas, directrice du musée de l’École de Nancy et Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy.
En s’attachant plus particulièrement à étudier sa relation à la matière et au vivant et à témoigner de la diversité de son répertoire, elle montrera des œuvres des années 1880-1904, illustrant le souhait de l’artiste de « traduire la vie et l’âme latentes sous l’enveloppe ».
En s’appuyant sur les ressources inépuisables de la nature, Gallé définit une démarche où il ne s’agit pas tant d’imiter que de révéler et d’interpréter. Ce travail aboutit à des créations où se mêlent beauté, mystère, étonnement et parfois même, une certaine laideur. Sa volonté d’inventer et d’innover sera mise en regard de ses recherches assidues de nouvelles techniques et d’effets de matière et de décors inédits. L’exposition abordera enfin la manière dont l’artiste, convaincu du haut pouvoir d’expression et de suggestion de ses œuvres, se servit de son art pour exprimer et défendre ses idées, en particulier ses engagements politiques.
Verrerie, ébénisterie, céramique mais aussi cuir, dessins, notes, photographies et imprimés, permettront d’aborder tous les aspects de son œuvre. Des pièces issues de collections publiques (Musée d’Orsay, musées royaux de Belgique, …) et privées seront associées à des objets entrés récemment dans les collections nancéiennes, dont le vase Les Endormeuses.
Une riche programmation culturelle accompagnera l’exposition, ainsi qu’un parcours de créations contemporaines, pour explorer avec un regard actuel le monde du vivant si cher à Émile Gallé.
Commissariat :
Valérie Thomas, directrice du musée de l’École de Nancy et Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy.
Émile Gallé, bio courte
Émile Gallé © DR
1846 : Émile Gallé naît le 4 mai à Nancy.
Il est le fils unique de Charles Gallé (1818-1902) et Fanny Reinemer, qui exploitent un commerce de faïence et cristal, rue des faïenceries à Nancy, fournisseur de la cour impériale.
1865 - 1867: Après son baccalauréat, il part étudier l’allemand et la minéralogie à Weimar, en Allemagne. À son retour, en 1867, il entre en tant que directeur artistique de l’entreprise familiale, qu’il représente à l’Exposition universelle de Paris la même année. Pendant cette période, il est initié aux techniques du verre, de la céramique et du décor dans les usines avec lesquelles collabore la maison Gallé-Reinemer, la verrerie de Meisenthal et la faïencerie de Saint-Clément. Parallèlement, Emile pratique assidûment l’herborisation et le dessin et suit l’enseignement de Dominique-Alexandre Godron, professeur d'histoire naturelle à la Faculté des sciences de Nancy, directeur du Jardin botanique et auteur de différentes publications, dont Flore de Lorraine (1844).
1870 : Emile Gallé est engagé volontaire dans l’armée française, lors de la guerre franco-prussienne. L’annexion de la Moselle et de l’Alsace devient un thème récurrent de la production de la maison Gallé. Dans les années 1870, il voyage entre Londres et Paris pour approfondir ses connaissances botaniques et techniques.
1875 : Il se marie avec Henriette Grimm (1848-1914), fille d’un pasteur alsacien. Le couple aura quatre filles : Thérèse (1878-1966), Lucile (1879-1981), Claude (1884-1950) et Geneviève (1885-1966).
1877-1878 : Emile Gallé prend la direction de l’entreprise familiale, en pleins préparatifs de l’Exposition universelle, où il obtient l’année suivante une médaille de bronze en verrerie et en céramique. Il participe à la fondation de la Société centrale d’horticulture de Nancy, dont il est secrétaire général. Cette activité l’amène à correspondre avec de nombreux scientifiques, dont Louis Pasteur, et à publier des articles de botanique, en particulier sur les orchidées.
1884 : Gallé participe à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs à Paris où il obtient deux médailles d’or. Entre-temps, il a construit avenue de la Garenne à Nancy les premiers ateliers dédiés à l’ébénisterie et à la faïence. Il y adjoint en 1894 une halle de verre et ne dépend plus dès lors des prestataires extérieurs. Le séjour du peintre japonais Hokkai Takashima à Nancy, entre 1885 et 1888, contribue à familiariser le milieu artistique nancéien avec l’art du Japon, qu’Emile Gallé collectionne sous forme de petits objets et d’estampes.
Il est le fils unique de Charles Gallé (1818-1902) et Fanny Reinemer, qui exploitent un commerce de faïence et cristal, rue des faïenceries à Nancy, fournisseur de la cour impériale.
1865 - 1867: Après son baccalauréat, il part étudier l’allemand et la minéralogie à Weimar, en Allemagne. À son retour, en 1867, il entre en tant que directeur artistique de l’entreprise familiale, qu’il représente à l’Exposition universelle de Paris la même année. Pendant cette période, il est initié aux techniques du verre, de la céramique et du décor dans les usines avec lesquelles collabore la maison Gallé-Reinemer, la verrerie de Meisenthal et la faïencerie de Saint-Clément. Parallèlement, Emile pratique assidûment l’herborisation et le dessin et suit l’enseignement de Dominique-Alexandre Godron, professeur d'histoire naturelle à la Faculté des sciences de Nancy, directeur du Jardin botanique et auteur de différentes publications, dont Flore de Lorraine (1844).
1870 : Emile Gallé est engagé volontaire dans l’armée française, lors de la guerre franco-prussienne. L’annexion de la Moselle et de l’Alsace devient un thème récurrent de la production de la maison Gallé. Dans les années 1870, il voyage entre Londres et Paris pour approfondir ses connaissances botaniques et techniques.
1875 : Il se marie avec Henriette Grimm (1848-1914), fille d’un pasteur alsacien. Le couple aura quatre filles : Thérèse (1878-1966), Lucile (1879-1981), Claude (1884-1950) et Geneviève (1885-1966).
1877-1878 : Emile Gallé prend la direction de l’entreprise familiale, en pleins préparatifs de l’Exposition universelle, où il obtient l’année suivante une médaille de bronze en verrerie et en céramique. Il participe à la fondation de la Société centrale d’horticulture de Nancy, dont il est secrétaire général. Cette activité l’amène à correspondre avec de nombreux scientifiques, dont Louis Pasteur, et à publier des articles de botanique, en particulier sur les orchidées.
1884 : Gallé participe à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs à Paris où il obtient deux médailles d’or. Entre-temps, il a construit avenue de la Garenne à Nancy les premiers ateliers dédiés à l’ébénisterie et à la faïence. Il y adjoint en 1894 une halle de verre et ne dépend plus dès lors des prestataires extérieurs. Le séjour du peintre japonais Hokkai Takashima à Nancy, entre 1885 et 1888, contribue à familiariser le milieu artistique nancéien avec l’art du Japon, qu’Emile Gallé collectionne sous forme de petits objets et d’estampes.