Le monologue s’ouvre dans le retentissement provoqué par la mort du chanteur Wassyl Slipak, engagé volontaire dans l’est du Donbass, le 29 juin 2016.
Bouleversée par la demande d’une amie d’être demoiselle d’honneur à son mariage, une jeune femme est la proie d’un séisme émotionnel que rien ne semble pouvoir endiguer. Sur le front du Donbass, au milieu d’un champ de coquelicots, son compagnon est mort, fauché par la balle d’un sniper qui n’est autre que le futur époux.
La colère et la rage composent alors l’horizon indépassable d’un « dialogue » qui se noue à distance sur les réseaux sociaux.
Transformée par la violence de la guerre qui les unit et les oppose, leur amitié ancienne résistera-t-elle à l’exigence d’une justice supérieure qui réclame réparation ?
La Riposte, théâtre d’une altérité menacée
Le monologue constitue une expérience-limite pour la représentation théâtrale, le public et aussi une gageure pour l’unique personnage sur scène incarné par l’acteur.
En m’emparant du monologue de Neda Nejdana, La Riposte, j’ai souhaité mobiliser toutes les ressources à ma disposition (le texte, les intertextes, la plasticité et le sens de la métamorphose de l’interprète…) pour offrir à son personnage, au public, des chemins de traverse qui les détournent du ressassement et des impasses d’une pensée, d’une parole essentiellement adressées à soi-même. Dans cette perspective, la musique conçue comme vecteur et cadre de la dramaturgie, tient un rôle essentiel. Elle incarne cette présence « subliminaire » qui prolonge, stimule le jeu de l’interprète et ouvre à l’altérité.
Donner à voir et à entendre l’écho du monde, clamer avec Caligula « La solitude ? Elle est peuplée de grincements de dents et tout entière retentissante de bruits et de clameurs perdues ».
Montrer combien les crises, les guerres bouleversent l’intime et les corps. Et puis, peut-être, soutenir avec son personnage, une éthique qui n’ouvre pas sur la rédemption ou la morale édifiante mais expose au vide, à l’angoisse et appelle au sursaut.
Benoît Kasolter Marseille, septembre 2026
Bouleversée par la demande d’une amie d’être demoiselle d’honneur à son mariage, une jeune femme est la proie d’un séisme émotionnel que rien ne semble pouvoir endiguer. Sur le front du Donbass, au milieu d’un champ de coquelicots, son compagnon est mort, fauché par la balle d’un sniper qui n’est autre que le futur époux.
La colère et la rage composent alors l’horizon indépassable d’un « dialogue » qui se noue à distance sur les réseaux sociaux.
Transformée par la violence de la guerre qui les unit et les oppose, leur amitié ancienne résistera-t-elle à l’exigence d’une justice supérieure qui réclame réparation ?
La Riposte, théâtre d’une altérité menacée
Le monologue constitue une expérience-limite pour la représentation théâtrale, le public et aussi une gageure pour l’unique personnage sur scène incarné par l’acteur.
En m’emparant du monologue de Neda Nejdana, La Riposte, j’ai souhaité mobiliser toutes les ressources à ma disposition (le texte, les intertextes, la plasticité et le sens de la métamorphose de l’interprète…) pour offrir à son personnage, au public, des chemins de traverse qui les détournent du ressassement et des impasses d’une pensée, d’une parole essentiellement adressées à soi-même. Dans cette perspective, la musique conçue comme vecteur et cadre de la dramaturgie, tient un rôle essentiel. Elle incarne cette présence « subliminaire » qui prolonge, stimule le jeu de l’interprète et ouvre à l’altérité.
Donner à voir et à entendre l’écho du monde, clamer avec Caligula « La solitude ? Elle est peuplée de grincements de dents et tout entière retentissante de bruits et de clameurs perdues ».
Montrer combien les crises, les guerres bouleversent l’intime et les corps. Et puis, peut-être, soutenir avec son personnage, une éthique qui n’ouvre pas sur la rédemption ou la morale édifiante mais expose au vide, à l’angoisse et appelle au sursaut.
Benoît Kasolter Marseille, septembre 2026
Info+
La Riposte de Neda Nejdana
Texte édité aux Presses Universitaires de Strasbourg & traduit de l’ukrainien par Victoire Feuillebois et Kateryna Tarasiuk
Avec Aurélie Imbert
Mise en scène : Benoît Kasolter
Lumière : Ken Michel-Clauss
Musique : Claude Debussy, Charles Gounod, Franz Schubert, Jean-Sébastien Bach…
Deux représentations auront lieu les 14 novembre et 21 novembre à 20 heures.
Théâtre le Mille-Feuille
14 rue Louis Astouin
13002 Marseille
06 76 48 53 21.
Texte édité aux Presses Universitaires de Strasbourg & traduit de l’ukrainien par Victoire Feuillebois et Kateryna Tarasiuk
Avec Aurélie Imbert
Mise en scène : Benoît Kasolter
Lumière : Ken Michel-Clauss
Musique : Claude Debussy, Charles Gounod, Franz Schubert, Jean-Sébastien Bach…
Deux représentations auront lieu les 14 novembre et 21 novembre à 20 heures.
Théâtre le Mille-Feuille
14 rue Louis Astouin
13002 Marseille
06 76 48 53 21.