Lyon, galerie françoise besson : « Discorded love » Sylvie Benoit. Du 14 mars au 10 mai 2026

Discorded love explore l’espace latent entre l’amour et le désamour, ce moment instable où le lien persiste alors que le langage affectif se fissure.


A/D2 260cm /150cm bord blanc Tissu impression double face avec fixation des encres par étuvage, 2025
Le projet est né d’un moment de rupture personnelle, d’un état de décalage entre soi et le monde, où l’image devient un lieu de projection affective plutôt qu’un récit.
L’exposition ne raconte pas une histoire, elle propose une traversée, une exploration des zones intermédiaires. Là où l’amour ne se ressent ni en présence, ni en absence mais persiste comme état , comme tension , comme une image intérieure.

L’exposition se déploie en trois volets complémentaires :
- des photographies transfigurées.
- des œuvres vidéos performatives
- une série de portraits photographique où l’amour demeure.

CANAVAS - Les photographies transfigurées procèdent d’une expérience de perception indirecte, les images sont prises par l’artiste sur un double vitrage, puis soumises à des processus de transformation, dédoublement, altération chromatique, filtrage, transformées jusqu’à devenir des formes visuelles autonomes. L’empreinte de l’image source ne survit qu’en tant que souvenir conceptuel.
Une narration fantomatique d’apparitions. L’amour n’est plus une histoire mais une vibration. Les corps se réinterprètent, se distordent ouvrant un espace mental presque onirique.
La photographie devient alors une surface affective, traversée par la mémoire, la distance et le trouble perceptif. Ce qui importe n’est pas ce qui est reconnu mais ce qui est ressenti.

PAYSAGE SONORE - Installation constituée de plusieurs vidéos et d’une composition sonore induisant la parole comme adresse. L’artiste s’adresse aux êtres aimés, activant un espace fragile entre présence et absence, créant une architecture de mots et de phrases, entre ce qui peut encore se dire et ce qui échappe au langage. A chacun elle a posé les mêmes questions.
La voix devient un geste, une tentative de maintien du lien face à sa dissolution. L’amour et le désamour deviennent un espace dialogique traversé par les subjectivités et temporalités de chacun. Il ne s’agit plus d’images mais de voix qui révèlent l’intimité d’une expérience universelle.

DÉPOSER LE TEMPS - Le troisième volet propose une série photographique. Une rencontre. Portraits d’artistes où l’amour demeure. Un amour qui a résisté au temps, éloigné des tumultes et des contradictions des deux premiers volets. Cette série ne montre pas l’amour comme idéal ou survivance mais comme forme d’être. Un attachement qui persiste sans s’annuler, une éthique de la continuité à l’opposé de la fragmentation du premier volet et de la polyphonie du second.

Sylvie Benoit

Vit et travaille à Lyon et navigue entre Paris et Lyon.
Issue d’une famille de photographes et d’artistes -Son père ayant inventé un ingénieux procédé d’impression photographique. Sylvie a passé son enfance dans le laboratoire de photographie argentique attenant au grand studio parisien de son père , portraitiste de personnes célèbres à l’Opéra, rue St Anne. En dehors de l’école , elle posait déjà en tant que mannequin enfant pour des magazines et des films publicitaires. Adolescente, Sylvie se tourne naturellement vers l’art et après des études aux Beaux Arts de Cergy-Pontoise (E.N.A) interrompues avant son diplôme à la mort de son père, n’ayant pas de ressources, elle envisage alors une carrière internationale de mannequin. Elle défile pour les grandes marques de haute couture et pose pour les photographes les plus talentueux comme Peter Lindbergh, Horst P. Horst, Steven Meisel ....Toujours très passionnée par la photographie, quelques années plus tard elle passe de l’autre coté de l’objectif et commence en piges au Figaro Magazine Rhône-Alpes et se retrouve dans l’adn photographique de la famille. Très vite sa capacité à embellir les femmes la fait repartir à Paris et c’est dans les années 2000 que Sylvie Benoit se spécialise auprès de l’industrie de la mode, plus précisément dans le luxe, la beauté et la haute joaillerie. Elle a collaboré
régulièrement avec beaucoup de magazines réputés en signant des séries pour Harper’s Bazaar, Vogue Italien, Tatler, Marie Claire, des magazines indépendants..etc ) et signe aussi beaucoup de campagnes publicitaires.
Elle commence son travail artistique en parallèle sur des projets personnels, notamment avec une étude sur le reflet en 2008 qui donne lieu à une exposition et qui marque un nouveau tournant dans sa carrière.
Représentée par la Galerie de Caroline Tresca , son travail artistique démarre plus intensément en 2015. En 2020 Sylvie Benoit a la joie d’être de retour à Lyon, malgré le confinement et décide de se consacrer totalement à ses projets.
Vidéaste, photographe, dessinatrice, plasticienne, elle a tout d’abord chercher à retranscrire la brisure de vie, l’errance, puis l’émotion, le sentiment humain, les secrets en nous, la vie de femme.

Principales expositions récentes
2008 Réflexion photographies - STUDIO du fer à moulin, Paris
2011 Insects photographies GALERIE PAUL13, Paris
2015 Interconnexions, photographies transfigurées - GALERIE CAROLINE TRESCA, Paris
2016 Blanc mixte dessin et photographie - GALERIE CAROLINE TRESCA, Paris
2017/24 Fractalité photographique Recherche photographique
2018 Expo 1possible - ATELIER, Paris
2024/25 Là .vidéo, installation ENS de Lyon Projet Art et Sciences-Lyon, Travail sur la douleur chronique

Info+

VERNISSAGE
Samedi 14 mars 2026 à partir de 18h
EXPOSITION
Du samedi 14 mars au dimanche 10 mai 2026
HORAIRES galerie
du mercredi au samedi de 14h à 19h
& tous les jours sur rendez-vous

Galerie Françoise Besson
10, rue de Crimée
69001 Lyon

galeriefbesson@gmail.com
+33 (0) 6 07 37 45 32
www.francoisebesson.com
Instagram @galeriebesson
Facebook @galeriefbesson

La Petite Galerie
6, rue de Vauzelles
69001 Lyon

galeriefbesson@gmail.com
Instagram @lapetitegalerie_besson
LinkedIn Galerie FrançoiseBesson

Pierre Aimar
Mis en ligne le Samedi 14 Février 2026 à 12:56 | Lu 45 fois
Pierre Aimar
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