« La richesse des techniques déployées dans ces neuf approches du dessin engage une relation physique et sensible à la matière, où maîtrise et lâcher-prise se répondent. Espace d’expérience et de conversation, le dessin devient un lieu où l’image n’est jamais tout à fait acquise, toujours en sugissement, suspendue entre le support et la rétine.
Dessiner se révèle alors comme un acte de présence fragile, la concentration d’un prisme projeté sur le monde, attentif à ce qui persiste autour – et entre – les choses. C’est une pratique du seuil, où porter le regard devient déjà une forme d’engagement.
Je souhaite au travers de cette exposition rompre les hiérarchies qui se jouent entre le multiple et l’unique, mêlant la matrice au tirage, l’inachevé au fini, le grand au petit, invitant l’œil à accommoder, les spectateurs à se repositionner.
Si en jouant de leurs échos, j’écris contre les mots – qui sont toujours à côté de l’expérience, il en va de même pour l’image qui par l’écueil de la représentation échoue à dire la présence.
Pour que le vrai s’invite, à défaut d’être finie, une image doit être termitée. »
Jeanne Held
Dessiner se révèle alors comme un acte de présence fragile, la concentration d’un prisme projeté sur le monde, attentif à ce qui persiste autour – et entre – les choses. C’est une pratique du seuil, où porter le regard devient déjà une forme d’engagement.
Je souhaite au travers de cette exposition rompre les hiérarchies qui se jouent entre le multiple et l’unique, mêlant la matrice au tirage, l’inachevé au fini, le grand au petit, invitant l’œil à accommoder, les spectateurs à se repositionner.
Si en jouant de leurs échos, j’écris contre les mots – qui sont toujours à côté de l’expérience, il en va de même pour l’image qui par l’écueil de la représentation échoue à dire la présence.
Pour que le vrai s’invite, à défaut d’être finie, une image doit être termitée. »
Jeanne Held
Matt Coco "fabriquer l’aube", Javel et crayon sur papier vert de gris, 42 x 29,7 cm