Pour sa troisième exposition solo à la galerie Masurel, Flora Castiglia nous surprend en nous invitant à reconsidérer ce qui semble familier. Les formes ne s’y donnent jamais d’un seul bloc : elles accueillent des réalités multiples, des atmosphères changeantes, des temporalités superposées.
Les vases, objets du quotidien, ancestraux, silencieux, deviennent des portails.
Les fleurs, au contraire, surgissent comme des gestes vivants qui transforment l’espace qu’elles habitent.
Ici, la répétition n’est jamais un simple retour. « Multiverso » se construit sur une variation constante. Une même structure se déploie selon des contextes distincts : l’intime, le domestique, le naturel, le symbolique. À chaque apparition, le lien entre contenant et contenu se reconfigure, entre ce qui soutient et ce qui croît, entre permanence et fragilité.
Les fleurs ne se contentent pas de décorer. Elles occupent, résistent, dialoguent avec leur environnement. Les vases ne se contentent pas de contenir : ils observent, attendent, traversent des univers parallèles où le familier devient étrange et où la simplicité acquiert une profondeur inattendue.
Cette exposition invite à parcourir ces mondes possibles, à prêter attention aux écarts, à reconnaître qu’un même geste peut accueillir une pluralité de réalités.
C’est dans ce déplacement du regard, au cœur même de cette variation permanente, que Flora Castiglia situe son travail : « Je comprends le multivers comme une multiplicité de regards possibles. Non pas parce qu’il existerait plusieurs réalités, mais parce qu’une seule se déploie en une infinité d’interprétations.
Chaque expérience, chaque état émotionnel, chaque distance ou proximité construit un univers différent.
Rien ne se transforme par lui même ; c’est le regard qui modifie le sens. Un même objet, une même scène peuvent devenir fragiles, tendus, lumineux ou silencieux selon la manière dont je me situe face à eux. Dans ce déplacement constant, je trouve le noyau de mon travail.
Multiverso naît de cette observation : accepter qu’il n’existe pas une seule manière de voir ni d’être, et que chaque regard est valable. Mon œuvre se déplace dans cet espace intermédiaire, là où le quotidien s’ouvre et révèle de nouvelles strates, là où une même réalité peut en contenir plusieurs à la fois. »
Les vases, objets du quotidien, ancestraux, silencieux, deviennent des portails.
Les fleurs, au contraire, surgissent comme des gestes vivants qui transforment l’espace qu’elles habitent.
Ici, la répétition n’est jamais un simple retour. « Multiverso » se construit sur une variation constante. Une même structure se déploie selon des contextes distincts : l’intime, le domestique, le naturel, le symbolique. À chaque apparition, le lien entre contenant et contenu se reconfigure, entre ce qui soutient et ce qui croît, entre permanence et fragilité.
Les fleurs ne se contentent pas de décorer. Elles occupent, résistent, dialoguent avec leur environnement. Les vases ne se contentent pas de contenir : ils observent, attendent, traversent des univers parallèles où le familier devient étrange et où la simplicité acquiert une profondeur inattendue.
Cette exposition invite à parcourir ces mondes possibles, à prêter attention aux écarts, à reconnaître qu’un même geste peut accueillir une pluralité de réalités.
C’est dans ce déplacement du regard, au cœur même de cette variation permanente, que Flora Castiglia situe son travail : « Je comprends le multivers comme une multiplicité de regards possibles. Non pas parce qu’il existerait plusieurs réalités, mais parce qu’une seule se déploie en une infinité d’interprétations.
Chaque expérience, chaque état émotionnel, chaque distance ou proximité construit un univers différent.
Rien ne se transforme par lui même ; c’est le regard qui modifie le sens. Un même objet, une même scène peuvent devenir fragiles, tendus, lumineux ou silencieux selon la manière dont je me situe face à eux. Dans ce déplacement constant, je trouve le noyau de mon travail.
Multiverso naît de cette observation : accepter qu’il n’existe pas une seule manière de voir ni d’être, et que chaque regard est valable. Mon œuvre se déplace dans cet espace intermédiaire, là où le quotidien s’ouvre et révèle de nouvelles strates, là où une même réalité peut en contenir plusieurs à la fois. »
Flora Castiglia
© DR
Flora Castiglia est née en 1991 à Buenos Aires en Argentine. Sa mère elle-même plasticienne, initia Flora dès son plus jeune âge à différentes pratiques artistiques dans son atelier familial. Cette transmission et ce partage permis à l’artiste d’affirmer sa créativité, de développer une éthique ainsi qu’une discipline plastique.
Les premiers dessins de Flora furent réalisés pour des musiciens qui lui demandaient de concevoir leurs pochettes de disques. Ces travaux d’origines ont sans aucun doute façonné les œuvres contemporaines de l’artiste en lui attribuant une lecture que l’on pourrait qualifier de « mélodique ».
Ses créations sont imprégnées de références aux notes de musique, tant dans leur forme que dans leur composition. La dimension musicale présente dans ses toiles, associée à une palette de couleurs sourdes et profondes rendent le style de l’artiste immédiatement reconnaissable.
Contemplatives et captivantes, les toiles de Flora Castiglia explorent les relations entre intérieur et extérieur nous renvoyant ainsi à la perception de notre propre corps dans ces espaces. À travers la représentation d’objets familiers, motifs, formes et couleurs l’artiste s’amuse à déconstruire et
reconstruire nos paysages. Elle les transforme, les fusionne, créant des espaces inter dimensionnels abstraits et organiques où des plantes empotées cohabitent avec des montagnes.
Le style de Flora se caractérise par la récurrence de formes géométriques mais qui ne sont pour autant pas restrictives.
On retrouve des rayures, des cercles et des grilles en forme de losanges ludiques qui fusionnent avec la nature. L’artiste mélange instinctivement imperfections des textures et éclaboussures de peintures avec l’ébauche de traits plus précis et intentionnels créant un contraste et une qualité onirique singulière.
Certaines de ses œuvres adoptent une forme littérale diariste par l’incorporation de mots et de lettres, apportant une dimension personnelle à ses toiles mais également anagrammatique qui encourage un regard plus actif : s’arrêter et s’attarder un peu plus longtemps, chercher et explorer, décoder et découvrir les significations soigneusement cachées
sous les peintures et les motifs.
Les premiers dessins de Flora furent réalisés pour des musiciens qui lui demandaient de concevoir leurs pochettes de disques. Ces travaux d’origines ont sans aucun doute façonné les œuvres contemporaines de l’artiste en lui attribuant une lecture que l’on pourrait qualifier de « mélodique ».
Ses créations sont imprégnées de références aux notes de musique, tant dans leur forme que dans leur composition. La dimension musicale présente dans ses toiles, associée à une palette de couleurs sourdes et profondes rendent le style de l’artiste immédiatement reconnaissable.
Contemplatives et captivantes, les toiles de Flora Castiglia explorent les relations entre intérieur et extérieur nous renvoyant ainsi à la perception de notre propre corps dans ces espaces. À travers la représentation d’objets familiers, motifs, formes et couleurs l’artiste s’amuse à déconstruire et
reconstruire nos paysages. Elle les transforme, les fusionne, créant des espaces inter dimensionnels abstraits et organiques où des plantes empotées cohabitent avec des montagnes.
Le style de Flora se caractérise par la récurrence de formes géométriques mais qui ne sont pour autant pas restrictives.
On retrouve des rayures, des cercles et des grilles en forme de losanges ludiques qui fusionnent avec la nature. L’artiste mélange instinctivement imperfections des textures et éclaboussures de peintures avec l’ébauche de traits plus précis et intentionnels créant un contraste et une qualité onirique singulière.
Certaines de ses œuvres adoptent une forme littérale diariste par l’incorporation de mots et de lettres, apportant une dimension personnelle à ses toiles mais également anagrammatique qui encourage un regard plus actif : s’arrêter et s’attarder un peu plus longtemps, chercher et explorer, décoder et découvrir les significations soigneusement cachées
sous les peintures et les motifs.