La Galerie Houg accueille cette saison l’artiste londonienne Jemima Burrill pour son exposition Monument. À travers film, photographies et dessins, Jemima Burrill interroge le monumental non comme forme fixe, mais comme expérience traversée. Son travail explore ce que signifie occuper, déplacer et transformer une présence dans l’espace.
Pour sa série photographique On A Pedestal, l’artiste constate de la faible voix des femmes dans les espaces publiques. En partant de cette sous-représentation, elle décide d’investir des socles urbains à Londres : symboles de puissance et qui permettent à ceux qui y ont droit de porter leur voix toujours plus loin. Photographiée par Charles Emerson, l’artiste devient un monument provisoire : un corps qui tient une place sans la figer, révélant la construction même de la mémoire publique.
Le Monument Domestique est une série de dessins performatifs ancrée dans la répétition. Il s'agit d'une pratique continue consistant à revenir inlassablement aux mêmes objets de cuisine. Les formes des objets elles-mêmes : perforées, râpées et ponctuées, portent un langage physique de répétition et d'érosion. Elles font écho à la nature cyclique du travail domestique, souvent invisible et sous-estimé. En traçant de manière répétée leurs formes sur chaque surface disponible de l'atelier, en utilisant n'importe quel stylo ou matériau à portée de main, Burrill rend le moment et l’objet unique dans la répétition et le quotidien. Chaque dessin affirment le domaine domestique comme un lieu de haute importance. Dans cet acte de réitération, le quotidien se transforme. Ce qui est routinier devient monumental.
Avec son film The Present, elle déplace cette recherche vers l’intime. Accompagnée d’une licorne gonflable, la protagoniste traverse un paysage de rencontres et de pertes, transformant le deuil en expérience partagée. Le récit fragmenté fait écho aux constellations de Walter Benjamin, où sens et mémoire émergent par fragments. Ses impressions “lo-fi”, réalisées à partir d’objets du quotidien, prolongent cette réflexion en proposant une économie de la valeur fondée sur la relation, proche de Robert Filliou.
Pour sa série photographique On A Pedestal, l’artiste constate de la faible voix des femmes dans les espaces publiques. En partant de cette sous-représentation, elle décide d’investir des socles urbains à Londres : symboles de puissance et qui permettent à ceux qui y ont droit de porter leur voix toujours plus loin. Photographiée par Charles Emerson, l’artiste devient un monument provisoire : un corps qui tient une place sans la figer, révélant la construction même de la mémoire publique.
Le Monument Domestique est une série de dessins performatifs ancrée dans la répétition. Il s'agit d'une pratique continue consistant à revenir inlassablement aux mêmes objets de cuisine. Les formes des objets elles-mêmes : perforées, râpées et ponctuées, portent un langage physique de répétition et d'érosion. Elles font écho à la nature cyclique du travail domestique, souvent invisible et sous-estimé. En traçant de manière répétée leurs formes sur chaque surface disponible de l'atelier, en utilisant n'importe quel stylo ou matériau à portée de main, Burrill rend le moment et l’objet unique dans la répétition et le quotidien. Chaque dessin affirment le domaine domestique comme un lieu de haute importance. Dans cet acte de réitération, le quotidien se transforme. Ce qui est routinier devient monumental.
Avec son film The Present, elle déplace cette recherche vers l’intime. Accompagnée d’une licorne gonflable, la protagoniste traverse un paysage de rencontres et de pertes, transformant le deuil en expérience partagée. Le récit fragmenté fait écho aux constellations de Walter Benjamin, où sens et mémoire émergent par fragments. Ses impressions “lo-fi”, réalisées à partir d’objets du quotidien, prolongent cette réflexion en proposant une économie de la valeur fondée sur la relation, proche de Robert Filliou.
Info+
Galerie Houg
11bis rue Jarente
Lyon 69002
France
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