Il existe des disques que l’on peut écouter jour et nuit sans se lasser. Celui-ci en fait parti. Il se déguste comme un café frappé froid en fixant le soleil qui vient épouser la mer avant de laisser place aux mystères de la nuit. La réputation de Liat Cohen n’est plus à faire. Elle est reconnue mondialement comme l’une des plus grandes guitaristes de son temps. Épouser la guitare comme premier instrument a souvent été mal vu dans les conservatoires de mon temps. La guitariste prodige à travers son nouvel enregistrement nous prend la main et nous fait voyager à travers le temps, les pays de l’Amérique latine à l’Europe. La valse est une invitation à la danse, un hymne à la vie.
Douze compositeurs sont ici transcendés sous ses doigts et une maîtrise quasi parfaite des styles abordés d’une exigence technique rare de Zequinha de Abreu Waldir Azevedo, Astor Piazolla revisité ici avec sensibilité, le célèbre Libertango apparaît comme jamais avec la complicité du percussionniste Edmundo Cameiro. Ce libertango est un choc ! Il en est de même pour son primavera portena tango. On y respire ce qui fait la quintessence de l’Argentine.
On poursuit notre cheminement avec la negra et deux valses Venezolano d’Antonio Lauro. Agustin Barrios, guitariste et compositeur paraguayen a parcouru l’Amérique centrale et latine avant de retrouver l’Europe. Il laisse une œuvre importante pour tout guitariste. Les deux valses offertes ici en témoignent. Le brésilien Heitor Villa-Lobos si cher à Felicja Blumental a beaucoup écrit pour cet instrument dont il maîtrisait toutes les facettes. Sa valse Choro en est l’illustration. Le compositeur mexicain Manuel Ponce n’a cessé de me fasciner. Je le dois peut-être au maestro Enrique Batiz. La valse ici me transporte totalement.
Concernant l’Europe, comment ne pas être sensible aux deux valses d’Alexandre Tansman, immense compositeur né à Lodz et mort à Paris qui laisse une œuvre importante à encore découvrir dans tous les domaines musicaux. Fernando Sor est un guitariste et compositeur espagnol qui est à la guitare ce qu’est Moscheles au piano. Tous les guitaristes aiment le fréquenter avec plus ou moins d’enthousiasme. La guitare chante. C’est du bel canto. Les deux valses ici sont comme les caresses de la rosée du matin.
Les deux œuvres contemporaines de Roland Dyens, formidable guitariste et compositeur subjuguent. Quelles pages, on tient là !
Nikita Koshkin nous rappelle combien la Russie est musicale. Compositeur contemporain, son Usher valse transcende la poésie d’Edgar Allan Poe.
Liat Cohen y est époustouflante ! Elle joue ici une guitare Paco Santiago Marin. Cet album est à la fois intime et orchestral. Découvrir Valse, c’est avoir la guitare en soi. On le doit à l’ingénieur du son Rafi Eshel. Cet album a été enregistré à Eshel Studio Sound. Cet album est un ailleurs. Une fenêtre sur l’indicible. Merci !
Serge Alexandre
Un extrait : www.youtube.com/watch?v=K718rE0MsZs
Douze compositeurs sont ici transcendés sous ses doigts et une maîtrise quasi parfaite des styles abordés d’une exigence technique rare de Zequinha de Abreu Waldir Azevedo, Astor Piazolla revisité ici avec sensibilité, le célèbre Libertango apparaît comme jamais avec la complicité du percussionniste Edmundo Cameiro. Ce libertango est un choc ! Il en est de même pour son primavera portena tango. On y respire ce qui fait la quintessence de l’Argentine.
On poursuit notre cheminement avec la negra et deux valses Venezolano d’Antonio Lauro. Agustin Barrios, guitariste et compositeur paraguayen a parcouru l’Amérique centrale et latine avant de retrouver l’Europe. Il laisse une œuvre importante pour tout guitariste. Les deux valses offertes ici en témoignent. Le brésilien Heitor Villa-Lobos si cher à Felicja Blumental a beaucoup écrit pour cet instrument dont il maîtrisait toutes les facettes. Sa valse Choro en est l’illustration. Le compositeur mexicain Manuel Ponce n’a cessé de me fasciner. Je le dois peut-être au maestro Enrique Batiz. La valse ici me transporte totalement.
Concernant l’Europe, comment ne pas être sensible aux deux valses d’Alexandre Tansman, immense compositeur né à Lodz et mort à Paris qui laisse une œuvre importante à encore découvrir dans tous les domaines musicaux. Fernando Sor est un guitariste et compositeur espagnol qui est à la guitare ce qu’est Moscheles au piano. Tous les guitaristes aiment le fréquenter avec plus ou moins d’enthousiasme. La guitare chante. C’est du bel canto. Les deux valses ici sont comme les caresses de la rosée du matin.
Les deux œuvres contemporaines de Roland Dyens, formidable guitariste et compositeur subjuguent. Quelles pages, on tient là !
Nikita Koshkin nous rappelle combien la Russie est musicale. Compositeur contemporain, son Usher valse transcende la poésie d’Edgar Allan Poe.
Liat Cohen y est époustouflante ! Elle joue ici une guitare Paco Santiago Marin. Cet album est à la fois intime et orchestral. Découvrir Valse, c’est avoir la guitare en soi. On le doit à l’ingénieur du son Rafi Eshel. Cet album a été enregistré à Eshel Studio Sound. Cet album est un ailleurs. Une fenêtre sur l’indicible. Merci !
Serge Alexandre
Un extrait : www.youtube.com/watch?v=K718rE0MsZs