L’exposition rassemble des dessins importants dans l’œuvre de Sigurðsson, tous issus de sa série Corrections qui compte, à ce jour, plus de 200 dessins. Cette série reflète la passion de l’artiste pour les cartes postales et les photos qu’il trouve dans les marchés aux puces ou les brocantes lors de ses voyages à l’étranger, principalement en France. Comme Sigurður Árni le souligne lui-même, les Corrections jouent un rôle particulier dans sa création. Il commence à corriger photos et cartes postales dans le but de faire sauter les blocages et de donner libre cours à l’énergie créatrice, une situation analogue à la méthode que le surréaliste français, André Breton (1896–1966) appelait l’écriture automatique.
Le Dolmen de Kérampeulven, 2014
La matière des Corrections est intimement liée au contexte culturel français, comme en témoignent la photographie de jeunes mariés anonymes sortant de l’église ou encore celle des Types corses. Dans Paysage sur l’eau, un marais salant traditionnel situé sur une côte lointaine, se transforme en paysage géométrique. Même une scène apparemment anodine, telle qu’une famille en pique-nique, devient loufoque lorsqu’elle est mise en relation avec une publicité comique pour le célèbre Bibendum de Michelin.
Par ses interventions, Sigurður Árni libère la photographie de ses limites. Il la « dégèle » et la prolonge dans le dessin, qui s’émancipe du cadre et finit par prendre le dessus sur l’image originelle. En faisant dialoguer photographie et dessin, l’artiste rappelle que la photographie n’a pas toujours été perçue comme une référence absolue du réel, le dessin ayant longtemps été considéré comme une représentation plus précise et plus scientifique. En réunissant ces deux modes d’expression, Sigurður Árni efface les frontières temporelles et conceptuelles, transformant Corrections en une métaphore de la création artistique elle-même, au-delà du temps. Le spectateur est alors amené à s’interroger : qu’est-ce qui relève de l’image originelle et qu’est-ce qui a été ajouté ? Ces interventions instaurent une nouvelle relation, arrachant les cartes postales à leur ancrage passé pour les projeter dans un présent suspendu, où l’espace et le temps s’effacent ou perdent toute importance.
Par ses interventions, Sigurður Árni libère la photographie de ses limites. Il la « dégèle » et la prolonge dans le dessin, qui s’émancipe du cadre et finit par prendre le dessus sur l’image originelle. En faisant dialoguer photographie et dessin, l’artiste rappelle que la photographie n’a pas toujours été perçue comme une référence absolue du réel, le dessin ayant longtemps été considéré comme une représentation plus précise et plus scientifique. En réunissant ces deux modes d’expression, Sigurður Árni efface les frontières temporelles et conceptuelles, transformant Corrections en une métaphore de la création artistique elle-même, au-delà du temps. Le spectateur est alors amené à s’interroger : qu’est-ce qui relève de l’image originelle et qu’est-ce qui a été ajouté ? Ces interventions instaurent une nouvelle relation, arrachant les cartes postales à leur ancrage passé pour les projeter dans un présent suspendu, où l’espace et le temps s’effacent ou perdent toute importance.
Scènes et types d'Egypte, technique mixte, crayon et encre
Sigurður Árni Sigurðsson
Né en 1963 à Akureyri en Islande. Sigurður Árni Sigurðsson commence à étudier à l'Akureyri College of Art à Akureyri en 1983 puis à l’Icelandic College of Art and Craft à Reykjavik jusqu’en 1987. Il part ensuite à l'École nationale supérieure d'art de Cergy-Pontoise où il reste jusqu’en 1990 pour effectuer une résidence d’art à la Villa Saint-Clair à Sète. L’année suivante, il intègre l’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques à Paris.
Certaines des œuvres les plus remarquables de Sigurður Árni ont été installées dans des lieux publics tels que la centrale hydroélectrique de Sultartanga en Islande (« Sólalada », 2000), la résidence médicalisée Hlíð à Akureyri, en Islande (« Ljós í skugga », 2006), la Banque nationale d'Islande à Reykjavik (« Samhengi », 2004) et la ville de Loupian dans le sud de la France (« L'Éloge de la Nature », 2011). Sigurður Árni a représenté l'Islande à la Biennale de Venise en 1999. En 2000, lorsque Reykjavik était capitale européenne de la culture, l'une de ses œuvres a été choisie comme emblème de l'année culturelle. Il a été professeur à l'Académie des arts d'Islande et à l'École supérieure des arts de Montpellier (ESBAMA), et a été sélectionné comme artiste lauréat 2000-2001 par la ville d'Akureyri en Islande.
Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : le Musée National d’Islande, le musée de la Ville de Reykjavik, et de nombreuses institutions françaises telles que le FNAC, différents FRACS ou encore la Ville de Paris.
Certaines des œuvres les plus remarquables de Sigurður Árni ont été installées dans des lieux publics tels que la centrale hydroélectrique de Sultartanga en Islande (« Sólalada », 2000), la résidence médicalisée Hlíð à Akureyri, en Islande (« Ljós í skugga », 2006), la Banque nationale d'Islande à Reykjavik (« Samhengi », 2004) et la ville de Loupian dans le sud de la France (« L'Éloge de la Nature », 2011). Sigurður Árni a représenté l'Islande à la Biennale de Venise en 1999. En 2000, lorsque Reykjavik était capitale européenne de la culture, l'une de ses œuvres a été choisie comme emblème de l'année culturelle. Il a été professeur à l'Académie des arts d'Islande et à l'École supérieure des arts de Montpellier (ESBAMA), et a été sélectionné comme artiste lauréat 2000-2001 par la ville d'Akureyri en Islande.
Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : le Musée National d’Islande, le musée de la Ville de Reykjavik, et de nombreuses institutions françaises telles que le FNAC, différents FRACS ou encore la Ville de Paris.
Chamonix, technique mixte, crayon et papier, 34 x 34 cm
Info+
espace Grille
4, rue de Grille
13200 Arles
4, rue de Grille
13200 Arles