René, photographie argentique, impression jet d'encre, 120 x 120 cm, 2008, ed 1/6
Lucien Pelen pratique la photographie comme une technique de sagesse, en homme qui se pose des questions sur le monde et sur la place qu’il y occupe. Toutes les actions qu’il fixe sur la pellicule montrent un personnage (l’artiste lui-même) dans ce grand espace d’expérimentation qu’est la nature, souvent un lieu désert et vaste de la Lozère ou des Cévennes.
Lucien construit le paysage comme un espace d’articulation entre différentes échelles : une étendue, un fragment de champ, un environnement où le petit se déploie dans le grand et où le grand participe au petit. La relation entre ces deux éléments (l’homme, la nature) est essentielle pour l’artiste qui y voit la possibilité d’une circulation, d’un lien à activer entre l’espace mental intérieur et l’espace environnemental extérieur.
Si le médium photographique est au cœur du geste, la pratique de Lucien le place au bord de l’image ou dans une portion congrue de l’espace : il est dans un champ élargi de la photographie. La manière d’intervenir dans le cadre ne place pas le spectateur dans la contemplation, mais dans l’intuition d’un ailleurs : il y a toujours, au-delà de nous, un autre espace. Si ce geste artistique apparaît comme une présence minimale, il est maintenu dans un rapport de disproportion avec l’espace et ces interventions absurdes et retenues forment un art sans logique qui révèle la beauté de notre passage dans le paysage.
Lucien construit le paysage comme un espace d’articulation entre différentes échelles : une étendue, un fragment de champ, un environnement où le petit se déploie dans le grand et où le grand participe au petit. La relation entre ces deux éléments (l’homme, la nature) est essentielle pour l’artiste qui y voit la possibilité d’une circulation, d’un lien à activer entre l’espace mental intérieur et l’espace environnemental extérieur.
Si le médium photographique est au cœur du geste, la pratique de Lucien le place au bord de l’image ou dans une portion congrue de l’espace : il est dans un champ élargi de la photographie. La manière d’intervenir dans le cadre ne place pas le spectateur dans la contemplation, mais dans l’intuition d’un ailleurs : il y a toujours, au-delà de nous, un autre espace. Si ce geste artistique apparaît comme une présence minimale, il est maintenu dans un rapport de disproportion avec l’espace et ces interventions absurdes et retenues forment un art sans logique qui révèle la beauté de notre passage dans le paysage.
Info+
Espace Grille
4, rue de Grille
13200 Arles
mardi-samedi, de 11h à 18h30
4, rue de Grille
13200 Arles
mardi-samedi, de 11h à 18h30