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Une brillante Mélodie Zhao au festival Liszt en Provence 2012, Château Saint-Estève à Uchaux (Vaucluse)

18 ans, quel bel âge pour être un prodige !
Mélodie, jeune suissesse d’origine chinoise est née à Gruyère en 1994 et c’est sa grand-mère, ballerine et chorégraphe qui lui donne ses premières leçons de piano.


Mélodie Zhao © Migros Culture Percentage
Mélodie Zhao © Migros Culture Percentage
Le grand-père, chef d’orchestre l’initie aux théories musicales. Quant à son père, violoniste-pédagogue, il est présent à ses côtés, coach et conseiller permanent.
Quelle chance de pouvoir ainsi être formée, dès la petite enfance, baignée de musique, imprégnée de sons et de science musicale !
Toujours est-il que la jeune chinoise est charmante, parle le français à la perfection et joue du piano mieux encore.

L’autre soir sur la belle terrasse du Château Saint-Estève, aussi connu pour ses vins que pour sa saison de concerts, le Festival Liszt en Provence, Mélodie Zhao (cela se prononce Giao), a d’abord interprété Beethoven, la sonate pathétique opus 13 ; puis la sonate Waldstein, opus 21, parfois appelée l’Aurore. Deux sonates fort connues, un peu froides, presque timides.
Et puis en seconde partie du concert, finie la froideur ! Sans doute l’extrême difficulté des Sept Etudes d’exécution transcendante, convenait-elle à la perfection à la jeune fille, à sa technique musicale parfaitement rodée, à la détermination de son caractère et, il faut le dire aussi, à sa maîtrise des accords puissants imposés par Liszt, car elle a donné une interprétation affirmée et véritablement lisztienne de ces œuvres, écrites par le compositeur alors qu’il avait 15 ans, et plusieurs fois remaniées.
Les difficultés de ces études ont sans doute constitué autant de bases de travail pour Franz Liszt que pour des générations de pianistes futurs. Et Mélodie Zhao a fait montre, sur la terrasse d’Uchaux d’une maîtrise, d’une sensibilité et d’un sens de l’élan et de l’âme romantique remarquables.
Une très belle soirée de musique, comme il est plaisant d’en rencontrer au fil des étés successifs et qui donne un sens heureux au mot vacances.
Jacqueline Aimar


Pierre Aimar
Vendredi 24 Août 2012
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