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Une Cour royale en Inde, Lucknow (XVIIIe-XIXe siècle) du 6 avril au 11 juillet 2011 au musée Guimet, Paris

La première exposition d'envergure internationale consacrée à une société composite, à la fois indienne
et européenne, extraordinairement diversifiée et sophistiquée.


Le Colonel Antoine-Louis Polier assistant à un nautch, d'après une peinture de Johann Zoffany Inde, Uttar Pradesh,  Lucknow, vers 1786-1788 Gouache sur papier 25 x 32 cm Museum Rietberg, Zurich, legs de Balthasar Reinhart
Le Colonel Antoine-Louis Polier assistant à un nautch, d'après une peinture de Johann Zoffany Inde, Uttar Pradesh, Lucknow, vers 1786-1788 Gouache sur papier 25 x 32 cm Museum Rietberg, Zurich, legs de Balthasar Reinhart
Lucknow, capitale d'Awadh, une province de l'empire Moghol au nord de l'Inde, a vu s'épanouir aux XVIIIe et XIXe siècles, une société composite, à la fois indienne et européenne, extraordinairement diversifiée et sophistiquée. À travers près de deux cents oeuvres, peintures à l'huile européennes, aquarelles, gravures, peintures de cour indiennes, textiles, parures, objets d'art décoratif, orfèvrerie, verreries et bijoux, ainsi qu'une importante collection de photographies, le musée Guimet présente la première exposition d'envergure internationale consacrée à l'art du métissage qui s'y est développé.

La Cité des Nawabs

Du milieu du XVIIIe siècle à l'établissement de la domination britannique sur l'Inde en 1858, le rayonnement de Lucknow fut tel qu'il éclipsa Delhi, capitale de la dynastie moghole. À partir de 1739, artistes, poètes et courtisans trouvèrent refuge dans la province d'Awadh alors que Delhi sombrait dans une période de troubles. Lucknow attire également artistes, voyageurs et agents diplomatiques venus d'Europe, séduits par les récits courant sur sa beauté, sa richesse et la générosité de ses dirigeants, les nawabs. C'est le dynamisme des échanges, la rencontre des goûts et des traditions respectives, le style de vie cosmopolite des habitants qu'explore cette exposition.

Grandeur et décadence

Loin de se limiter à une simple présentation de l'héritage unique de la cité, l'exposition vise à restituer, dans un contexte plus large, l'histoire de cette région tout autant que l'histoire et la mémoire coloniale de l'Inde dans son ensemble. Après le soulèvement de 1857- aussi connu sous le nom de la Grande Mutinerie ou de première guerre d'indépendance indienne -, le prestige de Lucknow diminua fortement. Son rayonnement perdura cependant encore quelque temps. Si certaines des oeuvres tardives témoignent de la perte de la diversité et de la fixation des identités nationales, d'autres rappellent la gloire passée de Lucknow. Dans la culture populaire de l'Inde d'aujourd'hui, la ville occupe une place ambiguë, entre nostalgie d'un temps à jamais révolu et source d'orgueil national et de culture.

Lucknow au miroir du temps

En écho à l'exposition, une série de photographies contemporaines est présentée jusqu'au 25 juillet dans la rotonde. Antonio Martinelli a photographié Lucknow des mêmes points de vue que les artistes du passé. Son projet artistique se présente comme un témoignage sur les changements, les dégradations, mais aussi les rénovations, créant ainsi un pont entre les deux visions artistiques : celles des images anciennes et celles des photographies contemporaines.

Pratique

MuséeGuimet
6 place d'Iena
75116 Paris

Tél. 01 56 52 53 00
Site : www.guimet.fr
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.
Fermeture de la caisse à 17h15, des salles à 17h45.
Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Audioguides gratuits.




Pierre Aimar
Mercredi 6 Avril 2011
Lu 1064 fois


Commentaires articles

1.Posté par anonyme le 26/09/2015 18:03
je trouve que cette oeuvre est bien elle et riche j aime beaucoup.

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