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Tatoueurs, Tatoués, musée du Quai Branly, Paris, jusqu'au 18 octobre 2014

Tatoueurs, Tatoués explore l’univers du tatouage et propose une approche inédite de cette pratique ancestrale en rassemblant plus de 300 œuvres historiques et contemporaines provenant du monde entier.


Tatouage créé sur moulage en silicone de corps humains par Tin-tin
Tatouage créé sur moulage en silicone de corps humains par Tin-tin
Pour la première fois, une exposition met en perspective la dimension artistique du tatouage, son histoire depuis les premiers témoignages de son existence, au travers de toutes les cultures. Le musée du quai Branly fait écho à l’intérêt grandissant porté à cet art – à la fois « objet » de fascination et marquage identitaire – dans nos sociétés contemporaines.

Si le tatouage est riche d’une histoire à la fois technique et esthétique, déjà très largement étudiée et représentée, les La dernière femme Kalinga tatoueurs et tatoués en sont les porte-paroles au quotidien. tatouée © Jake Verzosa Pour la première fois, le propos d’une exposition est consacré au tatouage en tant que geste artistique, et rend hommage aux pionniers contemporains, ces artistes qui ont fait évoluer l’art du tatouage mais dont le rôle n’a jamais été mis en valeur. Anne & Julien, commissaires de l’exposition, ont su réunir pour l’occasion, via le réseau international,les œuvres de tatoueurs parmi les plus importants.

Choisis parmi les représentants du tatouage contemporain, 30 artistes tatoueurs du monde entier dont Tin-tin (artiste tatoueur français), Horiyoshi III (artiste tatoueur japonais), Filip Leu (artiste tatoueur suisse), Jack Rudy (artiste tatoueur américain), Xed LeHead (artiste tatoueur anglais), Chimé (artiste tatoueur polynésien) - ont produit pour l’exposition 2 types de travaux d’atelier, projets de futurs tatouages ou projets fantasmés. À la machine électrique ou à l'aide d'outils traditionnels, ils ont dessiné leur projet sur toile, ou tatoué des volumes de silicone.

L’exposition présente des « extraits de corps » en silicone, qui donnent des exemples de tatouages sur des jambes, bustes, bras. Les empreintes ont été moulées sur des modèles vivants. Le matériau expérimental a été mis au point pour l’occasion avec un atelier spécialiste des effets spéciaux, puis testé et validé par un représentant de la confrérie, le tatoueur français Tin-tin. Au total, treize supports ont été « piqués » par les tatoueurs, à la machine ou aux outils traditionnels, selon leur pratique quotidienne et comme s’il s’agissait de peaux véritables.

Sont également présentés 19 projets de tatouages peints sur des kakémonos par des tatoueurs qui exercent dans le respect de leur art, en faisant preuve d'une inspiration résolument moderne et d’une volonté de mettre en valeur dans leurs travaux une réelle singularité.
Les volumes et les projets de tatouage jalonnent le parcours de l’exposition, fil conducteur contemporain qui révèle les réseaux d’influence du tatouage dans toutes les parties du monde.


Pierre Aimar
Mercredi 14 Mai 2014
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