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Salvador Dali, œuvres sur papier 1931-1981. Galerie Messine, Paris, du 30 novembre 2012 au 23 février 2013

La Galerie Messine est heureuse de présenter cet hiver l'œuvre d'un des plus grands maîtres du XXème siècle, Salvador Dalí, à travers un accrochage d'une cinquantaine d'œuvres sur papier.


Machine à coudre aux parapluies, 1951, gouache et encre sur papier,25 x 32 cm
Machine à coudre aux parapluies, 1951, gouache et encre sur papier,25 x 32 cm
L'apport de cet ensemble varié de dessins, gouaches et aquarelles, en miroir avec les tableaux phares de la rétrospective du Centre Georges Pompidou, permettra d'étendre notre regard et notre compréhension sur la personnalité singulière d'une création dont la force réside avant tout dans le jeu, l'excentricité, l'audace.

Profondément classique dans son processus de création, admirant les grandes figures de la seconde Renaissance pour leur sens aigu du dessin, Dalí est aussi homme de son temps : acteur du mouvement surréalisme et inventeur de méthodes et de techniques insolites ; l’artiste aux mille visages n’a de cesse de questionner par la radicalité de son style.
L’exposition dans la diversité de ses propositions, cherche à mettre en lumière la nature d'une œuvre qui d'un même élan offre une relecture des maîtres classiques, et ouvre l'art de la peinture à une modernité délirante et grinçante.

L’œuvre sur papier, l’exposition

Si tout grand œuvre éclipse souvent le créateur, la personnalité de certains artistes est si prégnante qu’elle en infléchit notre regard. Chez Dalí œuvre et vie sont intrinsèquement liés, au point que son existence est une stylisation qui prolonge et intensifie tout ce qui est en germe dans sa création. Son champ d’expérimentation ne peut dès lors se réduire au support — le geste artistique, l’affirmation de son esthétique débordent l’œuvre.
«… Je suis mal connu, très mal connu. On ne parle toujours que de mes excentricités et de ma peinture c’est à dire de la part la moins importante de mes activités et de mon œuvre. Avant tout, je suis critique d’art, je suis le plus génial visionnaire du monde artistique. Le seul capable d’opérer la synthèse des idées et des forces. Je suis le Bonaparte de la révolution qui s’achève. ».1

Tout au long de sa carrière, sans hiérarchie, Dalí aura entremêlé l’exercice du dessin, de l’aquarelle, de la peinture. Ses techniques et supports sont à entendre dans un rapport de conciliation et de prolifération — rêve et imaginaire, religion et mythologie, sensualité et féminité sont autant de thèmes que l’on retrouve dans ses œuvres sur papier et sur toile.

L’exposition offre à voir une cinquantaine d’œuvres sur papier réalisées entre 1931 et 1981. Au fil de ce long cheminement, à travers temps et style, resurgit tout l’imaginaire de l’homme avec ses obsessions, ses fantasmes, ses traits de génie particulièrement dans : Personnage avec béquille (1938-1939), Homme sauvage (1939-1942), Composition au cygne et à l'éléphant (1947), Machine à coudre aux parapluies (1951), Les tiroirs (1951), Sancho Panza (1968) … Cet ensemble complexe d’études préliminaires, esquisses et dessins, est présenté dans un souci d’accumulation et de pluralité, laissant transparaître chaque fois l’anarchie créatrice d’une œuvre aux orientations multiples.

Biographie

Dalí est : érotique, scatologique, excentrique, animal, pictural, moustache, mystique, médicastre et immortel.
Né en 1904 à Figueras, ville au nord de la Catalogne en Espagne, Salvador Dalí y passe une partie de son enfance avant de partir à Barcelone où son père possède une maison. La région de l'Empurdan le marque au point d'influencer son œuvre tout au long de sa vie.

Très vite sensibilisé à la peinture grâce à ses fréquentations, il suit dès 1917 les cours de dessin de Juan Nunez et expose l'année suivante au théâtre municipal de Figueras où plusieurs toiles suscitent un vif intérêt.
Son séjour à l'école des Beaux-arts de San Fernando de Madrid est écourté à cause de son comportement : Dalí est exclu de l'école en 1926, après avoir fait la connaissance du cinéaste Luis Buñuel et du poète Federico Garcia Lorca. Cette même année il se rend à Paris où il rencontre Picasso dont il devient l'immense admirateur.
En 1929 il retourne à paris à l'occasion de la réalisation d'Un chien andalou de Buñuel et fait la découverte majeure du groupe surréaliste.
Après son coup de foudre pour Gala et des débuts financiers difficiles, le couple débarque à New York. Les Américains sont subjugués par la personnalité de l'artiste et l'intensité de son travail.
Dalí est de retour dans son pays lorsque la guerre civile éclate, il parvient à s'en échapper en 1938 grâce à son ami Stephan Zweig. Dès septembre 1938, il réside dans la villa de Gabrielle Chanel où il prépare l'exposition de New York à la galerie Julien Levy.

S’accommodant parfaitement au mode de vie Américain, il multiplie les rencontres d'artistes et de grands hommes dont il peint plusieurs portraits.
Ce n'est qu'en 1948 que Dalí revient chez lui pour travailler, il est mobile et se rend régulièrement à Paris, New York ou Rome lors d'évènements majeurs. Après la mort de sa Muse et compagne Gala, le peintre quitte sa maison. Il finit ses jours dans l'appartement de la Torre Galatea. Il meurt à L'hôpital de Figueras le 23 janvier 1989. Son corps réside actuellement au "Teatre-Museu" de Figueras, la majeure partie de son œuvre et de ses biens reviennent selon sa volonté, au gouvernement espagnol.

Pratique

Messine
Galerie & Conseil
4 avenue de Messine
75008 Paris
Tél : 01 45 63 53 72
info@galeriemessine.com
Horaires de la galerie :
Lundi – vendredi 10h – 18h30
Le samedi sur rendez-vous


Pierre Aimar
Jeudi 6 Décembre 2012
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