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Saint-Rémy de Provence, site Archéologique de Glanum, exposition de Palmyre à Glanum jusqu’au 17 septembre 2017

L’exposition présentée à Glanum est l’occasion de (re)découvrir le site de Glanum et son espace d’interprétation réaménagé, qui offre de meilleures clés de compréhension du site antique.


Glanum © Pierre Aimar
Glanum © Pierre Aimar

Si elle s’intitule De Palmyre à Glanum c’est qu’un tel site, dans un cadre aussi beau, ne peut manquer d’évoquer d’autres beaux endroits surgis du passé, qui eux sont soumis aux diverses crises politiques dues au vandalisme, à la bêtise et à la haine sans cause. C’est aussi qu’elle présente une vingtaine de photographies (les autres sont visibles à Saint-Rémy de Provence, Hôtel de Sade, au cœur de la vieille ville) toutes prises par Michel Eisenlohr, photographe invité en 2002 au festival d’Alep et qui a arpenté la Syrie, le désert, Alep et Damas et bien sûr, l’incontournable Palmyre, l’incontournable, depuis douloureusement massacrée. Et inutilement, car les trois dimensions redonnent vie à tout, sauf à la durée, espace bien aléatoire. Plus inutilement encore quand on sait que ces destructions visent à prouver que rien n’a existé des siècles qui ont précédé Mahomet et l’Islam. Vaste tourment de l’ignorance érigée en système religieux !

La cité de Glanum telle qu’on ne l’avait jamais vue.
Elle se niche, invisible, en chemin vers les Baux-de Provence face au site des Antiques, Arc triomphal et Mausolée qui dressent leurs silhouettes glorieuses en bordure de la via Domitia, à la fois mystérieux et évocateurs. Symboles de ce passé antique qui imprègne de sa lumière, d’Arles aux Alyscamps en passant par Glanum et plus loin Nîmes, cette Provence aux racines profondes.

Une visite encadrée par le Centre des Monuments Nationaux en présence de Michel Eisenlohr
L’air était si chaud ce jour de visite, plus de 40°, qu’il fallait comme les crabes marcher en travers, en arrière, d’ombre en arbre, de mur en caverne de puits. De très belles ruines, de longues rues dallées, le marché, les quartiers, les temples, le forum, les thermes, la ville suit un tracé de vallée qui suit une source et monte haut entre les pinèdes, là -haut presque jusqu’aux rochers gris des Alpilles.
Ah ! ces Romains !

On se dit que décidément ces Gaulois – le dieu Glan inspire Glanum- puis les Grecs au deuxième siècle av.J.C - puis les Romains au siècle suivant- ont toujours choisi pour y placer leurs cités, les bons endroits : le passage, la source, l’abri, et … la beauté du cadre. Au IIIe siècle, Glanum prospère avant que les invasions et les Barbares mettent un terme à son existence.
Jusqu’au début du XXe siècle, quand les fouilles archéologiques menées par Jules Formigé puis par Henri Rolland entre 1942 et 1970, permettent la redécouverte de ce superbe site antique si bien placé dans cette zone de découvertes entre Les Baux, Arles et Fontvielle.
Tel qu’il est actuellement ouvert par le Centre des Monuments Nationaux, il a accueilli en 2016 71182 visiteurs, répartis tout au long de l’année dans cette contrée d’heureux climat.

Suite de la visite à Saint-Rémy-de-Provence en l’Hôtel de Sade
Au fond de la Place part la rue du Parage bordée de musée et hôtels pariculiers. A droite l’Hôtel de Sade.
De la même famille éloignée que le Marquis, mais bien antérieur, dans les années 1500, et qui fonctionne comme un musée. Lorsqu’il est ouvert, car il subit une lourde tranche de travaux destinés à consolider le planchers des étages. Tel qu’il est, vaste hall ouvert sur une cour en ligne de fuite entre des bâtiments, au milieu de fouilles, il offre par ses murs et comme à Glanum un cadre idéal et ruiné aux photos de l’artiste : ici la Syrie médiévale et moderne de Damas et d’Alep, son architecture et son ambiance, le vie de ses habitants. Une Syrie sublime, généreuse, parfois secrète que l’artiste a aimée. Mais dont bien des quartiers ne sont plus que ces photos
Quinze tirages de grand format investissent l’espace de l’Hôtel particulier qui abrite par ailleurs bien des œuvres venues de Glanum.
Jacqueline Aimar

Hôtel de Sade © Pierre Aimar
Hôtel de Sade © Pierre Aimar


Pierre Aimar
Lundi 10 Juillet 2017
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