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« Proudhon modèle Courbet », La Compagnie Bacchus, Théâtre du Roi René, 12h00, Avignon Off, du 5 au 27 juillet 2014

La pièce « Proudhon modèle Courbet » a été créée à Besançon au Théâtre Bacchus en octobre 2009 et a été représentée plus de 300 fois et a fêté sa 200ème au Musée d’Orsay. Ecrit et Mis en scène par Jean Pétrement, ce Huis-Clos met en avant l'affrontement entre Gustave Courbet et Pierre-Joseph Proudhon.


Début 1855, Gustave Courbet Maître peintre, travaille à Ornans son village natal, sur «L’Atelier», une oeuvre qu’il veut présenter à l’Exposition Universelle de Paris. Il est en compagnie de Jenny, maîtresse-modèle qui l’a accompagnée dans la vallée
de la Loue. Le peintre est admiratif de son compatriote franc-comtois Pierre-Joseph Proudhon. Il souhaite obtenir de celui-ci qu’il rédige un livret pour l’Exposition et/ou pour son “Pavillon du Réalisme”. Projet “mégalomaniaque” de présentation de son travail si l’Institution qui dirige le Salon venait, comme cela s’est déjà produit auparavant, à refuser tout ou partie de son oeuvre. Proudhon qui rend régulièrement visite à sa famille bisontine, accepte l’invitation du Maître peintre d’Ornans. C’est l’argument de la pièce.

L’argument et le contexte situent l’action ou plutôt le huis-clos dans l’atelier de Courbet à Ornans. L’engagement physique de Courbet et du braconnier perturbent Proudhon. La séduction et la provocation du modèle, le répulse : confrontation entre la chair et l’esprit... La logorrhée de Courbet, ses circonvolutions se heurtent à la concision de Proudhon. L’argument et les personnages offrent une multiplicité de combinaisons où chacun s’engage totalement avec ses convictions. Les propos de la pièce sur la création artistique, la relation avec l’Institution, le mutuellisme, la condition féminine... ont des résonnances contemporaines. La mise en scène tentera d’éclairer ces concepts dans leur modernité, à la recherche du sens...

Une situation réaliste qui entraînera une succession d’antagonismes entre les quatre personnages : Courbet, l’artiste ; Jenny le modèle déluré et moderniste ; Georges le braconnier conservateur et Pierre-Joseph Proudhon le philosophe politique sans concession et particulièrement misogyne. La confrontation mettra en exergue le caractère singulier, les positions in-tellectuelles de chacun et le rapport de la création artistique avec la société. Courbet obtiendra-t-il ce qu’il souhaite de Prou-dhon? Jenny modifiera-t-elle le comportement du philosophe envers les femmes? Le conservatisme empreint de bon sens de Georges le braconnier détruira-t-il les espérances du père de l’Anarchie pour une société mutuelliste? Sans répondre définitivement à ces questions, les intrigues croisées entre les personnages les posent avec légèreté et humour.

« Querelle de génies : 1855 - Huis-clos dans l’atelier de Courbet.
Une dispute philosophique remarquable, puissante et jubilatoire. Du grand Art ! »
Gilles Costaz

Théâtre du Roi René
04 90 82 24 35


Pierre Aimar
Samedi 12 Juillet 2014
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