Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)



Paris, Musée national des arts asiatiques - Guimet : danse, musiques des Indes en septembre et octobre


Mythili Prakash. Vendredi 12 et samedi 13 septembre à 20h30

Paris, Musée national des arts asiatiques - Guimet : danse, musiques des Indes en septembre et octobre
Mythili Prakash
Danse bharatanatyam (Inde du sud) accompagnée par Viji Prakash (nattuvangam), Debur Srivathsa et Aditya Prakash (chant), Mahesh Swamy (flûte), V. Vedakrishnan (mridangam)

Symbole artistique du renouveau des danses classiques de l’Inde, la jeune danseuse et chorégraphe de bharatanatyam Mythili Prakash a fait son entrée dans le monde de la danse tel un véritable ouragan. Considérée comme une enfant prodige, Mythili a débuté sa carrière à l'âge de huit ans, initiée à son art par sa mère la grande danseuse et chorégraphe Viji Prakash, avant de profiter des enseignements de plusieurs maîtres du genre comme Mahalingam Pillai, Kalyanasundaram, C. V. Chandrasekhar et Bragha Bessel.
Mythili s’est produite régulièrement dans les plus prestigieuses institutions du globe (Inde, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Suisse, Singapour et Moyen-Orient), en solo mais aussi au sein de ses brillantes chorégraphies de groupe.
Reconnue par ses pairs pour son « approche inventive du classicisme… un style qui lui est indubitablement propre » (Curators of Artwallah, 2006), elle a cumulé au fil des ans distinctions et récompenses.
« Simplement étincelant… un délice de Bharatanatyam, laissant le spectateur muet face à la puissance et la passion de sa danse… A son entrée, elle-même étincelante, le public a été alerté, s’est assis au bord des sièges… c’est le feu intérieur de la danseuse qui a parlé. »
Leela Venkataraman, The Hindu, Delhi, mars 2006

Ramesh Meena. Vendredi 26 septembre à 20h30

Ramesh Meena, Chant khayâl (Inde du nord)
accompagné par Koshal Kumar Panwar (tabla) et Megha Jagawat (tanpura)

Chanteur et joueur d'harmonium, Ramesh Meena excelle dans le chant khayâl (chant classique du nord de l'Inde).
C’est à 13 ans qu’il débute son apprentissage avec le Maître Banwari Lal Rao, avant de suivre les enseignements de Guru Girdhari Maharaj.
Il a participé aux plus grands festivals de l'Inde (Kumba Samaroh, Haridas Festival, Fag Festival, ...) et a accompagné les danseurs et les musiciens les plus connus du sous-continent (Sitara Devi, Ganesh Hiralal, Madan Maharaj, ...).
Depuis 2001, il enseigne au Centre National de la Musique et de la Danse de Jaipur, et, depuis 2007, se produit régulièrement en Europe où il a fait notamment découvrir à la Croatie, la Slovénie, l'Autriche et la France, la puissance et la pureté de sa voix, ainsi que sa parfaite maîtrise des nombreuses techniques vocales du chant classique indien.
Le « Khyâl » (ou « Khayâl ») est le style classique pratiqué dans le nord de l'Inde. Son nom viendrait d'un mot persan qui signifie « imagination ». Le chanteur est généralement accompagné d’ un tabla et d'un harmonium, parfois d'un instrument à cordes tel que le sarangi. L'improvisation constitue la plus grande partie de l'interprétation. Le vocaliste crée des mélodies avec les syllabes de base de son chant comme support d'improvisation à l’intérieur du cycle rythmique choisi, ou chante uniquement les notes (svara) de la gamme (sa, re, ga, ma, pa, dha, ni, sa).

Joydeep Ghosh et Kaushik Sen. Vendredi 10 octobre à 20h30

Joydeep Ghosh et Kaushik Sen
Sarod et tabla (Inde du nord)
en coproduction avec Samhati

Joydeep Ghosh est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de sarod de sa génération.
Porte-flambeau de la célèbre Sahajahanpur Sarod Gharana, école fondée par le grand maître Ustad Mohammed Ameer Khan, il y a développé une maîtrise sans pareille de son instrument et s’est spécialisé dans le maintien de la pureté originelle des ragas, tout en défendant les pièces les plus rares de sa Gharana.
Au sein de celle-ci, ses premiers gurus furent Pdt Anil Roychowdhury, Pdt Radhika Mohan Moitra et Pdt Buddhadev Dasgupta.
Joydeep suivit ensuite les enseignements de Pdt Bimalendu Mukherjee, l’un des doyens virtuoses de l'Imdadkhani Gharana. Sous sa direction brillante, il enrichit son propre style en adoptant les apports spécifiques de cette nouvelle école.
Joydeep qui, outre le sarod, maîtrise aussi les techniques du surshringar et de l’art vocal, a joué dans les plus grands festivals de l’Inde, dont l’Historical Sarod Festival de Delhi, organisé par l’Ustad Hafiz Ali Khan Memorial Society, tout en poursuivant une brillante carrière internationale.
Concertiste acclamé dans le monde entier, il n’en néglige pas pour autant son rôle d’enseignant à l’Indira Kala Sangeet University, Khairagarh (Madhya Pradesh), où les étudiants s’initient à leur tour aux sonorités enchanteresses du sarod.
Au fil des mélodies et du rythme, sur la vague des improvisations les plus complexes, un véritable voyage musical et spirituel.

M. Lalitha et M. Nandini. Vendredi 24 octobre à 20h30

M. Lalitha et M. Nandini (the violin sisters) et leurs musiciens, violons carnatiques (Inde du sud) en coproduction avec Triveni

Acclamées comme « les reines du violon », Dr M. Lalitha et M. Nandini, surnommées The violin sisters, poursuivent une carrière internationale à l’instar des célèbres frères Ganesh et Kumaresh.
Descendantes d’une famille de musiciens renommés, elles ont été initiées, très jeunes, aux subtilités et aux prodiges de la musique carnatique par leur père et guru V. Lakshminarayana et leur mère Smt Subhalakshmi Muthuswamy, célèbre chanteuse de l’Inde du sud.
Parmi leurs autres gurus, elles ont notamment eu la chance de suivre les enseignements de Padma Vibhushan Dr. Semmangudi Srinivasa Iyer.
Lalitha et Nandini ont été les bénéficiaires de trop de récompenses et d’honneurs pour qu’on puisse les énumérer. Rappelons seulement qu’elles portent le titre prestigieux de Kalaimamani (littéralement « Gemmes d’Art »), la plus haute distinction musicale du Tamil Nadu.
Formées à la musique occidentale puis à l’ethnomusicologie, elles ont aussi pratiqué le gamelan indonésien, le tambour africain ou l’erhu chinois.
Virtuoses extrêmement imaginatives, Lalitha et Nandini, violonistes au « doigté immaculé », rivalisent de technique pour imposer au public un style unique et inimitable. Les notes rebondissent en cascade, au fil des mélodies et des improvisations brillantes, souvent sublimes. Au sein d’un répertoire extrêmement vaste, elles se sont notamment spécialisées dans l’interprétation des kritis (composition musicale typique de la musique carnatique) de Tyagaraja, Muthuswamy Diksitar, Syama Sastri, Swati Tirunal ou Annamacharya…

Pratique

Auditorium Guimet
Musée national des arts asiatiques - Guimet
6, place d’Iéna –75016 Paris
Renseignements, réservations: 01 40 73 88 18
Courriel : auditorium@guimet.fr
Site : www.guimet.fr


Informations générales
Tarifs des spectacles :
16 € et 10 € tarif réduit pour les membres de la SAMG (Société des Amis du Musée Guimet),
les demandeurs d’emploi et les moins de 26 ans
Métro : Iéna
Réservations FNAC


pierre aimar
Mardi 29 Juillet 2008
Lu 360 fois


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 83





Inscription à la newsletter







Un Ovni dans le ciel d'Arles...



Venise ? Ici ou ailleurs ?

Venise ? Ici ou ailleurs ?


Ardèche. La tour à eau de Gilles Clément

Ardèche. La tour à eau de Gilles Clément