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Overflow, Thierry Fournier du 18 septembre au 7 novembre 2015, au Lux, Valence

LUX avait déjà accueilli Thierry Fournier en 2009 pour l’exposition Un geste qui ne finit pas, avec notamment l’œuvre Open Source recueillant les dessins des visiteurs autour d’un bassin.


Overflow, Thierry Fournier du 18 septembre au 7 novembre 2015, au Lux, Valence
Overflow réunit plusieurs œuvres récentes qui ont en commun d’aborder des situations de relation entre des flux de données et l’humain. Des réseaux sociaux aux fils d’informations en direct en passant par des protocoles collectifs, ces œuvres déploient des confrontations entre des programmes et nos limites physiques : perception, corps et temporalité. Elles proposent des dispositifs de capture qui décodent et suspendent ces flux, mettant en évidence des enjeux aussi bien sensibles que politiques : expressions du désir sur un réseau social, mise en fiction du réel par l’information, implosion du langage face à la télévision, intrusion d’un contrôle dans l’espace de l’exposition, etc. Le terme overflow désigne un débordement (de phénomènes naturels ou de variables qui excédent leur cadre) – voire une submersion, qui peut être celle de la perception face à des données qui la dépassent.

L’association de formes très différentes comme les installations en réseau Ecotone (2015) et Précursion (2014), la série de vidéos Ex / if (2014), l’installation sonore Set-up (2011) et la performance Circuit fermé (2007) répond à la volonté d’embrasser plus largement des notions de socialité et d’altérité qui traversent la plupart des œuvres de Thierry Fournier. C’est dans notre distance vis-à-vis du monde que se forment nos représentations, alors même que nous vivons dans un environnement où l’image se substitue progressivement au réel.

Le réseau est présent partout et se nourrit des individus à travers des dispositifs de suivi toujours plus présents, dans une économie dont l’attention est devenue la matière première. Cependant, des résistances à ces logiques continuent à se produire : la distance se déplace, une extériorité est toujours possible. Les œuvres présentées dans cette exposition se placent à l’écoute de ces paradoxes, en provoquant des relations entre des environnements, les corps, la perception et le langage. Le débordement qu’évoque le titre n’est pas seulement celui du flux et du réseau, mais aussi et symétriquement celui de l’humain qui leur est confronté.

Overflow donnera lieu à la publication d’un catalogue en série limitée et numérotée édité par Pandore, présentant des textes critiques de J. Emil Sennewald et Pau Waelder, un texte inédit de Jean Cristofol, ainsi qu’une large iconographie sur les œuvres et documents de travail.



Pierre Aimar
Dimanche 11 Octobre 2015
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