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Orange, Chorégies d'Orange. Emmanuelle Favre, scénographe.

On peut dire que c’est un cheminement logique qui a conduit Emmanuelle Favre au métier de scénographe. Son père était musicien et toute son enfance a baigné dans le milieu artistique. Elle voulait plutôt devenir architecte et faisait des stages aux Chorégies pendant ses vacances.


La réussite d’une vocation

Au fur et à mesure qu’elle découvrait le travail du scénographe, celui-ci la passionnait, jusqu’à devenir une évidence : elle serait scénographe et ses études ont été orientées dans ce sens.
Elle fait ses premiers pas aux Chorégies en 1991, en tant que stagiaire accessoiriste dans la production d’Elektra de Jean-Claude Auvray, qui restera pour elle un grand souvenir. Puis elle est stagiaire aux ateliers de décors, et enfin stagiaire scénographe en 1995.
Emmanuelle Favre continue de travailler régulièrement avec les trois metteurs en scène qui lui ont toujours témoigné leur confiance.
Tout d’abord Nicolas Joel, dont elle fut l’assistante aussi bien au Théâtre du Capitole de Toulouse qu’à Orange. Auprès de lui, elle prend de plus en plus de responsabilités, jusqu’à parvenir au vrai métier.
En 2006, Charles Roubaud lui demande d’assurer la scénographie d’Aida pour les Chorégies. Ce sera l’aboutissement de quinze années passées dans les coulisses du Festival, et l’occasion de suivre le metteur en scène de Marseille à Saint-Pétersbourg.
Elle rencontre Nadine Duffaut en 2003, qui lui confie la scénographie de Tosca pour l’Opéra d’Avignon. L’entente entre les deux femmes est immédiate et Emmanuelle peut se considérer depuis lors comme la scénographe attitrée de Nadine Duffaut. Cette complicité les réunira une nouvelle fois, cet été, au Théâtre Antique d’Orange, pour une Carmen sobre et dramatique. Soucieuse de respecter le mur dans son intégralité, Emmanuelle travaillera le sol : « c’est lui qui figurera la sécheresse et l’aridité de l’Espagne, la lumière éclatante et l’ombre, la vie et la mort, avec des espaces définis par les éclairages et les accessoires ».
Emmanuelle Favre est attirée par tous les aspects du monde du spectacle, et, parallèlement à son travail à l’opéra, elle collabore avec des maisons de production. C’est ainsi qu’elle a notamment signé les décors des concerts de Yannick Noah et Bénabar au Palais Omnisports de Paris Bercy et de la comédie musicale Attention Mesdames et Messieurs aux Folies Bergères !


pierre aimar
Mercredi 14 Mai 2008
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