Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Noir, c’est noir ? Les Outrenoirs de Pierre Soulages, du 5 novembre 2016 au 23 avril 2017 à l’École polytechnique fédérale de Lausanne

La Fondation Gandur pour l'Art inaugure sa première exposition à l'EPFL avec des Outrenoirs de Pierre Soulages (Suisse)


Pierre Soulages Peinture 202 x 255 cm, 18 octobre 1984
Pierre Soulages Peinture 202 x 255 cm, 18 octobre 1984
La Fondation Gandur pour l’Art a choisi les Outrenoirs de Pierre Soulages comme sujet d’expérimentation pour sa première exposition conjointe avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Logée dans le nouveau bâtiment du campus dessiné par l’architecte japonais Kengo Kuma et inauguré ce même jour, l’exposition Noir, c’est noir ? Les Outrenoirs de Pierre Soulages propose au public un projet expérimental à la croisée de l’art et de la science et un regard inédit sur les œuvres de l’artiste français.

Né en France en 1919, Pierre Soulages se consacre depuis près de quarante ans à la recherche sur le « noir-lumière », un travail radical qui a donné naissance aux œuvres pour lesquelles il a créera le nom d’Outrenoirs. Le peintre a trouvé dans la couleur noire une source infinie d’exploration du rapport entre la matière et la lumière, plus particulièrement de l’interaction de la lumière avec ses œuvres. Les Outrenoirs de Soulages provoquent sur la lumière des incidences changeantes selon la technique, l’épaisseur et le traitement de la couche picturale et selon la position du spectateur et l’éclairage ambiant. Ces incidences expliquent l’importance qu’accorde l’artiste à la présentation et à l’éclairage de ses tableaux.

Pour cette première exposition, cinq laboratoires et des start-up issues de l’EPFL ont mené des recherches autour de l’objet d’une quête inlassable. Voulu comme une expérience immersive, le dispositif scénographique et les technologies employées suggèrent de nouvelles pistes quant à la compréhension, la présentation et la préservation des œuvres. L’exposition s’intéresse de manière perceptive, expérimentale et interactive aux différentes manières d’explorer le travail de Pierre Soulages avec la lumière et examine tout à la fois la création, la conservation, la reproduction, la mise en valeur ainsi que l’impact des Outrenoirs sur le spectateur.

Pour Jean Claude Gandur, président de la Fondation Gandur pour l’Art, ce dernier projet de la Fondation ouvre un champ de perspectives passionnantes : « Cette première collaboration avec les laboratoires et start-up de l’EPFL permet d’envisager une nouvelle manière d’aborder notre patrimoine artistique. La démarche est bien sûr fascinante pour le collectionneur que je suis, mais également pour le monde de l’art en général qui bénéficiera sans nul doute de ces interactions fructueuses. Parallèlement, je suis convaincu de la dimension pédagogique et rassembleuse de l’art dans notre société et me réjouis de permettre aux étudiants d’un campus scientifique d’être confrontés à des œuvres d’art, que ce soit en spectateurs ou en tant que chercheurs. »

Au-delà des Outrenoirs de Pierre Soulages, l’exploration du rapport que peuvent entretenir l’art et la science est au cœur de ce nouvel espace d’expérimentation muséale du campus de l’EPFL, mais aussi au cœur des considérations de la Chaire Fondation Gandur pour l’Art dont les travaux démarreront l’année prochaine à l’EPFL. Le support de recherche particulièrement riche que constituent les Outrenoirs s’inscrit parfaitement dans son propos, à savoir mettre la matière artistique à disposition de la recherche scientifique dans le but de découvrir de nouveaux espaces d’interaction entre les deux disciplines.La Fondation Gandur pour l’Art a choisi les Outrenoirs de Pierre Soulages comme sujet d’expérimentation pour sa première exposition conjointe avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Logée dans le nouveau bâtiment du campus dessiné par l’architecte japonais Kengo Kuma et inauguré ce même jour, l’exposition Noir, c’est noir ? Les Outrenoirs de Pierre Soulages propose au public un projet expérimental à la croisée de l’art et de la science et un regard inédit sur les œuvres de l’artiste français.

Né en France en 1919, Pierre Soulages se consacre depuis près de quarante ans à la recherche sur le « noir-lumière », un travail radical qui a donné naissance aux œuvres pour lesquelles il a créera le nom d’Outrenoirs. Le peintre a trouvé dans la couleur noire une source infinie d’exploration du rapport entre la matière et la lumière, plus particulièrement de l’interaction de la lumière avec ses œuvres. Les Outrenoirs de Soulages provoquent sur la lumière des incidences changeantes selon la technique, l’épaisseur et le traitement de la couche picturale et selon la position du spectateur et l’éclairage ambiant. Ces incidences expliquent l’importance qu’accorde l’artiste à la présentation et à l’éclairage de ses tableaux.

Pour cette première exposition, cinq laboratoires et des start-up issues de l’EPFL ont mené des recherches autour de l’objet d’une quête inlassable. Voulu comme une expérience immersive, le dispositif scénographique et les technologies employées suggèrent de nouvelles pistes quant à la compréhension, la présentation et la préservation des œuvres. L’exposition s’intéresse de manière perceptive, expérimentale et interactive aux différentes manières d’explorer le travail de Pierre Soulages avec la lumière et examine tout à la fois la création, la conservation, la reproduction, la mise en valeur ainsi que l’impact des Outrenoirs sur le spectateur.

Pour Jean Claude Gandur, président de la Fondation Gandur pour l’Art, ce dernier projet de la Fondation ouvre un champ de perspectives passionnantes : « Cette première collaboration avec les laboratoires et start-up de l’EPFL permet d’envisager une nouvelle manière d’aborder notre patrimoine artistique. La démarche est bien sûr fascinante pour le collectionneur que je suis, mais également pour le monde de l’art en général qui bénéficiera sans nul doute de ces interactions fructueuses. Parallèlement, je suis convaincu de la dimension pédagogique et rassembleuse de l’art dans notre société et me réjouis de permettre aux étudiants d’un campus scientifique d’être confrontés à des œuvres d’art, que ce soit en spectateurs ou en tant que chercheurs. »

Au-delà des Outrenoirs de Pierre Soulages, l’exploration du rapport que peuvent entretenir l’art et la science est au cœur de ce nouvel espace d’expérimentation muséale du campus de l’EPFL, mais aussi au cœur des considérations de la Chaire Fondation Gandur pour l’Art dont les travaux démarreront l’année prochaine à l’EPFL. Le support de recherche particulièrement riche que constituent les Outrenoirs s’inscrit parfaitement dans son propos, à savoir mettre la matière artistique à disposition de la recherche scientifique dans le but de découvrir de nouveaux espaces d’interaction entre les deux disciplines.

Infos pratiques



Pierre Aimar
Lundi 7 Novembre 2016
Lu 161 fois


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 196



Inscription à la newsletter