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Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Musée Estrine, Saint -Rémy-de-Provence, 9 avril au 19 juin 2011

Le Musée Estrine est heureux d’organiser cette première rétrospective de l’oeuvre de Lucio Fanti, Peinture et Théâtre. Elle sera présentée exceptionnellement en deux lieux, à l’Hôtel Estrine, pour les peintures et à la Bibliothèque municipale Joseph Roumanille, pour le théâtre.


Lucio Fanti Poesia Ufficiale, 1976 Huile sur toile 200 x 200 cm Collection de l’artiste © Lucio fanti
Lucio Fanti Poesia Ufficiale, 1976 Huile sur toile 200 x 200 cm Collection de l’artiste © Lucio fanti
Né à Bologne en 1945, Lucio Fanti s’installe à Paris en 1965. Il est rattaché à la « Jeune Peinture » puis au groupe de la « Figuration narrative » réuni par le critique Gérald Gassiot- Talabot. Marqué depuis l’enfance par la Russie soviétique, Lucio Fanti commencera par peindre ironiquement les images iconiques du régime pour en dénoncer l’hypocrisie. Débute, ensuite, une oeuvre plus intime avec des tableaux dédiés à la figure tragique de Maïakovski, double poétique dont le destin imprègnera durablement son travail. La nature, toujours présente dans ses tableaux, prendra de plus en plus d'importance et finira par en devenir le sujet même dans la série des Vignes et aujourd’hui dans celle des Raisins.

Parallèlement à sa carrière de peintre, il a réalisé de nombreux décors pour le théâtre et l’opéra en travaillant avec les plus grands metteurs en scène européens, Bondy, Gru_ber, Hemleb, Jourdheuil, Mussbach, Olmi, Sobel, Vincent et Stein avec lequel il obtient en 1986 le Laurence Olivier Award du meilleur décor de l’année en Grande-Bretagne

Louis Althusser, extrait du catalogue Lucio Fanti, Galerie Krief-Raymond, Paris, 1977 « (…)Lucio Fanti (…) « joue » avec les clichés, non pour s’en jouer, mais les faire voir à nu. Il n’y a que les rois nus qui règnent. »

Italo Calvino, extrait du catalogue de l’exposition Lucio Fanti, mers, château, nymphéas, Galerie Krief-Raymond, Paris, 1980 « La poésie s’efforce de jeter un pont entre l’histoire et la nature, deux continents éloignés : un pont fragile comme un château de carte sur une plage déserte. (…) »

Bernard Chapuis, extrait de la monographie Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Thalia Edition, Paris, 2011 « (…) Dans le travail de Fanti, la peinture existe comme support de la poésie : elle ignore l’épaisseur, l’allusion, le « suivez mon regard », le bavardage, elle échappe aux commentaires qui peuvent tuer, notamment d’ennui. (…)»

Régis Debray, extrait de la monographie Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Thalia Edition, Paris, 2011 « Peut-on être à la fois ironiste et poète ? Dedans et dehors ? Lyrique et satirique ? Peut-on à la fois épouser intimement le passé d’une illusion et le tourner subtilement en dérision ? Si on a beaucoup de talent, oui. Car c’est un art très difficile, tant, dans nos habitudes, l’empathie à la distance s’opposent. C’était l’art de Milan Kundera dans ses premiers romans. C’est celui de Lucio Fanti dans ses tableaux « soviétiques ». (…) »

Jorge Semprun, extrait de la monographie Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Thalia Edition, Paris, 2011 « (…)Nous ne voyons désormais que ces vignes de Camargue, dépouillées par l’hiver, inondées, reflétant des lumières astrales, crépusculaires de préférence : une nature nue, saisie au moment où le travail de l’homme sa présence indispensable, s’absentent et s’évanouissent dans la trêve saisonnière des vignerons. Certes, cette disparition s’explique dans le contexte intime, personnel, de Lucio Fanti. Mais peutêtre y–a-t-il une seconde lecture possible. Peut-être une parabole se déploie-t-elle ici, modeste mais significative, qui concerne l’histoire de la peinture contemporaine, ses batailles autour de la figuration, autour de l’interdit de représentation.(…) »

Bernard Sobel, extrait de la monographie Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Thalia Edition, Paris, 2011 « (…)Les dialogues avec les poètes de la scène et avec nous gens de théâtre qui lui demandons d’être des nôtres lui ont ouvert un champ où, avec une générosité infinie, il pouvait sans retenue « gaspiller » tous les trésors d’un savoir-faire sans cesse surprenant et d’une imagination qui dans sa gravité n’a pas oublié le domaine de l’enfance. (…) »

Peter Stein, extrait de la monographie Lucio Fanti, Peinture et Théâtre, Thalia Edition, Paris, 2011 « (…) Le travail le plus palpitant a certainement eu lieu sur «le Singe Velu», où les possibilités techniques et financières dont je disposais m’ont permis d’être fidèle aux idées de Lucio. Il s’agissait de huit tableaux scéniques imbriqués l’un dans l’autre, et dont l’effet mettait en valeur l’expressionnisme de l’auteur, mais parvenait aussi en même temps à imposer une esthétique très moderne.(…) D’un point de vue plastique, j’estime que c’est le travail le plus intéressant auquel il m’a été donné de prendre part. »

Pratique

Exposition du 9 avril au 19 juin 2011
Musée Estrine
8, rue Estrine
13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tel : 04 90.92.34.72 - Fax : 04.90.92.36.73
musee.estrine@orange.fr www.musees-mediterranee.org
Ouvert tous les jours sauf le lundi
Du 9/04 au 30/04
De 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h
Du 1/05 au 30/09
De 10h à 12h30 et de 14h à 19 h
Le mercredi de 10h à 19h
Groupes et visites guidées sur RDV.
Plein Tarif : 3,20€ - Tarif réduit : 2,30€

Bibliothèque municipale Joseph Roumanille
4, boulevard Gambetta
13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tel : 04.90.92.70.12
www.bibliotheque-saintremydeprovence.fr
Ouverture :
Mardi et samedi de 14h à 18h
Mercredi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Samedi de 9h à 12h30 et de 14 à 17H


Pierre Aimar
Jeudi 17 Février 2011
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