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Le voyage archéologique en Égypte au 19e siècle, Musée de la Castre, le Suquet, Cannes, jusqu'au 6 mars 2016

Jusqu’au 6 mars 2016, la Ville de Cannes invite le public à remonter le temps au Musée de la Castre et à découvrir, au fil du Nil, d'Abou Simbel aux pyramides de Gizeh, l'aventure de la découverte des grands sites pharaoniques.


© Alfred Koechlin-Schwartz - Pyramides de Giseh (Egypte) - Avril 1854  Coll. Musée de la Castre, Cannes © photo C. Germain
© Alfred Koechlin-Schwartz - Pyramides de Giseh (Egypte) - Avril 1854 Coll. Musée de la Castre, Cannes © photo C. Germain
Cette exposition temporaire présente une sélection d’objets archéologiques et de photographies anciennes des grands sites antiques dont certaines sont signées Félix Bonfils. Elle est complétée par plusieurs dessins acquis par le musée en 1993. Présentés pour la première fois, ces dessins ont été réalisés par Alfred Koechlin-Schwartz, amateur distingué qui visita l’Égypte au milieu du 19e siècle.

Avant la fin du 18e siècle, rares étaient les voyageurs occidentaux à se rendre en Égypte. Les « savants » et artistes qui accompagnaient l’armée du général Bonaparte seront les premiers à décrire les vestiges de la civilisation pharaonique. Les notes et les dessins rapportés par Dominique Vivant-Denon, la publication de la Description de l’Égypte (dont un volume est présenté dans l'exposition, prêt de la médiathèque de Cannes), le déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion fourniront des sujets de rêve et d’émerveillement aux futurs archéologues et voyageurs.

Dès 1830, dans les milieux intellectuels européens, le voyage en Orient, avec son passage obligé en Égypte, devient le rite initiatique par excellence qui relève autant du domaine de la connaissance que de celui de l’imaginaire. Jusque dans les années 1850, l’aventure était périlleuse. Mais les inventions de l’ère industrielle - chemin de fer, navigation à vapeur - vont faciliter l’accès à ces régions.

Le baron hollandais Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt faisait partie de ces « touristes » passionnés des civilisations antiques. Il rapporta de ses voyages une importante collection qu’il offrit en 1877 à la Ville de Cannes.

Félix Bonfils (1831-1885) faisait partie des 250 photographes installés en Orient. Originaire du Gard, il fonda, en 1867, une succursale à Beyrouth (Liban). Ses photographies étaient vendues, au choix, à l’unité ou sous forme d’album. Parmi les images les plus réussies et les plus saisissantes, celle des Momies trouvées dans les tombeaux des rois à Thèbes est présentée dans cette exposition.

Alfred Koechlin-Schwartz (1829-1895) représente l’archétype du « touriste » éclairé et distingué du 19e siècle, à la fois notable et artiste, homme d’affaires et grand voyageur. Les dessins aquarellés présentés ici datent de 1854. Ils ont été réalisés en descendant le cours du Nil, de la Haute à la Basse Egypte, pendant une pérégrination qui durera 3 mois. Vers 1865, il s’installa sur la Côte d’Azur. Il est mort à Grasse en 1895.

Pratique



Pierre Aimar
Vendredi 8 Janvier 2016
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