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Le Roi Lear, de William Shakespeare par la Cie Scène en vie, Théâtre Toursky, Marseille, le 8 février 2013

Le Roi Lear décide de renoncer au pouvoir et à sa puissance pour découvrir de nouvelles valeurs. Il partage son royaume entre deux de ses filles, disgraciant la troisième qui pourtant l'aime véritablement. Mais, abandonné de tous, seul avec son fou, il sombre dans la détresse et dans la folie.


Le Roi Lear © Laurence Fragnol
Le Roi Lear © Laurence Fragnol
Adaptation et mise en scène : Benoit Kopnaieff
Assistante de mise en scène : Anne Claire Brelle
Scénographie et costumes : Marie Muyard
Création lumière : Raoul Tartaix, Gaspard Mouillot
Création musicale : Maria Raducanu, Olivier Depardon, Nadj
Chorégraphie : Adeli Motchan, Cie Encorps à venir

Avec : Pierre Sikirdji, Anne-Sophie Galinier, Laurène Giboreau, Sarah Roux Barrau, Cyril Fagnière, Yann Bertrand
Durée : 2h15
www.toursky.org
Tarifs de 3 à 26 euros
Réservations : 0 820 300 033

Le propos du metteur en scène

La filiation a toujours été pour moi une source d’interrogations et de recherches car je crois qu’elle est un des enjeux majeurs des sociétés. Être né de telle ou telle personne, avoir été aimé ou pas, avoir souffert de l’absence d’un de ses parents, ou des deux, est constitutif de ce que nous sommes et de qui nous serons. Nos espoirs, nos envies, nos secrets les plus intimes sont empreints de cette chose : le rapport entre parents et enfants. Freud y a consacré une vie entière de recherche et depuis un siècle, ses successeurs continuent leurs investigations sur ce thème.
Avant lui, Shakespeare, ce génie anglais, a entrevu de nombreux éléments de la nature humaine. Et il les a portés sur scène avec succès. De toutes ses pièces c’est Le Roi Lear qui nous interroge le plus sur ces questions fondamentales. Il a écrit une grande pièce sur la filiation mais aussi sur le pouvoir, sur l’erreur et les errements, sur la folie... Il a écrit un grand rôle, exigeant mais mythique. Cette pièce, comme son oeuvre, continue de nous interroger et de nous enflammer.
En tant que metteur en scène, j’ai une passion pour le plus grand auteur anglais de tous les temps. J’ai déjà eu l’opportunité de monter quelques unes de ses pièces et ce fut à chaque fois un bonheur. Depuis plusieurs années, je porte en moi cette pièce, je rêve de m’y frotter, de tenter l’aventure et de faire partager au plus grand nombre ce spectacle majestueux du grand William.
Benoit Kopniaeff

Le spectacle

Le Roi Lear, souverain tout-puissant et terrible, ouvre un concours d’éloquence entre ses trois filles, ayant comme objet la meilleure expression de leur amour fi lial. De ce concours dépendra le partage du royaume entre ses filles. Cette folle initiative aura des conséquences tragiques en destituant le Roi Lear de sa propre couronne, et initiera un drame fourmillant d’atrocités et de malédictions.

Ce spectacle réunit plusieurs créations :
- une création scénographique
- qui explorera les différents rapports possibles avec le public ainsi que la présence des éléments naturels, comme l’eau, la terre, …
- une création théâtrale avec un collectif de 6 comédiens sur scène - une création musicale issue de l’articulation entre les musiques actuelles d’influences rock, et la musique traditionnelle de résonance balkanique
- une création chorégraphique qui apportera des sensibilités encore différentes, la chorégraphe étant imprégnée de l’esthétique de la danse Buto.


Pierre Aimar
Mercredi 23 Janvier 2013
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