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La Sulamite dévoilée. Genèse du Cantique des Cantiques de Gustave Moreau. musée des Beaux-Arts de Dijon. Jusqu'au 16 février 2012

Une invitation à entrer dans l'intimité d'un chef-d'œuvre L'acquisition exceptionnelle, en 2008, de huit dessins préparatoires au Cantique des Cantiques de Gustave Moreau est l'occasion de réunir pour la première fois la quasi-totalité des études préliminaires,


Gustave Moreau, La Sulamite © DR
Gustave Moreau, La Sulamite © DR

peintes et dessinées, de ce tableau de jeunesse de l'artiste, provenant pour l'essentiel du musée Gustave-Moreau à Paris.
C'est ainsi près d'une trentaine d'œuvres qui permettent de rentrer dans l'intimité du processus créatif du peintre. La radiographie du tableau ainsi qu'un film, conçu spécialement pour l'exposition, mettent en lumière les hésitations et les revirements de l'artiste.

Le Cantique des Cantiques de Gustave Moreau

Commandé à l'artiste en 1852, le Cantique des Cantiques – l'une des toiles les plus monumentales jamais réalisées par Moreau dont on connaît davantage les petits formats à la préciosité toute byzantine – fut exposé au Salon de l'année suivante, passant presque inaperçu aux côtés des scandaleuses Baigneuses de Courbet. Encore imprégné par la culture romantique de Delacroix et de Chassériau, dont il fut dès 1850 à la fois l'ami et le disciple, l'artiste se passionna très tôt pour la Bible, moins par sentiment religieux ou par souci de se conformer à la tradition de la peinture d'Histoire que par son attirance pour les grands mythes fondateurs de l'humanité. En outre, la Bible était un prétexte à une vision érotisée de l'Orient, immortalisée plus tard par ses hypnotiques Salomé.
Tiré du cinquième chant du Cantique des Cantiques, chef-d'oeuvre de la poésie hébraïque attribué au roi Salomon, le sujet choisi ici illustre l'épisode du viol de la Vierge de Sulam par des soldats ivres. Pour cette oeuvre, Moreau réalisa un nombre considérable d'études d'ensemble et de détails d'une facture sensuelle et nerveuse.
L'exposition réunit pour la première fois autour du tableau dijonnais près de trente études préliminaires – gouaches et huiles, aquarelles, dessins au crayon présentés en feuilles isolées ou en carnets – provenant pour l'essentiel du musée Gustave-Moreau à Paris. A cet ensemble inédit, rarement montré au public, s'ajoute encore, pour souligner la filiation entre Chassériau et Moreau, une peinture et une sélection de trois dessins du peintre romantique, issus des collections du musée du Louvre.

Exposition du 15 octobre 2011 au 16 janvier 2012
Musée des beaux-arts de Dijon
ouvert de 9h30 à 18 jusqu'au 31 octobre et de 10h à 17h à partir du 2 novembre
fermés les mardis et les 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier.
Exposition gratuite


musée des beaux-arts de Dijon
Mardi 8 Novembre 2011
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