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La Fondation Juan March à Madrid expose 33 chefs-d’œuvre d’art abstrait de la Fondation Gandur pour l’art, du 26 février au 5 juin 2016

La Fondation Gandur pour l’Art est le principal prêteur de l’exposition temporaire Lo Nunca Visto. De la pintura informalista al fotolibro de postguerra (1945-1965) inaugurée aujourd’hui à la Fondation Juan March à Madrid, en présence de Jean Claude Gandur.


Georges Mathieu  Composition, 1951  Huile sur toile, 128,5 x 196 cm  Fondation Gandur pour l’Art, Genève [inv.: FGA-BA-MATHI-8]  Crédit : © Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photo : Sandra Pointet
Georges Mathieu Composition, 1951 Huile sur toile, 128,5 x 196 cm Fondation Gandur pour l’Art, Genève [inv.: FGA-BA-MATHI-8] Crédit : © Fondation Gandur pour l’Art, Genève. Photo : Sandra Pointet
Le prêt de 33 œuvres représentatives de la peinture européenne d’après-guerre est extrait de la collection beaux-arts de la Fondation Gandur pour l’Art, l’une des plus importantes collections au monde consacrée à cette période en main privée.

Jean Claude Gandur, président de la Fondation Gandur pour l’Art, explique son intérêt pour cette période: « Je connais cette peinture européenne depuis très longtemps, j’ai grandi avec elle et je l’apprécie. J’ai eu envie de réunir un important corpus d’œuvres significatives d’après-guerre afin de réhabiliter l’expressionnisme abstrait européen resté injustement dans l’ombre de son pendant américain. »

Sur les 160 œuvres présentées à Madrid regroupant de la peinture, de la photographie et des livres, la Fondation Gandur pour l’Art a prêté 33 toiles majeures d’artistes renommés dont Jean Dubuffet, Alberto Burri, Hans Hartung, Georges Mathieu, Pierre Soulages et Nicolas de Stael entre autres, représentatifs d’une scène foisonnante et pleine de vitalité alors même que sont inscrits en elle les stigmates de la guerre.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes – marqués par les épreuves et les traumatismes – se trouvent dans l’impossibilité de poursuivre leur pratique dans la continuité de ce qui prévalait avant-guerre et, en particulier, de recourir à la figuration comme langage artistique. Dans un mouvement de rupture libératrice, l’abstraction placera au centre de sa démarche la libération de la forme et de la composition au profit d’une gestuelle expressive. Face au constat des atrocités produites par la guerre, elle assumera l’irreprésentable.

L’exposition Lo Nunca Visto. De la pintura informalista al fotolibro de postguerra (1945-1965) est visible jusqu’au 5 juin 2016.

Au sujet de la Fondation Gandur pour l’Art

La Fondation Gandur pour l’Art a été fondée par le collectionneur et entrepreneur suisse Jean Claude Gandur en 2010 avec comme mission de préserver, d’enrichir et d’exposer ses collections d’art constituées depuis plus de quarante ans. La mission englobe leur mise à disposition auprès d’institutions muséales, du monde académique et du grand public. S’appuyant sur la conviction de Jean Claude Gandur que la culture doit être accessible à tous, la Fondation encourage l’accès à l'art à travers des expositions temporaires, des prêts d’œuvres, de l'accès en ligne et de la publication de catalogues de référence. Elle a également développé une série de partenariats, notamment avec les Musées d’art et d’histoire de la Ville de Genève (Suisse), l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL – Suisse) et le Musée national centre d’art Reina Sofía, Madrid (Espagne). La Fondation se conforme de manière stricte au code de déontologie du Conseil international des musées (ICOM).

Les collections de la Fondation sont organisées en trois domaines distincts : une collection d’archéologie avec plus de 1’200 objets d’art égyptiens, grecs, romains et proche-orientaux ; une collection beaux-arts de plus de 750 peintures européennes d’après-guerre, ce qui en fait l’une des plus importantes en main privée ; une collection d’arts décoratifs composée de plus de 400 pièces, incluant des œuvres et des objets de décoration du 12e au 18e siècle ainsi que des meubles des plus grands ébénistes du 18e siècle.

Pratique



Pierre Aimar
Vendredi 26 Février 2016
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