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La Figuration Libre Historique d’une aventure Combas, Di Rosa, Blanchard, Boisrond, Basquiat, Keith Haring... exposition 4 juillet au 15 novembre 2015 au Musée Paul Valéry, Sète

L’exposition présentée par le Musée Paul Valéry durant l’été 2015, consacrée à La Figuration libre, et plus particulièrement à ses origines et à son installation sur les scènes nationale et internationale dans la première moitié des années 1980, est pour la première fois proposée par un musée.


Elle réunit des œuvres du groupe des peintres français initiateurs de cette aventure, mais également des artistes américains et internationaux avec lesquels ils se imposés, tels que Jean-Michel Baquiat, Keith Haring, Crash, Kenny Sharf...
À son apparition, en 1981, le groupe constitué par Robert Combas, Hervé Di Rosa, Rémi Blanchard et François Boisrond, déborde d’une énergie déployée tous azimuts et d’une liberté qui ne se départit jamais d’un grand sens de la provocation. La totalité des domaines possibles de la création artistique, quels qu’en soient la forme et le niveau, est brassée avec appétit et vitalité, sans aucune inhibition et souvent avec beaucoup d’humour.

Une réaction formelle à une époque théoricienne
Dans la revue Artistes (octobre-novembre 1981), le critique Bernard Lamarche-Vadel, défenseur de Beuys et de Degottex, décrivait le contexte intellectuel et artistique dans lequel venait d’apparaître la Figuration libre : « Il fut un temps, peu lointain, mais lointain déjà, où peindre et voir se conjuguaient sous le commandement torride d’une brassée de concepts, de problématiques, de références, de connotations, et je ne regrette pas ce temps, je ne regrette rien… Ce temps fut un souterrain nécessaire sans doute. Pour que vienne au jour, encore, une ferveur nouvelle, une passion affirmative nouvelle ». Les jeunes artistes qu’il avait tout récemment présentés à Paris avec l’appui d’Hervé Perdriolle dans les expositions « Finir en beauté » au mois de juin 1981 et « To End in a Believe Glory » au mois de septembre suivant, apparaissent ainsi comme les protagonistes d’une nouvelle ère.

Retour à la peinture, retour à la figuration
Durant les années 1960, plusieurs courants artistiques conduisent, à partir d’options différentes, à une même conséquence : la mort définitive de la peinture.
Le minimalisme et l’art conceptuel entraînent un grand dépouillement des moyens d’expression. L’idée et la méthode apparaissent comme plus importantes que le regard. A bien des égards, la question de la fin de la peinture, qui hante l’esprit des artistes depuis la naissance de l’abstraction, paraît s’imposer comme une réalité. Jusqu’alors hypothèse ou aboutissement entrevu, elle devient un impératif qui prend une tournure idéologique et s’impose comme la norme d’une forme d’art international.
À l’opposé, le Pop Art contribue à la dévaluation de la peinture en s’accaparant, grâce à des moyens de reproduction mécanique, les ressources visuelles fournies par les médias, la publicité et l’industrie, qui constituent l’environnement quotidien de millions d’individus.
Face aux injonctions de diverses natures s’élève alors une forme de contestation. Pour présenter l’exposition Nouvelle subjectivité (1976), Jean Clair annonçait : « […] toute une avant-garde occupe le devant de la scène, alors qu’elle n’est peut-être déjà plus rien. » Par son envergure et son succès, l’exposition rend visible un renversement à l’œuvre. Le regard critique se tourne vers les artistes qui ont fait le choix de la figuration, certes en des sens et en fonction de présupposés parfois très différents.
Le retour à la peinture se confond de fait avec un retour à la figuration.

Une exposition en collaboration avec une autre institution sétoise : L’école des beaux-arts

Alors que le Musée Paul Valéry proposera une vision historique du mouvement de la Figuration libre jusqu’au milieu des années 1980, l'Ecole des Beaux-Arts de Sète présentera des travaux réalisés par Robert Combas et Hervé Di Rosa lorsqu’ils étaient élèves à l’Ecole, et réunira des archives relatives à cette période de leur formation (correspondance des jeunes artistes avec la directrice de l’Ecole, photographies...).

Leur présentation in situ, permettra par ailleurs au public de découvrir la qualité et le charme d’un lieu qui aujourd’hui encore sont évocateurs de celui qu’ont connu les jeunes artistes dans les années 1970.

Commissariat de l’exposition :
Au Musée Paul Valéry
Maïthé Vallès-Bled, conservateur en chef du Patrimoine, directrice du Musée.
A l’Ecole des Beaux-Arts de Sète
Philippe Saulle, directeur de l’Ecole

Pratique

Musée Paul Valéry
148, rue François Desnoyer
34200 Sète
(33) 04 99 04 76 16
www.museepaulvalery-sete.fr

Jours et horaires d’ouverture
Le musée est ouvert tous les jours, du 1er avril au 31 octobre, de 9h30 à 19h00
Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi, du 2 novembre au 31 mars, de 10h à 18h Le musée est fermé le 1er novembre


Pierre Aimar
Mercredi 1 Juillet 2015
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