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LES RÊVES d’Ivan Viripaev, Théâtre de Belleville, Paris, jusqu'au 3 novembre 2013

La pièce a été créée à Irkoutsk en Russie en 2000. La Compagnie « Le chant des rives » l’interprète pour quelques représentations. C’est la première pièce publiée et montée par Ivan Viripaev, témoin d’une jeunesse Sibérienne à bout de souffle, massivement atteinte par le SIDA et consumée par la drogue, qui tente désespérément de rêver.


© DR
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La Fille qui fait des rêves est sur son trapèze. D’en haut elle appelle les quatre autres figures : « Dans ces rêves, il y avait des gens ». La Fille qui est enceinte, la Fille qui a la salive marron, le Gars bègue et le Gars qui est tout le temps gelé entrent sur cette piste déconstruite dont ils admirent la beauté. Ils sont guidés dans leurs rêves, dans leur propre dépendance, dans leur propre fuite. Ils ne communiquent pas entre eux, ils ne se voient pas, sont régis par la Fille qui rêve car ils sont elle, chacun une partie d’elle. Ils construisent leurs rêves, en cheminant par la beauté, la libération, l’amour, Dieu, le nirvana et l’enfer où enfin la communication est possible. Sur scène, ils y cherchent des réponses, communiquent avec difficulté, nous interpellent, tentent de retrouver l’indépendance. Cela se passe chez vous... La pièce ouvre sur cette didascalie, nous sommes chez moi, chez chaque comédien, chez chaque spectateur ; chez chaque acteur de cette aventure.



Nous sommes tous de cette génération qui ne sait pas encore tout à fait ou elle va, et pourquoi. Nous connaissons aussi ceux qui n’y arrivent pas, qui tentent de fuir, qui se perdent. « Chacun récite un conte… » Alors nous racontons. Nous racontons par les mots de Daniil Harms, autre maitre du surréalisme russe, d’un autre temps, témoin lui d’une génération littéraire décimée de ceux qui n’ont pas eu le temps d’être publié avant d’être réduits au silence par le stalinisme.Nous racontons aussi par nos propres mots, nos contes écrits par les comédiens, par des spectateurs, lus au hasard des représentations, envoyés d’en haut par la Fille qui fait des rêves. Un autre personnage… Sur scène, un DJ, créateur de son en direct, accompagne ces personnages, détermine l’univers sonore guidant ainsi la construction : sa rapidité, son aspect, ses interruptions. Il décide, comme la Fille qui fait des rêves et l’auteur, des actions des quatre autres personnages qui perdent petit à petit leur libre arbitre. L’univers sonore de fond est défini alors par ce sixième personnage et peut varier à son gré: de la techno Minimale à des environnements plus oniriques et plus doux. Une musique qui rythme, qui interrompt, qui dialogue avec le texte.





Renseignements pratiques

Mise en scène : Sarah Tick. Collaboration Artistique : Vincent Debost. Avec : Le DJ : Ulrich 
Vantillard. « Yul » La Fille qui fait des rêves : Anne-Laure Gofard. La Fille qui a la salive marron : Marine Behar. Le Gars qui est tout le temps gelé : Pierre-Antoine Billon. La Fille enceinte : Héloïse Lesimple. Le Gars bègue : Yoann Piquet. Musique et création sonore : Yul.Entrée musicale sur les morceaux du label Pikimup.



Avec la participation amicale de Fif - Clarinette/ Clarinette basse ; Caroline Villain - voix soprano ; Olivier Daviaud - violoncelle ; Olivier Azemar - guitare. Scénographie : François Couturier et Amélie Lengrand. Costumes : Elysa Masliah. Chorégraphie : Diana Ringel. Lumières : Boris Van Overtveldt. Voix : Olga Kokorina.Visuel : Amélie Lengrand. Traduction Gilles Morel, Elisa Gravelot et Tania Moguilevskaia.


http://www.lechantdesrives.com



Publication : Les Solitaires Intempestifs. En partenariat avec Proarti, Radio Nova et la Spedidam.

Réservations :

Théâtre de Belleville
94 rue du Faubourg du temple
75011 Paris
Par téléphone : 01 48 06 72 34
reservations@theatredebelleville.com


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Pierre Aimar
Mercredi 30 Octobre 2013
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