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L'Homme à tête de chou, Grand Théâtre de Provence,Aix-en-Provence, du 5 au 7 mai 2011

Le Grand Théâtre de Provence est heureux de présenter du 5 au 7 mai 2011, une étonnante création de 2009 du chorégraphe Jean-Claude Gallotta, L'Homme à tête de chou.


L'homme à la tête de chou © Brigitte Enguerand
L'homme à la tête de chou © Brigitte Enguerand
Le chorégraphe et ses 14 danseurs retracent la passion noire et érotique de l'homme à tête de chou amoureux fou de Marilou, la shampouineuse. Gallotta achève ainsi un projet mené durant plus de 3 ans aux cotés du chanteur Alain Bashung, rendant hommage à ce dernier, disparu peu de temps avant la finalisation.

Le spectacle rassemble les chansons audacieuses et poétiques de Serge Gainsbourg, revisitées et ré orchestrées par Alain Bashung avec des musiques additionnelles de Denis Clavaizolles, et la mise en scène tragique d'une beauté troublante et d'une folle énergie de Jean Claude Gallotta.

Le mot de Jean-Claude Gallotta

Cette aventure artistique était placée sous le signe de l'absence, celle de Gainsbourg, celle aussi de Marilou, le personnage central de l'album l'Homme à tête de chou. Je travaillais sur cette notion pour le spectacle. J'en avais parlé à Alain Bashung. Et voilà qu'il s'absente à son tour. Nous le savions malade mais nous pensions qu'il serait avec nous jusqu'au bout, qu'il viendrait voir le spectacle et même, pourquoi pas, qu'un soir il y participerait, en live. Il nous reste le formidable cadeau qu'il nous a fait avec la complicité de Denis Clavaizolle et de Jean Lamoot d'avoir réorchestré, arrangé, chanté et enregistré pour nous cet album auquel il travaillait encore les dernières semaines.

A la façon des films noirs américains, l’histoire est construite comme un long flash back. Mi-homme mi-légume, l’Homme à tête de chou revit l’histoire tragique de son amour fatal pour Marilou qui l’aura conduit à la folie et au crime. Sur un plateau nu, sans meuble ni décor, Jean-Claude Gallotta met en scène cette histoire en différents tableaux chorégraphiques interprétés par une troupe de quatorze danseurs. Le chorégraphe achève ainsi un projet mené plus de 3 ans aux cotés d’Alain Bashung, et par la finalisation en 2009 de cette création, rend hommage à ce dernier. Les chansons pleines d’audace poétique de Serge Gainsbourg ont été enregistrées par Alain Bashung avec de nouvelles orchestrations et des musiques additionnelles de Denis Clavaizolle.

J'ai croisé l'Homme à tête de chou à la vitrine d'une galerie d'art contemporain. Sous hypnose, j'ai poussé la porte, payé cash, et l'ai fait livrer à mon domicile. Au début, il m'a fait la gueule, ensuite il s'est dégelé et a raconté son histoire. Journaliste à scandales tombé amoureux d'une petite shampouineuse assez chou pour le tromper avec des rockers, il la tue à coups d'extincteur, sombre peu à peu dans la folie et perd la tête qui devient chou. Serge Gainsbourg

Jean-ClaudeGallotta

Gallotta commence la danse à 20 ans après avoir étudié aux Beaux Arts. Fort de cette expérience, il imposera son style de chorégraphies pluridisciplinaires intégrant textes,musiques et interventions plastiques. A New York, il découvre le travail de Merce Cunningham qui influencera durablement sa pratique.

En 1979, il fonde avec Mathilde Altaraz le Groupe Emile Dubois qui s’intégrera bientôt à la Maison de la Culture de Grenoble dont il prendra la direction. Il la rebaptise le « Cargo » en 1986, Cargo qui deviendra CDN (Centre Dramatique National). Il crée alors Ulysse, son premier ballet, les décors et les costumes sont blancs en signe d’innocence, de commencement. Le spectacle sera vivement acclamé et fera une tournée au Japon et en Amérique du Nord, imposant un certain renouveau de la danse contemporaine. Gallotta le reprendra 26 ans plus tard sous le nom de Cher Ulysse.
En 1987, il élaboreMammame, autre grand succès.
Entre 1997 et 2000, il travaillera au Japon avec le département danse du Shizuoka Performing Arts Center.
En 2004, il élabore un spectacle nommé Trois générations qui rassemble des enfants et d’anciens danseurs de la compagnie. Avec Hans Peter Cloos, il travaille ensuite sur Les Sept péchés capitaux de Bertolt Brecht sur une partition de KurtWeill.

À plusieurs reprises, Jean-Claude Gallotta travaille à des projets audiovisuels. Il réalise plusieurs longs métrages. Il est également metteur en scène de textes de Jean-Marie Piemme et Bernard Pouy. Gallotta est l’auteur d’un livre autour de sa pratique Mémoire d’un dictaphone, il existe aussi un recueil d’entretiens du chorégrahe nommé Les yeux qui dansent.
En 2009, il présente L'Homme à tête de chou, chorégraphie tirée d'une histoire signée Serge Gainsbourg, et dansée sur une musique enregistrée par Alain Bashung


Pierre Aimar
Lundi 21 Mars 2011
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