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Jerry Schatzberg / L’Epouvantail / Guillaume Canet à l’ouverture du festival Lumière, Lyon, du 15 au 21 octobre 2012

L’ouverture du festival Lumière aura lieu le 15 octobre à 20h dans la grande Halle Tony Garnier qui contient 4500 places, et se déroulera en présence de nombreux invités.
Le festival Lumière se déroule du 15 au 21 octobre dans les salles de cinéma de Lyon et du Grand Lyon. Le 20 octobre, Ken Loach succèdera à Clint Eastwood, Milos Forman et Gérard Dépardieu pour recevoir le 4e Prix Lumière. En six jours et un soir, plus de 80.000 personnes sont attendues.


C’est le film de Jerry Schatzberg, L’Epouvantail (Scarecrow), Palme d’Or du Festival de Cannes en 1973, qui fera l’ouverture du 4e festival Lumière qui se déroulera à Lyon et dans le Grand Lyon du 15 au 21 octobre prochains.

Le film sera projeté en copie neuve et restaurée en présence du réalisateur, accompagné de Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux.
Il sera présenté par Guillaume Canet, invité spécial de cette soirée, ami du cinéaste avec lequel il a tourné son dernier film, The Day the Ponies Come back en 2000. Max Von Sydow, Jacqueline Bisset, Lalo Schifrin, Tim Roth, Agnès Varda, Mark Cousins, Nicolas Winding Refn, invités des premiers jours du festival assisteront également à cette soirée, ainsi que de nombreuses vedettes dont la liste sera dévoilée prochainement.

Jerry Schatzberg
Né en 1927 dans le quartier du Bronx à New York, d’abord célèbre comme photographe dans les années 60 (on lui doit notamment des portraits d’artistes, des photos sur l’univers de la mode et un travail sur Bob Dylan période Blonde on Blonde), Jerry Schatzberg est l’auteur de l’une des entrées les plus éclatantes et remarquées de l’histoire du cinéma avec trois films qui ont alors marqué leur époque : Portrait d’une enfant déchue (Puzzle of a Downfall Child) réalisé en 1970, Panique à Needle Park (The Panic in Needle Park) sorti l’année suivante et L’Épouvantail (Scarecrow) en 1973.

Avec cette histoire très seventies de Max et Lion, deux déclassés (Gene Hackman et Al Pacino) qui se rencontrent par hasard sur la route des vagabonds et que le destin va unir, Jerry Schatzberg remporta la Palme d’Or au Festival de Cannes.
En raison de la difficulté à trouver de belles copies, le film était devenu impossible à voir sur grand écran. Grâce à Warner, le studio d’Hollwyood qui produisit le film, et à Park Circus qui en détient les droits mondiaux, le film a été restauré et tiré en copie neuve spécialement pour le festival Lumière, dont la vocation est de montrer les classiques et les raretés de l’histoire du cinéma en copies restaurées, dans des salles de cinéma, pour un public contemporain, et en présence d’artistes d’aujourd’hui.

Comme pour de nombreux films qui chaque année retrouvent les spectateurs, L’Epouvantail sera à nouveau visible sur grand écran, à Lyon, puis en France, ainsi que très prochainement aux Etats-Unis.
« C’est une belle surprise qu’on me fait là et c’est une joie immense qui m’emplit à l’idée que les gens puisse redécouvrir ce film, déclare Jerry Schatzberg. i[La France a toujours été mon pays de coeur, depuis Cannes en 1973. Mes deux premiers films ont été récemment réédités en DVD [en France par Carlotta films] et voilà que celui qui me tenait le plus à coeur revit à nouveau. Je suis fier de le montrer à l’ouverture du festival et dans cette ville que j’ai eu le plaisir de photographier. En plus, je suis heureux de retrouver mes amis français et fier de savoir que Guillaume sera sur scène pour m’accueillir. » ]i

C’est en effet l’un des principes du festival Lumière que d’avoir des cinéastes et des comédiens pour présenter des oeuvres de leurs aînés. Guillaume Canet est un admirateur de Jerry Schatzberg, le cinéaste comme le photographe, et il ont tourné ensemble un film en 2000 : The Day the Ponies come Back. Il a accepté avec enthousiasme d’être présent.
L’Epouvantail succède à Chantons sous la pluie qui avait ouvert le festival en 2010 en présence de Stanley Donen et à The Artist dont Lyon avait accueilli, en présence de l’équipe, l’avant-première nationale, après son triomphe cannois et avant son épopée aux Oscars. Pour cette projection, le festival Lumière remercie Warner et Park Circus, ainsi que BNP Paribas. Le public pourra ainsi redécouvrir une des plus grandes oeuvres des années 70. « Dans ce film, écrit Thierry Frémaux, Jerry Schatzberg filme l’idée que les États-Unis appartiennent à l’humanité tout entière : un pays où les gens doutent, espèrent, se battent – on l’a parfois oublié ces derniers temps d’hégémonie mondiale. C’était le cinéma américain des années 70, et tout changera avec les années 80. À l’image de bon nombre d’artistes et d’oeuvres de cette décennie glorieuse, et dans une fin déchirante, Schatzberg et L’Épouvantail ne cessent de dire que les choses auraient pu être différentes. » (extrait du catalogue)


Pierre Aimar
Lundi 17 Septembre 2012
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