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Jaroslav Juren et François Bonnot, Ferme des Arts, Vaison la Romaine, du 5 octobre au 30 novembre 2012

L’un peint, l’autre sculpte. Rien ne les rapproche tant que leur intérêt pour la figure humaine et les lieux construits, architecturés.
François Bonnot réduit ses personnages au plus petit, ils ne sont là que pour donner une échelle, signifier une attente ou porter un regard sur un horizon incertain.
Jaroslav Juren traite ses personnages en très grand et à grands traits. Ils constituent le corps même de sa peinture et de ses aplats colorés.


Jaroslav Juren, peintre

Né à Prague en 1943, Jaroslav Juren étudie à la faculté des techniques audio-visuelles, puis à l’école des arts décoratifs à la Villa Arson de Nice. En 1973, il obtient son diplôme national des Beaux Arts. Il vit et travaille dans le Vaucluse depuis 1975.

Paul Cézanne et le colonel
Le colonel de l’armée tchèque cachait un fin collectionneur : «La nuit à la tête de ma colonne de chars, je pense à mes tableaux. Avec ma vie militaire, je les protège de la confiscation». Et, au retour des manœuvres du Pacte de Varsovie, il me montrait ses trésors. J’avais une douzaine d’années, c’était à Prague.
Pour la première fois, je sentais un frisson parcourir ma colonne vertébrale en regardant la peinture. Ce frisson délicieux, je le recherchais ! Je le dois à Paul Cézanne mais aussi à Emilie Filla, Georges Braque, Juan Gris. Je suis revenu souvent vers cette collection clandestine pour revoir les Pommes, les Baigneuses et la montagne Sainte- Victoire. J’y ai appris la parenté qui reliait Cézanne aux plus jeunes, Matisse, Picasso et autres pourvoyeurs de sensations (en musique, leur répondent pour moi, Monteverdi, Stravinsky, Janacek, Dutilleux). La liberté qu’ils me proposent m’inspire gratitude et amitié. C’est pour cela que je vis en Provence, non loin d’une autre montagne fameuse, le mont Ventoux. Dans ce sud, la couleur a franchi la frontière du trait et transmis à la peinture cette audace face au sujet.
Ainsi, Paul Cézanne à sa femme : «Je voudrais que tu poses comme une pomme».
Jaroslav Juren et François Bonnot, Ferme des Arts, Vaison la Romaine, du 5 octobre au 30 novembre 2012

François Bonnot, plasticien

François Bonnot, vit et travaille à Genève et à Crestet (Vaucluse)

Résolument contemporain dans son expression avec cependant un désir de classicisme et de retour à « l’oeuvre » se développant dans la durée et l’approfondissement de ses thèmes.
François Bonnot se situe peu dans le monumental (sauf concours d’architecture). Il n’est guère à l’aise dans l’abstraction, se plaît d’avantage à la représentation lisible des choses ou des lieux. Lorsque la figure humaine est présente, sous une forme modelée, c’est plus pour donner son échelle à un espace construit, à une architecture imaginaire que pour en détailler les formes corporelles. Ou encore, la figure humaine est là pour déterminer par son regard porté un espace ou un paysage. Car le paysage sculpté ou construit n’est pas loin. On pourrait presque dire qu’il est un sculpteur paysagiste.
François Bonnot emploie des matériaux divers : terre, métaux coulés (acier, bronze, aluminium), bois, ciment, résines , etc.
Jaroslav Juren et François Bonnot, Ferme des Arts, Vaison la Romaine, du 5 octobre au 30 novembre 2012

Pratique

Ferme des Arts
Vaison-la-Romaine
Exposition du 5 octobre au 30 novembre 2012
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h30 - le samedi de 15h à 17h30


Pierre Aimar
Lundi 24 Septembre 2012
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