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Henrik Plenge Jakobsen, A thing of the mind, galerie Patricia Dorfmann, Paris, du 1er décembre au 12 janvier 2013

La Galerie Patricia Dorfmann présente la deuxième exposition personnelle de Henrik Plenge Jakobsen.


A Thing of the Mind / Une chose de l’esprit

Henrik Plenge Jakobsen, Littorina Littorea, Langhammers, 2011 - 16 mm film noir et blanc.
Henrik Plenge Jakobsen, Littorina Littorea, Langhammers, 2011 - 16 mm film noir et blanc.
« Pendant longtemps j’ai voulu explorer la mer Baltique. En partant d’instincts purement idiosyncrasiques, cette recherche devait s’engager vers la voie la plus libératrice possible. J’habite à Copenhague et la mer Baltique est juste devant ma porte. J’ai toujours été intrigué par son mélange d’eau douce et d’eau salée, ainsi que par son rôle essentiel dans l’histoire de l’Europe du Nord, pour la pêche, le commerce, la guerre, et plus récemment dans le secteur de la culture et des loisirs. La Baltique, qui présente de nombreuses particularités en termes de biologie, d’hydrologie et de géologie, a connu plusieurs stades depuis la dernière glaciation. Si ses eaux sont aujourd’hui saumâtres, des changements incessants dus à la hausse et à la baisse consécutives de leurs niveaux au cours des millénaires l’ont fait évoluer d’un simple lac d’eau douce en une mer dont le taux de salinité avoisine celui de l’Atlantique.
J’ai initié une série d’actions sculpturales qui ont été filmées pendant le solstice d’été sur les côtes d’un certain nombre d’îles mythologiques suédoises et danoises de la Baltique. Les acteurs y jouent avec et contre les principaux protagonistes que sont le paysage côtier et la mer elle-même. Le niveau des eaux étant monté puis descendu durant la préhistoire, toutes les actions se déroulent à l’emplacement d’anciens fonds marins. Elles ont été tournées entre l’actuel rivage et l’ancien tracé du littoral. Ce voyage fut un exercice mental, un élan romantique et une incitation à la liberté dans un rapport aux textures, aux rituels, à l’aliénation et à l’instant avant et après le langage ».


Pierre Aimar
Samedi 24 Novembre 2012
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