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Exposition « Strategic Deception » au site archéologique et musée d’Ensérune (34), d'avril à octobre 2011

Les monuments sont des lieux de vie pour les hommes, mais également pour les animaux qui les accompagnent. À travers toute la France, d’avril à octobre 2011, 35 d’entre eux célèbrent cette présence de l’animal à travers une programmation faisant dialoguer patrimoine et art contemporain.


Exposition « Strategic Deception » au site archéologique et musée d’Ensérune (34), d'avril à octobre 2011
Au cours du temps, chiens, chevaux, abeilles, oiseaux ou bien d’autres bêtes encore, ont, du château au monastère, habité ces lieux historiques. C’est ce que rappelle l’intervention des artistes tels Johan Creten, Berlinde de Bruyckere, Ugo Rondinone, Gavin Younge, Erik Nussbicker ou Christian Gonzenbach à travers des oeuvres très diverses : sculptures, installations, vidéos, photographies, dessins.
Et après avoir, le temps de la manifestation nationale Monuments et Animaux, colonisé divers sites à travers la France, certaines bêtes hiverneront à Paris. Elles viendront peupler une forêt mystérieuse implantée au sein de la Conciergerie. En s’aventurant dans cet espace sauvage, le public fera d’étranges rencontres. Au gré de sentiers à thème – l’allée des chimères, la route du lac ou le chemin du bout du monde –, il découvrira des oeuvres surprenantes : objets de fantasme, miroirs réfléchissant nos travers et nos faiblesses ou témoins alarmants des grands enjeux environnementaux, les créatures ici rassemblées illustrent les diverses fonctions de l’animal dans l’imaginaire de nos contemporains.

Commissaire : Claude d’Anthenaise, Directeur du Musée de la Chasse et de la Nature, assisté de Raphaël Abrille, Conservateur au Musée de la Chasse et de la Nature.

Strategic Deception, vidéo, Anne Deleporte – Ensérune
Renouvelant la méditation sur les ruines et sur les civilisations disparues, Anne Deleporte
établit un parallèle entre les vestiges de l’oppidum d’Ensérune et, sur l’autre rive de la Méditerranée, le site meurtri de Gaza. Comme au zoo de Gaza, un âne déguisé en zèbre, vient, par sa présence pacifique, apporter un message d’espoir et de tendresse.

Anne Deleporte
Née en France en 1960, vit et travaille à Paris et à Brooklyn, Etats-Unis. Une fois diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Caen et de Bourges, elle poursuit dans les domaines photographique et vidéo aussi bien que dans celui de la peinture, une recherche plastique sur la perception de la couleur. Ses travaux récents s’apparentent à la sculpture. Utilisant des documents ou des objets familiers, elle en recouvre la surface d’une couche de peinture uniforme qui isole certains détails et perturbe leur appréhension au profit d’une nouvelle cohérence formelle.

Le site archéologique et musée d’Ensérune

L’oppidum d’Ensérune, perché sur une colline aux pentes escarpées et de vaste superficie, offre une protection naturelle idéale pour un village gaulois. Ce type d’habitat en hauteur est caractéristique du monde indigène de la Gaule méridionale, de l’âge de bronze à la conquête romaine. Ce site, dont on ignore le nom antique, a été habité sans discontinuité du milieu du VIe siècle avant notre ère au Ier siècle de notre ère. Il connut trois phases d’occupation. Tout d’abord, du VIe à la fin du Ve siècle avant J-C., l’habitat, encore très modeste, est bâti en ordre dispersé et se compose de cabanes en torchis ou pisé. De nombreux silos creusés dans le rocher servent de réserves à provisions. Durant la deuxième période, de la fin du Ve à la fin du IIIe siècle avant J-C, une véritable ville s’établit, alors que l’ouest de la colline est réservé à la nécropole. C’est une période de prospérité et d’échanges nombreux avec le monde méditerranéen. À la fin du IIIe siècle avant J-C, la ville se développe sur toute la colline qui sera totalement abandonnée au profit d’habitats de plaine au Ier siècle après J-C. Le site, qui domine la plaine de plus de 100 mètres, occupe une superficie de 600 mètres d’est en ouest, sur 150 mètres du nord au sud. Au début du siècle, Ensérune était un plateau couvert de friches et de vignes. Les archéologues qui se sont succédés, ont peu à peu transformé le sommet de la colline en jardin aux multiples essences qu’il est interdit de cueillir. Le site archéologique d’Ensérune est ouvert au public par le Centre des monuments nationaux.

Pratique

Centre des monuments nationaux
Site archéologique d’Ensérune
34440 Nissan-lez-Enserune
tél. 04 67 37 01 23
www.monuments-nationaux.fr
Horaires sous réserve :
Avril et septembre, 10h à 12h30 et 14h à 18h
Mai à août, 10h à 19h
Octobre à mars, 9h30 à 12h30 et 14h à 17h30
Dernier accès 60 mn avant la fermeture
Fermé
les lundis de septembre à avril
1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre


Pierre Aimar
Mercredi 20 Avril 2011
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