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Exposition Mireille Amalvict, photos, Ferme des arts, Vaison-la-Romaine, du 25 mars au 28 avril 2011

Mireille Amalvict photographie la trace ; celle laissée par l’homme derrière lui, celle de l’espace investi ou abandonné par l’humain, celle de l’invisible, du petit, du humble, de l’anonyme. Elle photographie la trace de celui qui n’en laisse pas, elle nous rend témoins de l’existence du méconnu, nous amène à remarquer l’ignoré et met en lumière l’inexploré.


Mireille Amalvict, détail
Mireille Amalvict, détail
Infirmière de formation, Mireille Amalvict découvre un nouvel univers de création avec la photo à près de 50 ans. Elle obtient un CAP photo et nous convie, dès lors, à la suivre vers toujours plus d’insolite et de sensibilité.
L’originalité de sa démarche vient de sa tardive acceptation à se « donner à voir ». Il a fallu la proposition de collaborer à un spectacle/expo (où, le temps d’une soirée et parallèlement à un spectacle de clown, elle expose une vingtaine de ses photos sur les murs du théâtre des lucioles à Avignon) pour déclencher le goût de partager ses oeuvres.
Le talent et le savoir-faire de cette artiste en pleine évolution ont été reçus avec enthousiasme par un public surpris et conquis, toujours plus nombreux au cours des différentes expositions qui ont suivi.

Mireille Amalvict photographie avec le désir de se rapprocher au plus près du sujet ; elle porte un regard particulier sur les éléments, entraînant le spectateur dans sa recherche du détail et de la quintessence.
Elle a, de la photo, une conception extrême, ne la retouchant absolument pas ou, au contraire, la transformant jusqu’à en extraire le principe essentiel. Elle recherche la prise de vue en lumière naturelle. Aucun artifice dans son oeuvre, aucune manipulation du sujet, aucune composition autre que spontanée. C’est à cette discipline que ses photos doivent leur pureté ; la nature y est brute, les visages sans fard, les matières primitives.

Les photos sont pour la plupart tirées sur papier. Après avoir longtemps utilisé un format 20x30 elle expérimente d’autres dimensions, grands formats, carrés…
Pour certaines séries elle a préféré d’autres supports de tirage :
· le plexiglas qui préserve la transparence et favorise les jeux de lumière comme pour les séries « spiruline » ou « herbes folles »
· la bâche qui exalte le grain, la densité, la « grossièreté » de la matière comme pour la série « empreintes humaines ».


Pierre Aimar
Lundi 14 Mars 2011
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