Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Exposition Esquisses peintes de l’époque romantique : Delacroix, Cogniet, Scheffer... au Musée de la Vie Romantique, Paris, du 17 septembre 2013 au 2 février 2014

Dès 1767, Diderot s’enflammait : « Pourquoi une belle esquisse nous plaît-elle plus qu’un beau tableau ? C’est qu’il y a plus de vie, moins de forme ».


Théodore Chassériau (1819-1856),  Bacchantes et Satyres, 1840-1841 © Orléans, musée des Beaux-arts / François Lauginie
Théodore Chassériau (1819-1856), Bacchantes et Satyres, 1840-1841 © Orléans, musée des Beaux-arts / François Lauginie
Au musée de la Vie romantique, dans l’enclos Chaptal, le peintre Ary Scheffer, l’un des maîtres du romantisme, a vécu plus de vingt ans. Il a fait construire en 1830 deux ateliers dans lesquels une part essentielle de son oeuvre a été pensée, composée puis exécutée. Dans ces lieux, le visiteur est amené à se demander comment un tableau s’élabore avant d’être rendu public.

C’est aujourd’hui dans cette intimité de la création que l’exposition propose d’entrer grâce à des prêts exceptionnels, notamment une quinzaine d’oeuvres d’Eugène Delacroix – dont on fête les cent cinquante ans de la disparition – venant du musée national Delacroix, du musée des Beaux-Arts de Lille, du musée d’Orsay et du Petit Palais. L’exposition met à l’honneur certains des plus remarquables « esquisseurs » romantiques, parmi lesquels Léon Cogniet dont le fonds d’atelier est conservé au musée des Beaux-Arts d’Orléans ou, naturellement, Ary Scheffer, grâce à la générosité du musée de Dordrecht, sa ville natale. Enfin, l’Ecole des Beaux-Arts, véritable conservatoire des « travaux d’étudiants », permet d’offrir un panorama d’oeuvres méconnues ayant remporté les concours organisés en son sein.

L’esquisse est l’une des étapes du processus de fabrication du tableau. Elle permet à l’artiste d’en expérimenter la validité, en petit, avant de l’exécuter en grand. Sa fonction est donc avant tout de fixer la composition mais, depuis le milieu du XVIIIe siècle, elle est presque devenue un genre à part entière défini par la rapidité et la spontanéité du pinceau.

L'exposition présente une sélection d'une centaine d’esquisses, prémices d'oeuvres maintenant célèbres, variantes pour une même peinture témoignant des choix du peintre ou du commanditaire, ou encore projets n'ayant pas abouti.

Pratique

Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal 75009 PARIS
Tél. 01.55.31.95.67
Fax. 01.48.74.28.42
Ouvert tous les jours
sauf le lundi et les jours fériés
Accès gratuit aux collections permanentes
www.museedelavieromantique.paris.fr


Afficher Musée de la Vie romantique sur une carte plus grande


Pierre Aimar
Mercredi 11 Septembre 2013
Lu 234 fois


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 199





Inscription à la newsletter