Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Du pont du Gard au ... site du pont du Gard

En 1985, après le classement au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, le Conseil général prend la décision, prévoyant l’afflux touristique, d’aménager un site culturel et touristique tout autour du Pont du Gard.


Un site exceptionnel

Pont du Gard
Pont du Gard
Considérant la fréquentation du site et l’état alarmant de dégradation, il s’avère nécessaire, tout autant de le protéger que de le mettre en valeur : pas de structure d’accueil, pas d’information culturelle ou touristique pour les 6 à 10 000 visiteurs estivaux quotidiens. Il faut donc agir.
Rejet de l’idée d’un parc d’attraction à thèmes, remplacée par la nécessité d’un aménagement du site historique et écologique du Pont du Gard .
Le Pont du Gard est le monument antique le plus visité de France, avec plus d’un million de visiteurs par an. Il se dresse véritablement au travers de la vallée du Gard et ses arches superbes ont frappé le regard de tous les écoliers d’Europe au travers de livres variés : histoire, géographie, français, relations de voyages, et pour les adultes guides touristiques en tous genres.
Chacun de nous visiteur cultivé ou touriste dérouté de la plage pour une journée d’été maussade, le porte un peu en lui : c’est cela le patrimoine. Et on veut ou on rêve de le découvrir.
Tout autour, une garrigue dense et parfumée, qui a été longtemps sauvage et digne des plus belles parties de chasse de La gloire de mon père sur 165 hectares laissés libres à la déambulation des piétons, jusqu’aux carrières de pierre qui ont servi à édifier le monument.
Avant les aménagements, nature piétinée, pinèdes salies, chemins trop fréquentés, il a fallu trancher : des parkings ont été créés, un peu loin du site, aménagés dans le respect du cadre ; des bâtiments construits, accueil, hôtel et gastronomie, lieux de conférences et musée à demi enterré pour ne pas nuire au site ; une promenade s’offre au visiteur des toilettes, de l’ombre sous des toiles … et des poubelles. L’absolue nécessité pour une telle fréquentation.

Mémoires de garrigue

Depuis le printemps 2003 s’est ouverte l’exposition en plein air, Mémoires de garrigue à travers 15 hectares de parcelles agricoles restaurées ; elle met en valeur le travail des hommes qui les ont façonnées depuis 2 000 ans ; agriculture, forêts, pâturages.
L’histoire de ce paysage bien particulier traversé par le bel aqueduc âgé de 2 000 ans montre la symbiose des différents éléments, nature, cultures et vestiges antiques.
Au musée, l’un des grands thèmes abordés est l’eau, venue des Cévennes et conduite à Nîmes jadis par l’aqueduc. L’eau, un problème qui ne saurait laisser indifférent l’homme du XXI e siècle qui risque bien d’en manquer s’il continue de la gaspiller.
Autre thème présenté : la construction de l’aqueduc et des autres ouvrages d’art romains.
Qui n’a pas vu s’édifier le Viaduc de Millau ?
Le Roi-Soleil ne supportait pas que les Romains aient pu être de bien plus grands bâtisseurs que ses architectes. Louis voulait amener de fort loin l’eau nécessaire aux fontaines de Versailles. Petit hic, il fallait construire un aqueduc vertigineux, plus haut que le plus haut des aqueducs romains. Qu’importe ! Ce que veut le Roi a force de loi mais pas de miracle. Les ingénieurs du 17e siècle échouèrent lamentablement dans leur entreprise et une autre solution fut mise en place.
Quant au viaduc de Millau, l’architecte en chef a assuré qu’il serait encore debout dans ... 200 ans. Pas très optimiste !

Abonnez-vous à Sortir ici et ailleurs


pierre aimar
Vendredi 18 Janvier 2008
Lu 1485 fois


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 12










Inscription à la newsletter