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Didier Philispart, Scènes de Danse, Hall d'entrée du KLAP (Maison pour la Danse), Marseille, octobre 2012, par Philippe Oualid

L'exposition de Didier Philispart, présentée dans le hall d'entrée du KLAP, révèle au public un jeune et talentueux créateur d'images qui, après des études d'informatique, a découvert l'univers du numérique et décidé de consacrer le plus clair de son activité à la photographie de danse.


© Didier Philispart
© Didier Philispart
Impressionné par l'engagement physique des danseurs d'aujourd'hui, il avoue se livrer à la photographie à la fois par plaisir et par défi : plaisir esthétique, puisqu'il s'agit de faire éprouver une émotion visuelle, défi dans la mesure où il s'agit de surmonter bon nombre d'obstacles, de difficultés suscités par les éclairages insuffisants ou les mouvements très rapides des danseurs sur le plateau.

La prouesse saute aux yeux lorsque l'on contemple les photos du Ballet Béjart Lausanne où le corps intégral du danseur virtuose est photographié dans l'énergie d'une figure chorégraphique d'envolée, jambes tendues, qui permet de se replonger en imagination dans le dynamisme d'un mouvement éblouissant dont l'authenticité emplit de force la vision (cf Onuki Masayoshi dans le ballet Dionysos). Net et précis, le regard sur les danseuses proscrit par ailleurs tout gros plan provocateur sur des membres ou des parties du corps. Aussi Didier Philispart sélectionne toujours les prises de vues éloquentes qui dégagent, par leurs traits distinctifs, la signification essentielle du ballet, comme ce plié en équilibre sur pointes, bras étendus en seconde, de Katharina Christl qui caractérise le sixième pas, une pièce de Michel Kelemenis, ou cette arabesque parfaite de Môme Marquette dans Avez-vous vu les cygnes du Lac ? de Jean-Christophe Paré.

Enfin voici une exposition de qualité qui rend sensible l'exercice de la politesse et du respect vis à vis des danseurs classiques, mais qui nous enseigne aussi que photographier une scène de danse relève d'une sorte d'investissement général où culture et goût doivent être pris spontanément en considération.
Philippe Oualid


Pierre Aimar
Dimanche 30 Septembre 2012
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