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De l’art de se voiler la face, Galerie Maubert, Paris, du 5 février au 28 mars 2015

Artistes : Erik Nussbicker, Lionel Sabatté, Hans Lemmen, Eric Guglielmi, Szajner, Edwart Vignot


Erik Nussbicker
Erik Nussbicker
De l’art de se voiler la face rassemble six artistes contemporains qui ont choisi de croiser les regards des hommes et des animaux pour livrer leur vision du monde. D’une quête des origines, à la dénonciation des excès de la modernité.

Szajner explore le mystère de la vie, l’invisible, ce que l’on ne peut voir. Il dénonce, à travers des vanités contemporaines en référence à l’histoire de l’art, comment notre société spécule sur les biens inestimables offerts par la nature. Un déséquilibre que l’on ne veut pas voir.
Chez le photographe Eric Guglielmi, l’animal n’intervient que pour mettre en avant les différences de perception de la violence des actes humains, l’illusion d’une liberté fantomatique et l’urgence de l’action de l’homme.

Les œuvres d’Erik Nussbicker éprouvent notre regard sur la mort, les limites de notre enveloppe charnelle, notre place dans la nature. Hybridations psychopompes, façonnées notamment à partir d’ossements d’animaux ou d’exosquelettes d’insectes, elles sont pour l’homme un terrain d’actions : souffler, jouer, nourrir, méditer… Des rituels apotropaïques pour mieux comprendre le monde, nos origines, notre finalité.

Le travail de Lionel Sabatté interroge sur le vivant et sa ré-génération. En utilisant des matériaux récupérés - poussières humaines, pièces de monnaies, ongles, peaux mortes, thé noir du Yunnan - il redonne corps, répare. La mort et la vie communiquent. La beauté et l’informe s’accouplent. Corps humains nichés au cœur d’un papillon, ou animaux reproduits à partir de restes humains, ses sculptures induisent une réflexion sur le temps, l’histoire et ses échanges, un voyage au cœur des formes de la nature, des espèces disparues et des abîmes de l’inconscient humain.

Dans son œuvre graphique, Hans Lemmen poursuit une inlassable quête des origines, où hommes et animaux vivaient en harmonie. Ecologiquement engagé, il dénonce les souffrances de la terre et des espèces vivantes malmenées par la modernité, l’urbanisme incontrôlé, l’irrémédiable destruc-tion de la mémoire, en empruntant les codes esthétiques de l’art rupestre préhistorique.

Edwart Vignot questionne la finalité même de l’œuvre d’art à travers une mise en abîme de la représentation animale. « La nature imite l’art », phrase d’Oscar Wilde, qu’il révèle à même le corps d’un cheval dressé imitant la position du Cheval Mort de Géricault que l’artiste possède. Objets, performances, vidéos, installations et œuvres originales de Géricault, forment un ensemble d’œuvres caractéristiques du travail de l’artiste autour de sa collection des grands maîtres et de la représentation animale dans la peinture du 19ème siècle.

Pratique

Galerie Maubert
20 rue Saint-Gilles
75003 Paris

+33 (0)1 44 78 01 79
galeriemaubert@galeriemaubert.com
www.galeriemaubert.com



Pierre Aimar
Jeudi 18 Décembre 2014
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