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Bokassa, un nom difficile à porter ? Quand Guy Bedos pose cette question à Jean-Barthélémy Bokassa,

Bokassa, un nom difficile à porter? Quand Guy Bedos pose cette question à Jean-Barthélémy Bokassa, en préambule à l'émission télévisée de Thierry Ardisson (93, rue du faubourg), il ne s'attend pas à la réponse, directe, un rien provocatrice : « si je m'étais appelé Mamadou, croyez-vous que j'aurais été invité ici »?


Bokassa, un nom difficile à porter ? Quand Guy Bedos pose cette question à Jean-Barthélémy Bokassa,

Le Livre.
Ce nom à lui seul soulève bien des questions, parfois de l'indignation, de la suspicion même, voire de la colère. Il s'avère que le vrai se mêle au faux et que trente ans après les événements qui l'ont fait entrer dans l'histoire, l'heure est à la mise au point et au bilan.

La première partie du livre reprend la question de Bedos et y répond en neuf points. L'auteur recense les raisons pour lesquelles son nom a des relents maléfiques. Il décortique la façon dont son grand-père, Jean-Bedel Bokassa, président puis empereur de la Centrafrique (de 1965 à 1977) a exercé le pouvoir. Il analyse les faits, les chiffres, l'enchaînement des événements, les hommes clés, le contexte prégnant.
Puis il pose une nouvelle question : comment se fait-il que ce nom reste aujourd'hui si connu? Car des dictateurs africains, il y en a eu beaucoup : au sortir de l'indépendance, comme le rappelle l'auteur, tous les Chefs d'État africain (sans exception) étaient dictateurs... Et dans le chapitre des horreurs, Bokassa a été très largement surpassé! Jean-Barthélémy Bokassa, là encore, décortique six aspects distincts qui ont contribué à ce que l'Histoire retienne son nom : la « francentrafrique », le sacre, « la dernière opération coloniale de la France », l'affaire des diamants (où l'auteur livre une interprétation inédite des faits). Autre aspect moins connu, il rappelle que son grand-père a tenu à revenir dans son pays pour y être jugé : il a été condamné, emprisonné puis gracié. Il est mort en Centrafrique, libre, dans l’un de ses palais.
Enfin, l'auteur raconte comment lui-même et sa famille ont survécu au putsch qui les a contraint à quitter leur pays natal, comment ils ont trouvé en la Corse, une terre d'accueil.

C’est l’occasion pour l’auteur de rendre un hommage vibrant à la Corse. Jean Barthélémy Bokassa tord le cou à la rumeur selon laquelle les Corses seraient racistes : il est bien placé pour la contredire, la détruire. Il va même jusqu’à donner un « mode d’emploi » aux non corses pour venir en vacances dans l’Ile de Beauté.

L’auteur. Jean-Barthélémy Bokassa ne se veut pas historien. Et c'est en petit-fils qu'il apporte des éclairages nouveaux, en se fondant sur les témoignages de sa famille dont il a été le seul à bénéficier aussi largement. Il pose des questions de fond (y compris celles que personne n'ose lui pose directement), il y répond sans détours. Il fait la part des choses, entre un grand-père homme d'État, et son « papy » dont il aurait « tant aimé qu'il (lui) raconte comment un enfant, l'orphelin qu'il était dès l'âge de 6 ans, est arrivé à se construire une vie aussi fascinante que mystérieuse » (Paris Match – 12 mars 2009). Jean-Barthélémy Bokassa a co-écrit deux autres ouvrages avec Olivier Keravel. Un quatrième livre (humoristique) est prévu pour fin 2009.

Editions Les Portes du Soleil et Respublica, sont des maisons d’éditions de la société Multimed publishing
TITRE : Saga Bokassa
AUTEURS : Jean-Barthélémy Bokassa & Olivier Keravel
Date de parution : Jeudi 30 Avril 2009
Prix : 19 € TTC - 18.01 HT - TVA 5,5%
Format : 150 x 230
Pages : 278
ISBN : 978-2-35808-001-9


pierre aimar
Lundi 4 Mai 2009
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