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Avril à juin, Gilles Mora,Aurore Valade, Nathalie Léger, trois conférences à propos des Identités de femmes, galerie du Conseil Génral, Aix-en-Provence

Des conférences en contrepoint avec l'exposition de la Galerie d'Art du Conseil Général, 21 bis Cours Mirabeau, Aix en Provence.


Au centre aixois des archives départementales, 25 allée de Philadelphie, Aix en Provence, tel 04.42.52.81.90. Entrée libre et gratuite.

Mercredi 15 avril, 18 h 30, Gilles Mora : "Photographie, la disparition du subreptice".

Dans l'exposition de la galerie d'Art du Conseil Général des Bouches du Rhône dont il est le commissaire, Gilles Mora réunit les travaux de deux photographes, Florence Chevalier et Aurore Valade. Ces deux artistes n'ont pas pour visée de "figer subrepticement les traces du réel". Elles rompent avec la tradition documentaire autrefois dominante en France, utilisent l’autofiction et la mise en scène pour éloigner les stéréotypes d’une représentation « furtive » de leur environnement social et culturel.

Né en 1945, Gilles Mora s’intéresse à la photographie dans les années 70, alors qu’il est enseignant aux Etats-Unis. De retour en France, il fonde en 1981 en compagnie de Claude Nori, Denis Roche et Jean-Claude Lemagny les Cahiers de la Photographie dont il est le rédacteur en chef jusqu'en 1991. Auteur de monographies à propos de Walker Evans (Seuil, 1992) Edward Weston (Seuil, 1995), W.E. Smith (Seuil, 1997) il publie en 2008 une Histoire de la photographie américaine (1958-1981). Responsable de collection aux Editions du Seuil depuis 1992, il est directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles de 1999 à 2001. Il a publié deux volumes collectifs à propos de Denis Roche (Seuil, 2000) et de Bernard Plossu (Editions des Deux Terres, 2006). Il est le commissaire de Big City, New York Street Photography, actuellement montrée au Wien Museum, Vienne (Autriche). « La photographie est interminable » est le titre de ses entretiens avec Denis Roche.

Jeudi 14 mai, 18 h 30, Aurore Valade, " Rejouer le réel / La photographie mise en scène et le geste documentaire".

Les photographies d'Aurore Valade ne nous informent pas directement à propos des Intérieurs et des modes de vie d'aujourd'hui. Dans ses images, rien ne se joue : tout est re-joué, re-constitué, re-montré, re-vu et re-présenté. Entre la réalité et son image, la relation n’est pas immédiate : elle implique une mise à distance ainsi qu'une reconstruction, notamment grâce aux techniques de la photographie numérique.

Née en 1981 et vivant aujourd’hui à Marseille, Aurore Valade est une jeune photographe formée à l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux et à l’Ecole Nationale Supérieure de la photographie d’Arles. Remarquée en 2008 lors de l'attribution du Prix de la Fondation HSBC pour la photographie, elle expose en France et à l’étranger : Musée d’Art moderne de Collioure, Galerie Baudoin Lebon à Paris, Gas Art Gallery à Turin, Philips de Pury & Co à New York en 2008, Alternative Gallery à Miami, ICP à New York, BJCEM à Skopje en 2009. Elle a publié en 2008 Grand Miroir aux éditions Actes Sud et Plein Air aux éditions Diaphane.

Jeudi 4 juin, 18 h 30, Nathalie Léger "La ruine du rêve".

Dans L'exposition, récit publié en novembre 2008 chez l'éditeur Pol, Nathalie Léger évoque les tâtonnements et la perplexité d'une narratrice qui tente de saisir à partir d'un recueil de photographies le parcours d'une héroïne du Second Empire, la comtesse de Castiglione autrefois célèbre pour sa beauté, son arrogance, ses éclipses et sa triste déchéance. La comtesse multipliait les déguisements et les séances de pose, se rendit pendant plus de quarante ans et plusieurs fois par semaine chez le photographe Pierre-Louis Pierson. Les images de celle qui fut considérée comme "la plus belle femme du XIX° siècle" peuvent évoquer les multiples travestissements de Cindy Sherman : pour l'essentiel, elles reflètent son insatisfaction, son exil et sa solitude.

Nathalie Léger est directrice adjointe de l'Imec, l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine. Commissaire d'expositions consacrées à Antoine Vitez (Festival d'Avignon,1994) ainsi qu'à L'Auteur et son éditeur (Imec, 1998), elle fut également la responsable, avec Marianne Alphant, au Centre Georges Pompidou des expositions consacrées à Roland Barthes (2002) et Samuel Beckett (2007).
Nathalie Léger a dirigé les cinq volumes des Ecrits sur le théatre d'Antoine Vitez (éd. Pol, 1994-1998). Elle a établi et annoté La préparation du roman, les derniers cours de Roland Barthes au Collège de France édités par le Seuil et l'Imec en 2002. Elle est l'auteur d'un essai : Les Vies silencieuses de Samuel Beckett (éd. Allia 2008).


galerie-alain.paire@wanadoo.fr
Jeudi 9 Avril 2009
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