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Artemisia Gentileschi au Musée Maillol (Paris) du 14 mars au 15 juillet 2012

« L'âme de César dans le corps d'une femme ». Très appréciée à son époque comme l’un des peintres les plus talentueux d’Europe, il a fallu trois siècles pour qu’Artemisia Gentileschi soit à nouveau reconnue et universellement appréciée.


Artemisia Gentileschi, 1593 – 1656, Jael et Sisera
Artemisia Gentileschi, 1593 – 1656, Jael et Sisera
En 1916, l’historien d’art Roberto Longhi disait d’elle : « la seule femme en Italie qui ait su ce que sont la peinture, la couleur, les mélanges et autres notions fondamentales […]».
Le nom d’Artemisia (Rome 1593-Naples 1652/53) a davantage été évoqué à cause de son retentissant procès pour viol, intenté par son père à son collègue Agostino Tassi, que pour ses qualités de peintre. Ce procès marquera profondément sa vie et sa carrière. La puissance de son vocabulaire pictural et son caractère sulfureux ont été récupérés par les mouvements féministes. Toutefois, cette utilisation romanesque a encore différé sa légitimation de grande artiste.
Ce n’est qu’en 1991 que Florence lui consacrera une première exposition à la Casa Buonarroti, suivie par Rome à l’Istituto San Michele. Ces deux expositions ne présentaient que des tableaux intimes. Dix ans plus tard enfin, Rome, New-York et Saint-Louis célèbreront les Gentileschi père et fille mais la section consacrée à Artemisia sera encore une fois sommaire et ne donnera pas une image réelle de toute l’ampleur de son talent.

L’exposition du musée maillol fera découvrir pour la première fois en france les principales étapes de la peinture d’artemisia :
- les débuts à rome, aux côtés de son père
- les années florentines et l’explosion de sa peinture à l’ombre de l’accademia del disegno où elle sera la première femme admise
- les années 1620 à rome, où on la retrouve chef de file des derniers naturalistes, amie des grands maîtres et au service des plus puissants collectionneurs d’europe
- la période napolitaine, qui dure presque un quart de siècle, celle des commandes publiques et de la reconnaissance incontestée au niveau national et international.


Pierre Aimar
Jeudi 27 Octobre 2011
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