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6 février – 18 avril, 3 expositions au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

À partir du 6 février 2010, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole présente quatre nouvelles expositions temporaires de Loris Cecchini, Adrian Schiess, Igor & Svetlana Kopystiansky et Erik Dietman. Parallèlement et tout au long de l’année, une place plus importante sera donnée à la collection permanente avec Consommables, un premier accrochage autour de l’objet. Dans le cadre du développement d’un projet d’attractivité culturelle du territoire, le musée fera également une place à la jeune création avec Local Time I, première présentation d’oeuvres d’artistes basés à Saint-Etienne.


En 2010, une programmation en trois parties :

I. Expositions temporaires
Loris CECCHINI, dotsandloops, Adrian SCHIESS, Igor & Svetlana KOPYSTIANSKY, Erik DIETMAN
II. Place a la collection permanente !
CONSOMMABLES, collections permanentes
III. Attractivite culturelle du territoire
LOCAL LINE I, jeunes créateurs

Vernissage, vendredi 5 février 2010 à 18 heures

Horaires d’ouverture
Du mercredi au lundi de 10h à 18h sans interruption. Fermé le mardi.
Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 25 décembre.
Visites guidées
Mercredi et samedi à 14h30 ; dimanche et jours fériés à 11h, 14h30 et 16h30.
Visites tous les jours à 14h30 pendant les vacances scolaires.
Tarifs
Entrée : 5 € / Tarif réduit : 4 €
Entrée et visite guidée : 6 € / Tarif réduit : 4,50 €
Gratuit -12 ans et pour tous le 1er dimanche du mois.
Programmation culturelle sur www.mam-st-etienne.fr rubrique agenda.

I. EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Loris Cecchini, dotsandloops
Loris Cecchini, né en 1969 en Italie, produit depuis une dizaine d’années une oeuvre multiforme qui mêle
installations, sculptures, dessins, photographies et architecture. Il a déjà été présenté dans de nombreux
musées et centres d’art contemporain en Italie, en France et aux Etats-Unis. Son travail autour de l’objet l’a conduit à le détruire, à l’atomiser, à le déformer puis à utiliser ces fragments pour reconstruire une réalité imagée, imaginaire, voire absurde. Ainsi, il réalise depuis 2005 des éléments architecturaux (Gaps) figuratifs – chaises, fenêtres – ou géométriques qu’il intègre dans l’enduit du mur. La surface ainsi accidentée raconte soudainement une autre histoire. Ailleurs, ce sont les éléments d’un improbable cabinet de curiosités (coquillages, mousses et feuilles séchées, branches ou planche de bois) qu’il présente dans des boîtes empilées de polycarbonate (le matériau utilisé pour faire les verres de lunette). Le jeu de la lumière donne à ces architectures de fortune une préciosité décalée. Plus loin, on rencontre les Monologue Patterns, des petits espaces évoquant une caravane, conçus pour offrir au visiteur un environnement clos, foetal, où il peut s’installer et convoquer son imagination. L’artiste lui propose quelques pistes pour s’évader avec des objets, des motifs, des plantes, des livres… Les oeuvres de Loris Cecchini ce sont aussi des dessins en 3D, des installations précieuses et organiques, des petites mises en scènes où le réel flirte avec le délire, où l’humain côtoie le post-humain.

Exposition co-produite avec le Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci de Prato.
Catalogue, Loris Cecchini, dotsandloops, éd. Skira, 288 pages, italien/français/anglais, textes de Marco Bazzini et Lorand Hegyi.


Adrian Schiess
Après une présentation au centre d’art contemporain du Parvis à Ibos en 2008, au musée national Fernand Léger à Biot en 2009, les oeuvres du peintre conceptuel suisse Adrian Schiess (né en 1959) font une halte au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. Artiste foisonnant, il s’est fait connaître au début des années 1990 par ses Flache Arbeit (oeuvre plate), des panneaux de bois enduits de peinture métallisée monochrome et posés à plat sur le sol. Ces panneaux, conçus comme des fragments, servent, par les jeux de reflets, à montrer le lieu et ce qui s’y passe. Depuis, il a multiplié les supports, les formats, les matières et les techniques pour créer une peinture qu’il dit être « infinie ». Petits formats sur aluminium, aplats épais, tissus, empâtements, explosion de couleurs, impressions jet d’encre sur toile, aquarelles, mais aussi photographies, les travaux d’Adrian Schiess demandent surtout à être expérimentés sensuellement.

Exposition co-produite avec le centre d’art contemporain du Parvis à Ibos et le musée national Fernand Léger à Biot.
Catalogue, français/anglais, textes de Maurice Fréchuret, Lorand Hegyi, entretien Adrian Schiess, 194 pages, 1, 2…4 Editions, 23€.


Igor et Svetlana Kopystiansky
Igor (1954, Ukraine) et Svetlana (1950, Russie) Kopystiansky vivent à New York depuis 1988. Leurs principaux champs d’activité sont la vidéo et la photographie qu’ils pratiquent ensemble ou chacun de leur
côté. Ils réalisent le plus souvent des oeuvres en diptyque mêlant vidéos, photographies, et diaporamas.
Profondément imprégnés du constructivisme et du théâtre d’avant-garde, leurs oeuvres sont avant tout poétiques et ludiques. Les films ne racontent rien, ils montrent, au travers d’une collaboration et de la rencontre de deux regards, du temps et de l’espace matérialisés, avec une économie de moyens remarquables. Leurs oeuvres récentes traitent de la question du temps et présentent une tension entre deux visions et trajectoires qui peuvent difficilement être réunies en un objet unique. Le théâtre et le drame sont mis en scène de façon très simple, servis par des objets du quotidien comme acteurs.
Pour cette première exposition à Saint-Etienne, seront présentées : Incidents (1996-97), des objets
abandonnés poussés par le vent dans les rues de New York ; The Day before Tomorrow (1999), une
installation-diaporama sur deux écrans, sur laquelle (se) passe la vie de tous les jours à SOHO ; Crossroad (2009), une installation vidéo récente avec 4 projections ; et enfin Fog (1999-2000).

Catalogue, co-édition avec la Lisson Gallery, Londres, textes de John Hanhardt et Philippe-Alain Michaud, français/anglais.

Erik Dietman
Treize ans après l’exposition consacrée au travail de sculpteur d’Erik Dietman (1937, Suède-2002, Paris), Sculptor Classicus, le Musée d’Art Moderne rend hommage au travail de dessinateur, d’inventeur de formes spontanées, parfois romantiques et lyriques, souvent morbides, de ce créateur prolifique et généreux. Installé en France à partir de 1959, il côtoie les Nouveaux Réalistes et les artistes de Fluxus sans jamais intégrer un groupe en indépendant forcené (« Deux, c’est déjà une armée » avait-il coutume de dire). Dès 1962 ses Objets pansés / Objets pensés mettent en lumière son travail de détournement verbal, de jeu de correspondances entre une forme et son signe, revisitant avec humour et ironie la tragédie et la fragilité de l’homme. Collages, assemblages et sculptures en bronze se multiplient. Parallèlement à cette production, Erik Dietman ne cesse de dessiner, d’enduire le papier de matière
colorée, aquarelle, encre, taches, et d’éditer des lithographies. Le choix du Musée d’Art Moderne s’est porté essentiellement sur de grands dessins tardifs, des années 1990. Les grandes feuilles de papier sont
hantées par des figures morbides, crânes ou membres désarticulés, chien pendu, figures fantomatiques, fondues dans des paysages de forêt ou mises en évidence sur des fonds neutres. Cette exposition, présentée au Cabinet d’Arts graphiques, regroupe une quarantaine d’oeuvres issues de collections privées et publiques et intègre une partie du fonds important d’oeuvres d’Erik Dietman conservé dans la collection du musée.

Exposition organisée en collaboration avec la Galerie Claudine Papillon (Paris).
Catalogue Editions Silvana, 80 pages, français/anglais, texte de Jeanne Brun, biographie de l’artiste.


pierre aimar
Samedi 19 Décembre 2009
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