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6 au 8 mars, Elles-Alphabet. De Stanislas Cotton. Mise en scène Didier Bernard au Théâtre de Privas


6 au 8 mars, Elles-Alphabet. De Stanislas Cotton. Mise en scène Didier Bernard au Théâtre de Privas
J’ai toujours eu plus d’amies que d’amis… Je ne sais pas pourquoi, sans doute cela tient-il à la part de féminité qui est en moi. Je voulais depuis longtemps rendre hommage aux femmes, ces mystérieuses magnifiques qui me fascinent. En 2005, l’association Ecritures vagabondes m’a invité à résider un mois au Liban et particulièrement à Beyrouth. C’est là, dans cette cité sensuelle, passionnée et fulgurante, où domine la sensation que tout peut arriver, changer de vie, vivre ou disparaître, que l’idée de l’alphabet est née.
« Elles – alphabet », pour décliner ce que je crois savoir des femmes. Pour tenter l’esquisse d’un portrait de leurs conditions dans notre monde chaotique. Avec amour, avec tendresse, avec colère, avec passion et détermination… Dénoncer l’injustice, rapporter des faits, accuser les coupables. Tisser des histoires quotidiennes avec la matière de la langue. Appeler la poésie. Dire enfin que si les femmes sont les égales des hommes, l’égalité aujourd’hui, tire parfois vraiment la gueule.
Stanislas Cotton

ELLES-ALPHABET
De Stanislas Cotton / Mise en scène Didier Bernard
Création 2009 Lardenois et Cie
au Théâtre de Privas

Notes d'intention

A la lecture du texte « Elles-Alphabet », l’auteur nous confronte sans crier gare à la réalité et à la difficulté d’être des femmes. Ouvrant en un théâtre universel, une réflexion politique et sociale sur la condition des femmes. Le projet artistique découle naturellement de cette l’écriture. Il s’agit d’un projet sociétal, inscrit sur tout le territoire ardéchois pour toucher, par le biais du tissu associatif, un public éloigné des pratiques culturelles.
Les participantes viennent de l’ensemble du territoire départemental. Ce projet rassemble un groupe de femmes de tous âges, de toutes origines et de toutes conditions, qui ne se sont, pour la plupart, jamais côtoyées au sein d’une structure culturelle et qui n’ont, pour la majorité d’entre elles, aucune expérience de la scène. Nous poursuivons depuis le début de ces rencontres une recherche artistique sur le fond à partir de ce texte, véritable « matériau pour le théâtre », comme dit Stanislas Cotton.
Comment faire entendre la vie, la vie des femmes plus particulièrement, ici. Comment témoigner de la dureté, de la détresse mais aussi parler du vivant, du sensible, des joies, de l’humour et de la force qui les animent ? Nous travaillons à partir d’un espace vide dans lequel la présence, le corps et la voix des femmes seront mis en valeur. Le traitement est parfois choral pour les scènes mettant en jeu un grand nombre de femmes mais il se décline aussi sous forme de monologues ou de textes dialogués.
J’entends aborder le jeu au plus près de la nature des femmes interprètes qui joueront, en m’attachant à transmettre les émotions, le vide, la fragilité et la force des personnages contenus dans l’écriture. Le spectacle se construit en respectant les rythmes induits par l’écriture, la gravité mais aussi l’humour qui se dégage du sujet et des personnages. Parallèlement, un photographe accompagne le projet depuis décembre 2007. Son travail fait l’objet d’une exposition ouverte au public de façon permanente, de janvier à mars 2009 au Théâtre de Privas. Ces images en noir et blanc témoignent des rencontres et de l’engagement de ses femmes autour du projet artistique.
Didier Bernard


pierre aimar
Jeudi 19 Février 2009
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