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(4) Quelques jours pour découvrir au Québec, Montréal, la plus française des villes des Amériques : Ste-Anne de Bellevue

Quelques jours passés à Montréal permettent de découvrir la plus française des villes des Amériques tout en entrouvrant une lucarne sur les métropoles américaines. Gratte-ciel, centre ancien, centre d'affaires, ville souterraine et commerciale dont les galeries totalisent 32 km de long, ville universitaire de plus de 100 000 étudiants, Quartier Latin (mais si), immensité à l'américaine de la ville (50 km de long), et surtout, un merveilleux accueil.


Sommaire


Montréal, le bout de l'île : Sainte-Anne-de-Bellevue. L’escapade au bout de l’île.

Saint-Anne-de-Bellevue, Québec © Pierre Aimar 2010
Saint-Anne-de-Bellevue, Québec © Pierre Aimar 2010
On nous avait dit « Montréal est une île ». Curieux, ça ne se voit pas pour nous qui vivons sur une île (en Guadeloupe). Alors nous sommes allés voir le bout de l’île : Sainte-Anne de Bellevue, petite station de séjour, là où nous pouvions rencontrer le sentiment de Canada, pays vaste et peuplé de lacs. Nous avions bien choisi.

La nature toute proche

Après la traversée de vastes zones industrielles, d’usines, de centres de retraitements de cartons et de papiers, voici la banlieue, Lachine, Dorval puis Pointe-Claire : peu d’immeubles vite remplacés par des quartiers de maisons à un étage puis des villas entourées de pelouses très rarement clôturées. Tout cela bien à plat, au milieu de bois, de nature, de verdure pas encore bien verte !

De très jolies maisons
Partout des maisons du pays, de tous genres et styles, beaucoup de bois, blanches ou colorées, à doubles vitrages mais sans volets, souvent vastes et isolées du froid comme on voit aux fermes du Jura ou de Savoie, qui doivent pouvoir abriter toutes formes de vie pendant les longs mois d’hiver. Chacun ici semble avoir voulu sa maison différente des autres
Elles ont du chic, du cachet, ces maisons, chacune une personnalité, là un auvent couvert, là une terrasse fermée et pleine de plantes vertes et, à l’image du pays, on les sent accueillantes. Il est vrai que tant de désirs s’expriment parfois au travers d’une maison !
Maison à Ste-Anne-de-Bellevue, Québec © Pierre Aimar 2010
Maison à Ste-Anne-de-Bellevue, Québec © Pierre Aimar 2010

Des campus universitaire aux rivages paisibles de lac poissonneux

Université McGill, campus de Ste-Anne-de-Bellevue © PA 2010
Université McGill, campus de Ste-Anne-de-Bellevue © PA 2010
Surgit à droite un vaste domaine d’arbres et de grosses maisons de briques rouges : Université Mac Gill, Campus Mac Donald. Nous avons vu ce nom et cette université maintes fois au cœur de Montréal. On peut entrer et aller visiter les halls, à la rencontre de l’animation qui règne. Sur les pelouses, les étudiants ont cours, ils jouent au football américain, d’autres courent dans les allées.

Tiens, voilà que la route longe le lac Saint-Louis, d’une jolie berge basse parfois boisée. Elle se situe au plus près du lac ; et voilà Sainte-Anne de Bellevue, petite ville qui s’étire faisant alterner restaurants, bars, cafés. La station de week-end ouvre dès avril. Il fait beau le soleil est chaud et le passant souriant qui vient à notre rencontre nous dit aimer l’endroit. « J’ai là en face un bateau – il désigne l’île Perrot et ses maisons à embarcadère - et je pêche là tout l’été. Le lac est poissonneux, plein de gros poissons, on peut remonter l’écluse et passer dans le lac des Deux- Montagnes juste en dessus. Partout, du poisson. »

Bienvenue au Québec
Et il conclut en ajoutant : « Bienvenue au Québec ».
Cette expression, nous l’aurons entendue et entendue encore, tout au long de notre séjour ; elle traduit sans doute le plaisir des Québécois à accueillir des visiteurs dans leur pays, un pays si vaste, si peu peuplé et où les espaces, les distances demeurent immenses… et les salutations plus amicales !

Pour des rêves d’aventures
Après le pont Galipeault, traversé par route et voie ferrée, à cent mètres, on voit en effet l’autre lac bordé de bois. Ces lacs se rejoignent plus loin, il s’y ajoute le Lac Saint-Laurent, plus bas le Lac Saint-Pierre et tout cela forme le cours du fleuve Saint-Laurent.
Sait-on par ailleurs que le Canada compterait plus de 700 000 lacs dont beaucoup n’ont pas de nom ? 200 d’entre eux sont nommés lac Rond et 300 lacs Long, tant il a été difficile dans les temps passés de trouver un nom à chacun. Ne dit-on pas d’ailleurs en boutade que chaque Québécois a son lac ?
Tout cela forme comme un appel à la découverte, dans ces contrées septentrionales qui offrent une autre forme de vie, et font rêver encore d’aventure.
Jacqueline Aimar, avril 2010


pierre aimar
Samedi 8 Mai 2010
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