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28 mars au 7 juin 09, Gestécrit, Henri Yeru en dialogue avec René Char, Hôtel de Campredon, Maison René Char, Isle sur la Sorgue. [Jacqueline Aimar]

Henri Yeru vit et travaille à Toulon où il s’est installé en 2003. Ce peintre français formé à l’Ecole des Beaux-Arts et à l’Atelier d’Art Sacré Monumental a représenté la France à la Biennale de Venise en 1980 et voit ses œuvres présentées dans de nombreuses institutions culturelles, en France mais aussi à l’étranger, Amsterdam, Lisbonne, Londres, et Rome.


Par cette exposition Gestécrit, Henri Yeru souhaite « écrire à nouveau contre Auschwitz et le silence d’Adorno

participer de l’élan, du sursaut, du triomphe de la vie contre ces temps obscurs. Parvenir ainsi à une parole habitable .»
René Char quant à lui est natif de Isle-sur-la-Sorgue et y a vécu partiellement. Après avoir été un temps apparenté au surréalisme, il mène un combat exemplaire dans la Résistance sous le nom de Capitaine Alexandre. Entre 1928 et 1988, année de sa mort, il publie régulièrement des recueils de poésie, intervenant dans des revues littéraires et développant de grandes amitiés avec les artistes et écrivains contemporains, Braque, Picasso, Staël, Eluard, Camus… Il s’inspire souvent de la terre nourricière, la sorgue, le Ventoux et des lieux parcourus..
Ses œuvres traduites dans une vingtaine de langues font de lui un des plus grands poètes de son temps. Il méritait pour cela un lieu de mémoire : ce bel Hôtel de Campredon est devenu sa maison.
L’Hôtel Donegaï de Campredon, belle demeure du XVIIIe siècle a été édifiée pour une vieille famille de propriétaires terriens ; doté d’une élégante fontaine au fond du jardin, il déploie une belle architecture, lieu favorable à de nombreuses expositions d’art moderne et contemporain.

L’exposition montre un ensemble important de peintures sur toiles, papier et carton, de collages, de sculptures-objets, d’installations et de dossiers. Et si l’on accuse cette peinture d’être abstraite on peut rétorquer qu’elle est « le concret même. Plus exactement : la Pensée dans ce qu’elle a de plus matériel, en ce qu’elle relève du corps, du choc physique. »
Il ne s‘agit pas, par cette exposition de mettre un point final aux interprétations possibles des poèmes de René Char, « mais d’être fidèle à une exaltante alliance des contraires, à l’ouvert, à la lumière, à l’origine, à l’inconnu devant soi, afin de faire advenir une parole libre ».
Il s’agit plutôt de trouver des liens entre les textes des poèmes et la peinture, hors de l’intime du livre, pour entraîner la pensée vers un nouveau plaisir.
Celui d’une nouvelle et troisième lecture.
Jacqueline Aimar

Hôtel de Campredon, Maison René Char
Du 28 mars au 7 juin, 04 90 38 17 41


pierre aimar
Jeudi 21 Mai 2009
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